La nounou barbue

La nounou barbue

Cathy vit en Dordogne avec ses deux enfants, Lucas et Pilou. Coiffeuse de profession, elle a la chance de pouvoir compter sur sa Tante Lulu quand elle manque de temps pour ses bouts de chou. Mais un jour, ladite tante fait une chute et se retrouve immobilisée, les deux chevilles dans le plâtre. Cathy placarde des annonces alors un peu partout pour trouver une nounou. Les candidats ne se bousculent pas vraiment au portillon. Seul Elias, grand gaillard barbu, est disponible. Un profil atypique mais qui pourrait bien faire la différence.

« La nounou barbue » n’est pas le premier roman que je lis d’Aloysius Chabossot. Son premier livre, « Fallait pas l’inviter ! » m’avait beaucoup amusée. Lorsque les éditions Eyrolles m’ont proposé la lecture de ce nouvel ouvrage, je n’ai donc pas hésité !

J’ai d’abord eu peur de lire une histoire réchauffée. J’avais déjà lu une romance où la nounou des enfants était en fait un homme (si vous voulez connaître le titre, il s’agit d’un roman d’Holly Peterson, baptisé sobrement « Le nounou ») et je me demandais si je n’allais pas retrouver les mêmes codes. Finalement, les deux récits n’ont pas grand-chose en commun. Elias s’apparente en effet davantage à un bûcheron qu’à une baby-sitter, mais il semble s’occuper très bien des enfants. Et évidemment, il ne laisse pas Cathy insensible. Cela donne une « romcom » comme on appelle cela dans le jargon : un brin de comédie et un soupçon de romance. La différence se joue sur le personnage d’Elias, bien mystérieux, et qui va attirer de plus en plus notre attention. Et même si on se doute du point final, le passé d’Elias se situe bien loin de ce que le lecteur pouvait imaginer. Une bonne lecture qui détourne un peu la comédie romantique !

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La cerise sur le gâteau

La cerise sur le gâteau

Bernard et Brigitte sont en couple depuis 37 ans. Depuis qu’elle est à la retraite, Brigitte revit. Elle profite de sa nouvelle liberté pour chérir ses petits-enfants et donner de son temps aux personnes âgées. Pour Bernard, c’est une toute autre histoire. La retraite, il y va à reculons. Et il espère bien que durant cette première semaine de « vacances imposées », l’entreprise le rappellera pour lui dire qu’il est indispensable. Bougon hyperactif, le nouveau retraité va devoir trouver de nouvelles occupations, et c’est loin d’être gagné. Heureusement, Brigitte a un nouveau projet en tête qui pourrait leur faire changer complètement de vie. Mais c’était sans compter les devoirs du petit-fils qui allaient semer la pagaille dans la famille…

Rien qu’à la lecture du résumé, je savais que ce nouveau roman d’Aurélie Valognes allait me plaire ! Généralement, les retraités de nos jours se répartissent en deux catégories : ceux qui dépriment et ne savent plus quoi faire, et ceux qui se disent débordés.

J’ai lu tous les romans d’Aurélie Valognes, et dans l’ordre de parution s’il vous plaît ! Mon préféré jusqu’à présent était « Au petit bonheur la chance » que j’ai trouvé drôlement émouvant. Désormais, sur le haut du podium, vous trouverez son dernier, « La cerise sur la gâteau », qui m’a encore plus plu ! J’ai apprécié le côté ronchon de Bernard, sa façon d’éviter sa femme, de se créer un agenda. J’ai apprécié leur semaine passée avec les petits-enfants et le nouvel engouement du papy pour l’écologie. Il y a de nombreuses situations amusantes, mais aussi des phrases remplies de bon sens. L’écriture est agréable et l’on voit que l’auteure tient à nous montrer que chacun peut faire quelque chose de bien pour la planète. Enfin, j’ai été agréablement surprise par les remerciements qui nous permettent d’en savoir plus sur la vie d’Aurélie Valognes.

Lisez ce roman si vous avez un coup de mou, si vous préparez votre retraite ou si vous avez tout simplement envie de passer un bon roman, vous ne le regretterez pas !

