Un vent de cendres

femme, les pieds dans l'eau d'un lac

Un vent de cendres

Cette année, Camille et son frère Malo décident de faire les vendanges pour se faire un peu d’argent. Avec d’autres personnes, ils vont passer quelques jours au domaine de Vaux. Celui-ci est tenu par Octave et Andreas. Si le premier ose se montrer aux nouveaux arrivants malgré ses cicatrices et sa jambe boiteuse, le second préfère garder la chambre. Il faut dire qu’un malheur s’est abattu sur eux il y a des années. Alors qu’ils revenaient d’un mariage, Octave et Andreas ont eu un grave accident de voiture. La femme d’Andreas, Laure, est décédée sur le coup. Depuis, les deux hommes broient du noir. Mais lorsqu’ils voient Camille débarquer sur leurs terres, c’est la stupéfaction. Cette femme ressemble trait pour trait à Laure, ce qui va raviver des souvenirs douloureux. Les jours passent et Octave semble s’éprendre de la jeune femme, ce qui n’est pas du goût de Malo qui a un mauvais pressentiment. Une angoisse qui ne va pas le lâcher…

Sandrine Colette nous dévoile avec « Un vent de cendres » un second roman à la hauteur de son premier bébé, « Des nœuds d’acier ». Ce premier thriller, qui m’avait été vivement conseillé, ne m’avait point déçue, bien au contraire, j’avais adoré. Dans « Un vent de cendres », on retrouve un duo effroyable mais sur d’autres terres, et dans un autre contexte. Dès le départ, nous savons que l’accident qui a coûté la vie à Laure, a laissé des traces chez les deux protagonistes et que quelque chose de grave est sur le point d’arriver. Mais nous ne savons ni quand, ni comment.

Si le suspense est nettement moins présent dans ce second opus, le scénario reste bien mené et nous conforte dans l’idée que Sandrine Colette est en passe de devenir une grande auteure de polar. Elle qui a reçu le Grand prix de la littérature policière en 2013, devrait à nouveau faire sensation avec cette nouvelle histoire qui se déroule dans les vignes, où le malaise et l’angoisse sont omniprésents.

Des noeuds d’acier

cabane

Des nœuds d’acier

Avril 2001 : Théo, la quarantaine, sort de prison. La liberté est enfin à sa portée. Après un détour pour rendre « visite » à son frère, l’ancien détenu prend la route et tombe sur une chambre d’hôtes plus ou moins hostile. Souhaitant se reposer loin de son quotidien, il s’y installe pour quelques jours et en profite pour se balader dans les environs. Au cours d’une promenade, il tombe sur une ferme isolée, et un vieillard. Théo ne le sait pas encore, mais il s’apprête à vivre son pire cauchemar. Enfermé dans une cave, il va être à la merci de propriétaires peu commodes…

« Des nœuds d’acier » de Sandrine Collette ne figurait pas dans « mon programme » de lecture, et pourtant… Suite à une conversation très argumentée, je me suis empressée de le lire et je n’ai pas été déçue. « Des nœuds d’acier » est un thriller haletant, qui a la taille qu’il faut, avec une bonne dose de suspense, et qui vous fait froid dans le dos. Un huit clos dans une vallée éloignée qui ravira les fans du genre et qui démontre que l’esclavage peut être encore d’actualité. Car, malgré toute la bonne volonté de Théo et son côté « dur à cuire », on pourrait penser que la situation pourrait se dénouer rapidement. Mais c’est sans compter sur la cruauté des bourreaux. Un très bon premier roman pour Sandrine Collette. A quand le deuxième ?!