Juste quelqu’un de bien

Juste quelqu’un de bien

Bérénice a 34 ans. Elle vit à Paris, en colocation avec Juliette, sa meilleure amie, mais aussi dans la même maison que sa mère et sa grand-mère. Célibataire plutôt désespérée, la jeune working-girl enchaîne les relations sans lendemain. Et pour ne rien arranger, voilà qu’elle a le syndrome de la page blanche face à l’écriture de son énième romance historique. Peut-être est-il venu le moment de faire un break et de se poser les bonnes questions ? Peut-être sur son père qu’elle n’a jamais connu, ou sur Aurélien, son coup de cœur d’adolescente que la vie n’arrête pas de mettre sur son chemin…

Voilà une belle romance ! « Juste quelqu’un de bien » est un nouveau coup de cœur, écrit par Angéla Morelli. Il raconte l’histoire d’une trentenaire qui semble n’être tombée qu’une fois amoureuse dans sa vie. D’un garçon qui était à la même fête, qu’elle a recroisé quelques années plus tard en boîte de nuit, puis au détour d’une séance de dédicaces et enfin dans le salon de sa mère, astrologue.

Qu’est-ce qui différencie cette comédie romantique d’une autre ? Eh bien, j’ai trouvé que ce n’était pas « cul-cul la praline », que le récit était plutôt réaliste, que les personnages étaient tous dotés une forte personnalité (et cela comprend Capitaine Haddock, le perroquet de Bérénice) mais aussi d’une grande sensibilité, et que l’histoire posait des interrogations plutôt intéressantes sur la vie. Malgré ses allures de feel good book, « Juste quelqu’un de bien » n’a pas toujours un ton léger et c’est peut-être le côté fouillé qui rend cet ouvrage particulièrement captivant. Une nouvelle pépite à ajouter à sa bibliothèque !

A un pas de dire oui

A un pas de dire oui

A l’aube de son trentième anniversaire et de son prochain mariage, Eve fait le bilan de sa vie : son boulot, ses envies de bébé, et cette fameuse « joyeuse cérémonie » comme elle aime l’appeler et dont elle fait le décompte. Le jour J, alors que la jeune femme monte les marches de la mairie, les flash-backs s’enchaînent sur les mois qui viennent de s’écouler. Ethan est-il « le bon » ? Ne fait-elle pas une grosse connerie ?

Découvert sur le site simplement.pro qui met en contact les maisons d’’auto-édition et les auteurs qui ont recours à ce moyen de publication avec des chroniqueurs, « A un pas de dire oui » est un joli roman qui déborde d’éclats de rire et de guimauve. Le sujet principal : le mariage. Dire « oui » à quelqu’un pour la vie peut angoisser bon nombre de personnes et les questionnements peuvent se multiplier jusqu’au jour des épousailles. Certains iront jusqu’à peser le pour et le contre, à se remettre en question ou pire : mettre les voiles le jour de la cérémonie même. Eve est une femme pétillante, drôle, qui pourrait facilement faire partie de notre cercle d’amis. Et lorsqu’elle s’interroge sur ses projets, on la comprend parfaitement.

Pour son premier roman, Audrey Sarradin s’approche de grands auteurs, à l’instar de Sophie Kinsella. Mélange de comédie romantique et de chick-lit, « A un pas de dire oui » est une chouette histoire qui parlera aussi bien à celles qui viennent de se mettre la bague au doigt qu’aux célibataires. Avec de drôles des citations, du café sous toutes ses formes et un enterrement de jeune fille qui dépote, impossible de ne pas se détendre avec cet ouvrage entre les mains !

Petit guide de l’auto-édition

Petit guide de l’auto-édition

Le « petit guide de l’auto-édition » est un ouvrage que j’avais reçu gracieusement de mon partenaire, les éditions Publishroom, il y a quelques années déjà et sur lequel j’ai enfin pris la peine de me pencher.

Écrit par Boris Foucaud, Jean-Pierre Gérault et Sabrina Grimaldi, il compile conseils pour s’auto-éditer et travaux à réaliser pour atteindre cet objectif. Mais ce n’est pas tout ! Le petit guide fourmille aussi d’informations sur le livre, l’édition et les pratiques de lecture de façon plus générale. Aussi ce dernier démarre avec l’invention de l’écriture, du livre, de l’auteur et de l’imprimerie, avant de se pencher sur l’arrivée d’Internet et des nouvelles technologies qui ont bousculé nos habitudes. L’ouvrage s’attarde également sur la chaîne du livre, en expliquant le rôle et l’importance de chacun pour finalement terminer sur l’autoédition. On apprend de nombreuses choses sur ce marché, les avantages que cela a, et tous les efforts à fournir pour rédiger et diffuser son propre ouvrage. Ainsi, j’ai découvert des exemples de succès auto-édités que je ne soupçonnais pas, mais également l’explosion de l’auto-édition aux Etats-Unis.

