Le secret le plus sombre

maison dans la nuit

Le secret le plus sombre

Dans la famille Lattimore, il y a David, le mari absent qui travaille à plusieurs centaines de kilomètres durant la semaine ; Eve, le pilier de la maison, qui gère absolument tout ; Melissa, l’adolescente en pleine crise ; et Tyler qui souffre d’une maladie rare appelée « Les enfants de la Lune ». En clair : la moindre exposition au soleil peut lui être fatale ; il est donc confiné 95% du temps. Mais comme toute famille qui se respecte, elle a ses secrets. Et le dernier en date pèse lourd sur la conscience de celle qui dirige la maison d’une main de fer.

Merci tout d’abord aux éditions Charleston pour m’avoir fait découvrir ce livre. Je ne connaissais absolument pas l’auteure, Carla Buckley, et à la vue du résumé, il m’a semblé que « Le secret le plus sombre » avait tout l’air d’un bon thriller.

Malgré quelques lenteurs dans le récit, c’est effectivement le cas. Sur plus de 400 pages, le lecteur fait connaissance avec les membres de la famille, mais aussi le voisinage qui, au fur et à mesure de l’histoire, revêt toute son importance. Pour moi, impossible de vous raconter ce qui se passe au risque de détruire votre lecture mais sachez que l’on y rencontre un amour extrêmement fort, celui qui rend invincible, celui qui nous met en danger, celui pour lequel on est prêt à tout.

Le suspense n’arrive que tardivement, certes, mais l’histoire est tout de même bien menée. On a beau connaître le fin mot de l’histoire dès le départ, l’écrivaine n’hésite pas à nous faire douter à de multiples reprises. Preuve qu’elle sait manier sa plume à la perfection.

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Le livre que je ne voulais pas écrire

chaussures bleues

Le livre que je ne voulais pas écrire

Erwan Larher adore le rock, et surtout les Eagles of Death Metal. L’écrivain a appris que le groupe passerait prochainement au Bataclan, alors forcément, il s’est offert sa place. Mais le 13 novembre 2015, ce concert qui devait s’avérer un pur plaisir s’est transformé en cauchemar, lorsque des terroristes ont pénétré dans la salle. Cette nuit-là, les attentats font 130 morts et 413 blessés. Erwan fait partie des vivants. Il s’est pris une balle dans les fesses et s’en est miraculeusement sorti. Au fil des mois, ses proches l’ont poussé à témoigner, à écrire un ouvrage pour raconter ce qu’il a vu, ce qu’il a vécu. Alors, l’auteur s’est attelé à la tâche et cela a donné « Le livre que je ne voulais pas écrire ».

Merci aux éditions J’ai Lu de m’avoir proposé à la lecture « Le livre que je ne voulais pas écrire » d’Erwan Larher et de me l’avoir fait dédicacer par l’auteur. Ce fut une lecture assez particulière. Lorsque l’on démarre le livre, on se rend compte véritablement que l’auteur n’a pas envie de l’écrire, qu’il est soumis à la pression de son entourage. Il raconte ce qu’il a vécu, mais aussi la façon dont ses proches ont passé la soirée. Le fait de ne pas avoir de nouvelles d’Erwan, de ne pas savoir s’il est en vie car il n’a pas son téléphone portable, la manière dont ses amis et sa famille ont appris que des attentats se déroulaient à Paris, sans compter le tourbillon de sentiments par lequel chacun passe au cours de la soirée. C’est un peu comme un roman choral. Le récit est aussi un peu décousu. J’ai d’abord trouvé ça dérangeant dans ma lecture et puis je me suis dit que c’était normal qu’il le soit, qu’il était normal au vu des événements racontés par l’auteur.

Je sais bien que ça ne se fait pas de comparer ce genre de livres car chacun a son histoire, chacun a vécu la tragédie à sa manière. Cependant, si vous avez envie de lire un témoignage sur les attentats de novembre 2015, je vous conseillerai davantage « Nos 14 novembre » d’Aurélie Silvestre et « Vous n’aurez pas ma haine » d’Antoine Leiris, qui m’ont beaucoup plus bouleversée.

Le M-Tiss

café littéraire metz

Le M-Tiss

bar du m-tiss

Le M-Tiss

Le M-TISS est un café littéraire, situé à Metz, en Moselle, non loin de la Place St-Louis. Ouvert le 14 juillet 2018, il est tenu par Jean Dib Ndour, qui est aussi comédien, et auteur de romans et de récits.