« A 35 ans, on n’a le temps de rien, à 65, on a du temps, mais encore faut-il savoir quoi en faire… »

Une évidence

Une évidence

Reine mène une existence ordinaire avec son fils, Noé, âgé de 17 ans. A leurs côtés, il y a Paul, l’ami de toujours, mais aussi le collaborateur de Reine au sein de l’agence de communication. Mais le quotidien va vite tourner au vinaigre. Un jour, Reine obtient un énorme projet dont l’entreprise est basée à St-Malo. Sur place, elle rencontre Pâcome, un homme séduisant qui ne la laisse pas insensible et Nicolas, son associé. Son associé qui était aussi son premier amour…

Je termine mon résumé avec des points de suspension car je pense que je vous en ai déjà trop dit ! « Une évidence » est le dernier roman d’Agnès Martin-Lugand, et vous verrez sur mon blog que les chroniques sur cette auteure ne manquent pas. Depuis que je la connais, je ne rate aucun de ses livres, et je n’ai jamais été déçue jusqu’à présent. « Une évidence » n’échappe pas à la règle. La 4e de couverture ne nous donne pas beaucoup d’indices quant à l’histoire si ce n’est qu’un énorme secret va bousculer la vie de Reine. Le décor est planté en grande partie à Saint-Malo, une ville que je connais un petit peu et que j’apprécie énormément. Sur place, il y a une ambiance particulière et je reste toujours béate devant les remparts.

L’histoire de ce nouvel ouvrage oscille entre la romance et le drame. D’un côté, nous avons une mère et un adolescent soudés, dont la relation pourrait faire envie à bon nombre de parents. De l’autre, nous avons un passé plutôt trouble, avec une relation qui ne s’est pas terminée comme elle devrait. La plume d’Agnès Martin-Lugand m’embarque toujours. Tous les personnages ont un petit côté fragile, sensible, et l’on passe du sourire à la mélancolie en un claquement de doigt. Quant à ceux qui souhaiteraient approfondir leur lecture, je ne peux que les inciter à lire « Ces Messieurs de Saint-Malo » de Bernard Simiot. Ce livre est en fait le premier tome de « La Saga des Carbec ». Il est cité à plusieurs reprises dans le récit et y a toute son importance.

L’amour n’a pas d’âge

L’amour n’a pas d’âge

Après s’être cassée le col du fémur, Colette est inscrite dans un EPHAD pour rassurer notamment sa famille. Mais cette étape de vie marque le début de la fin. Dans cet établissement, les premiers jours pour Colette sont difficiles. Loin de sa famille, elle se sent seule, ne se rapproche pas des autres et manque d’appétit. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur Jean, un homme de son âge qui lui semble familier. Après discussion, il s’avère qu’il est le frère d’une de ses amies d’enfance, Ginette. Ensemble, ils refont le monde et se racontent leurs souvenirs. Une amitié qui va rapidement se transformer en une jolie histoire d’amour.

Comme le souligne si bien le personnage principal : atterrir dans un EPHAD nous fait nous rapprocher de la mort, et il s’avère difficile de franchir le cap. Ce qui arrive moins souvent, c’est de vivre une histoire d’amour dans ce type de structure, et c’est ce qui attend Colette. Le titre de la bande dessinée, « L’amour n’a pas d’âge » résume plutôt bien la chose. Thibaut Lambert, l’auteur, ne nous réserve pas de grande surprise quant au scénario, et pourtant, quelle histoire mignonne j’ai envie de dire !! Cette BD aux accents de chronique sociale, ne tombe pas dans le cliché. On y voit la personne âgée dans toute sa splendeur, à travers les différents pensionnaires de l’EPHAD. Et si le récit semble réaliste, ce n’est pas dû au hasard : Thibaut Lambert s’est glissé dans la peau d’une personne du troisième âge et s’est inspiré de témoignages pour faire ses bulles. L’histoire est drôle, belle, touchante et pleine d’émotions. Les illustrations sont colorées et l’album, agréable à feuilleter. Une jolie comédie bienveillante.

Rob

Rob

Clunch est le geek par excellence. Il passe ses journées à glander sur le canapé devant la télévision ou à s’amuser à des jeux vidéo. Travailler ? Hors de question ! Même à la maison, Clunch fait le strict minimum, quitte à voir la poussière s’accumuler et manger des plats préparés. Et puis un jour, c’en devient trop. Le garçon décide d’aller acheter un robot domestique chez « DomoBot ». Il opte pour le modèle le plus sophistiqué et le nomme Rob. De retour chez lui, il arme ce dernier d’un plumeau et d’un tablier. Entre les deux personnages, une drôle d’amitié va se créer.

Offert dans le Journal de Spirou, « Rob » est une nouvelle saga humoristique, plutôt destinée aux adolescents et aux adultes. Le premier tome, intitulé « Niveau 1 : Bêta-test » nous fait faire connaissance avec Clunch et Rob, son robot. Tout, mais absolument tout les oppose. Et pour se retrouver sur la même longueur d’ondes, notre petit geek va refaire toute la culture de l’androïde, à commencer par l’installer devant des émissions de télé-réalité ou en lui faisant découvrir le goût des chips. C’est ainsi que Rob va de plus en plus ressembler… à un humain paresseux ! Cela donne de superbes gags et des histoires plutôt amusantes. Scénarisé et illustré par James et Boris Mirroir, cette première bande dessinée s’avère une réussite !