Au final, il s’agit d’une lecture très instructive sur l’industrie du livre, que je vous recommande, même si vous n’avez pas l’ambition d’être le nouvel écrivain à la mode.

La chambre des merveilles

La chambre des merveilles

A 12 ans, Louis tombe amoureux pour la première fois. Un sentiment qu’il veut confier à sa mère, Thelma, mais cette dernière s’avère trop préoccupée par son travail. En traversant la rue avec son skate, Louis se fait faucher par un camion. Son pronostic vital est engagé. Tombé dans le coma, Louis n’a plus que quatre semaines devant lui pour voir son état s’améliorer, sinon, les médecins le débrancheront. A la maison, Thelma voit sa propre mère débarquer pour lui tenir compagnie. Dans la chambre de son fils, elle découvre sous le matelas, un carnet appartenant à l’adolescent qui contient sa « liste des merveilles », soit toutes les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie. Pour l’aider peut-être à revenir dans le monde des vivants, Thelma décide d’accomplir les merveilles à sa place et de tout lui raconter. Mais à quarante ans, il peut être parfois difficile de réaliser les rêves d’un ado.

Avant de lire « La chambre des merveilles » de Julien Sandrel, j’en avais entendu énormément de bien, donc je ne m’inquiétais pas trop face à cette lecture. A l’instar de nombreux lecteurs, j’ai été conquise. Louis, comme sa mère, est un personnage attachant. Le récit est un panel d’émotions. La tristesse vis-à-vis de la situation, l’enthousiasme face à la Bucket List, les rires en fonction des défis, tout y passe. Malgré un sujet sombre, l’histoire reste très colorée. Est-ce pour autant que l’on peut dire qu’il s’agit d’un ouvrage pas du tout réaliste ? Pas forcément. Devant de tels drames, chacun a sa manière de réagir. Pour Thelma, il s’agit de vivre la vie de son fils. C’est une manière pour elle d’affronter la gravité de la situation et de se rapprocher de Louis.

En écrivant cet avis, je me suis amusée à jeter un œil aux critiques qu’on pouvait trouver sur le Web et il y en a aussi beaucoup qui le descendent en flèche, qui voient là de la pseudo-littérature, un monde de bisounours, des personnages naïfs, où leur personnalité n’est absolument pas traitée. Là encore, chacun son avis me direz-vous, mais on est en plein dans le feel good book, il ne faut donc pas s’étonner si ça finit bien, si la plupart des personnes sont gentilles et si tout est facilité. C’est ça ce qu’il y a de magique avec les livres comme avec les films : cela n’a pas besoin de coller à la réalité pour nous plaire.

La maison d’hôtes

La maison d’hôtes

Après le décès de son mari dans un accident, Jo-Marie décide de changer radicalement de vie, en reprenant une maison d’hôtes à Cedar Cove. Elle rebaptise cette dernière La Villa Rose. Peu de temps après s’y être installée, elle reçoit ses deux premiers clients : Abby, une ancienne habitante qui vient pour célébrer le mariage de son frère, et Josh, dont le beau-père est gravement malade.  Un trio au lourd passé et qui va devoir s’armer de courage et de patience pour avancer dans la vie.

Debbie Macomber est une auteure qui ne m’est pas inconnue, puisque j’ai déjà lu deux de ses romances de Noël. « La maison d’hôtes » est plutôt un roman « feel good », car on a un personnage principal qui reprend sa vie depuis zéro et qui change du tout au tout. Les trois héros rencontrés dans l’ouvrage ont été abîmés par la vie : Jo-Marie de par le décès de son époux, Josh qui a toujours été mis de côté par son beau-père et Abby, qui a perdu sa meilleure amie dans un accident de voiture dans lequel elle était la conductrice. A cela s’ajoute la ville : Cedar Cove, qui est pour tous un nouveau point de départ, mais qui fait revivre également des souvenirs difficiles.

Tout en finesse et en émotions, Debbie Macomber nous embarque dans un endroit un peu idyllique, qui pourrait faire penser, à ceux qui connaissent, à Stars Hollow dans la série Gilmore Girls. La tristesse laisse peu à peu place au renouveau, à l’espoir et à la paix ; la paix avec soi-même mais aussi la paix avec les autres, les proches, ceux que les personnages ont délaissé. Le roman est rempli de bons sentiments et l’histoire est très prenante. Il fait partie d’une saga intitulée « Retour à Cedar Cove », qui compterait six tomes, si on exclut un préambule d’une quinzaine de pages, qui évoque la rencontre de Jo-Marie avec celui qui est devenu son mari. Merci aux éditions Charleston pour cette chouette lecture !