Que peut-on faire au café littéraire ? Boire un verre, un café bien entendu, savourer une planche de charcuteries à la mémoire de certains auteurs (la Planche Verlaine avec du fromage, la Planche Rabelais avec de la charcuterie ou la Planche Léopold Sédar Senghor qui est un mixte des deux) , et admirer l’endroit, à la fois confortable et chaleureux. Le lieu regorge en effet d’objets chinés et de meubles vintage. Anciennes machines à écrire, vieux appareils photo, tableaux, le café-littéraire est unique en son genre !

café littéraire metz

Le M-Tiss

Jean Dib Ndour organise également des rencontres culturelles.  Au programme : des conférences, des lectures à voix haute, des rencontres d’auteurs, des concerts et même des dictées mensuelles, qui ravissent les petits comme les grands !

Et comme tout café littéraire qui se respecte, le M-TISS possède une petite bibliothèque où il est possible de troquer l’un de ses livres contre un autre. Ne repartez pas sans un marque-page de la maison avec une petite citation en prime !

« Le bonheur c’est comme le parfum, on le porte sur soi pour le faire respirer aux autres. »

Les gens heureux lisent et boivent du café

femme sur la plage

Les gens heureux lisent et boivent du café

Diane a perdu son mari et sa petite fille dans un tragique accident de voiture. Depuis, elle ne sort plus, ne voit plus personne, et a même délégué à son meilleur ami la gestion de son café-librairie « Les gens heureux lisent et boivent du café ». Pour ne pas sombrer totalement, la jeune femme décide de plier bagage pour quelques mois, destination l’Irlande, un pays que son amoureux rêvait de visiter. Sur place, Diane opte pour un village tranquille. Mais dès son arrivée, les voisins lui tombent dessus, voyant en elle une nouvelle amie. Ce qui n’est pas au goût d’Edward, le propriétaire du cottage juste à côté.

Point de surprise pour moi en lisant l’adaptation du roman d’Agnès Martin-Lugand en bande dessinée par Véronique Grisseaux et Cécile Bidault, puisque j’ai lu l’ouvrage il y a quelques années. C’était déjà un régal à l’époque, et ce le fut une nouvelle fois en images !

A la relecture bullesque des « Gens heureux lisent et boivent du café », j’ai cependant trouvé que les premières conversations entre Edward et Diane étaient très superficielles ; elles me semblaient beaucoup plus profondes dans le roman. Pour le reste, rien à redire. Les illustrations montrent avec justesse le chagrin de la jeune femme et l’enthousiasme de ses nouveaux amis irlandais.

Je suis curieuse de voir s’il y aura un second volume, étant donné qu’Agnès Martin-Lugand avait écrit une suite, intitulée « La vie est facile, ne t’inquiète pas ».

Avez-vous lu les classiques de la littérature ?

pile à lire

Avez-vous lu les classiques de la littérature ?

« Au bonheur des dames », « Les liaisons dangereuses », « Le malade imaginaire », nous avons tous au moins lu un classique de la littérature lorsque nous étions à l’école. Une fois adulte, nous nous classons en deux catégories : ceux qui continuent à lire des classiques pour le plaisir ou la culture générale ; et ceux qui ont totalement abandonné. Heureusement, Soledad et Pascal Frey ont pensé à tout, en réalisant une bande dessinée intitulée « Avez-vous lu les classiques de la littérature ? ». Ce recueil contient vingt grands classiques résumés en quelques pages bullesques humoristiques et audacieuses. Au programme : Proust, Victor Hugo, Molière ou encore Flaubert. Une première page résume l’oeuvre et donne quelques indications sur l’auteur ; les suivantes résument en images le contenu du roman, souvent de manière désopilante.

La BD de Soledad Bravi et Pascal Frey pourra donner des idées de lecture à ceux qui ont envie de découvrir des classiques. Pour ma part, j’ai bien envie de lire « Chéri » de Colette du coup. Elle vous amusera aussi si vous avez lu certaines des œuvres décrites, tant le résumé est drôle et farfelu. Les textes m’ont un peu fait penser à la série « Bref. » de Kyan Khojandi. Et puis c’est indéniable : j’aime beaucoup les illustrations de Soledad !