Khalil

Khalil

13 novembre 2015 : Tandis que les Bleus rencontrent amicalement l’Allemagne au Stade France, des terrasses parisiennes et la salle du Bataclan sont prises d’assaut par des terroristes. Dans la foule, se trouve Khalil. Il est dans le métro, une ceinture d’explosifs autour de la taille et attend le bon moment pour passer à l’acte. Seulement, tout ne va pas se passer comme prévu.

Avec « Khalil », Yasmina Khadra signe un nouveau roman pour la rentrée littéraire. Et comme bon nombre de ses écrits, l’auteur est en plein dans l’actualité. Cette fois-ci, il s’intéresse aux attentats de Paris, en se mettant dans la peau de l’un des djihadistes. Le lecteur découvre alors le parcours de cet homme qui a décidé de devenir un kamikaze. Qui est sa famille ? Quelles sont ses fréquentations ? Comment s’est-il radicalisé ? On se rend compte dans un premier temps que Khalil vient du fameux quartier de Molenbeek, puis qu’il n’a pas que des mauvais amis. Enfin, pour ne pas dévoiler toute l’histoire, une raison importante pourrait justement le dégoûter du terrorisme. Et pourtant, Khalil fonce tête baissée, pensant sauver le monde, faire le bien. S’il est impossible de s’imaginer à sa place, Yasmina Khadra maîtrise le sujet à la perfection. Il a beau déranger, il reste juste dans ses propos, montrant ici que la folie de cet homme lui semble tout simplement banale.

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La vie est belle et drôle à la fois

porte rouge

La vie est belle et drôle à la fois

Léna n’est pas une grande fan des fêtes de Noël et pourtant, sa mère vient de la convoquer elle et son frère à passer la fin de l’année dans la maison de son enfance, à Vallenot, dans les Alpes de Haute-Provence. Mais arrivée sur place, pas de maman. Seul un petit message leur demandant de décorer et de préparer le 25 décembre en compagnie de la Mamie. Mais chez Léna, les fêtes de famille ont le don de faire ressortir les secrets les plus enfouis, ceux que l’on voudrait oublier. Mais qui sait ? Les révélations de cette année pourraient bien changer la donne.

Merci aux éditions Charleston pour m’avoir fait parvenir « La vie est belle et drôle à la fois » de Clarisse Sabard. C’est le second roman que je lis de cette auteure, après « La plage de la mariée » pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur.

L’ouvrage est la dernière romance de Noël que je lis pour cette année. Je m’étais préparée une pile à lire pour le mois de décembre avec uniquement ou presque des livres de ce genre, afin de me préparer à ma manière à fêter Noël. Je peux vous dire que je me suis régalée pendant ces 23 derniers jours. A aucun moment, je ne suis tombée sur un livre pompeux qui me donnait envie de passer au suivant. Mais revenons à « La vie est belle et drôle à la fois ». Ici, l’histoire d’amour n’est pas au premier plan, ce sont les secrets de famille qui prennent toute la place. Si Léna n’apprécie guère Noël, il y a bien une raison : le décès de son grand-père à la même époque, lorsqu’elle était petite, et dont elle se sent responsable. Ajoutez à cela une vie plutôt solitaire malgré un job plaisant et une famille légèrement déchirée avec un père qui multiplie les conquêtes. On a déjà vu mieux comme vie. Et pourtant, ce Noël-ci va être l’occasion de poser les choses à plat. D’abord, entre le frère de Léna et sa femme, dont le couple est au bord de la rupture. Puis, entre Léna et son premier coup de cœur qu’elle revoit après bien des années. Enfin, entre Léna et sa mère qui a disparu mystérieusement. L’ensemble donne une histoire forte sur les liens intergénérationnels.  Une belle comédie familiale à savourer en hiver et à accompagner pourquoi pas d’un lait de poule !

Sur ma liste

noël

Sur ma liste

Clara est originaire du Danemark, le pays où il fait bon vivre. Aujourd’hui, la jeune femme n’est plus sédentaire, et pose sa valise là où le vent la porte. C’est ainsi qu’elle atterrit dans le village anglais de Yulethorpe, une bourgade où le dernier magasin s’apprête à mettre la clé sous la porte. Et à l’approche des fêtes de Noël, fermer le magasin de jouets, c’est inhumain pour Clara. Alors que la propriétaire prépare ses valises pour faire une pause en Espagne, la jeune Danoise propose à celle-ci de s’occuper de la boutique. Petit à petit, Clara transforme les lieux et redonne à l’endroit la magie d’autrefois.

Je poursuis mes chroniques de romances de Noël avec « Sur ma liste » de Rosie Blake, paru dans la collection LJ des éditions J’ai Lu, que l’on m’a fait parvenir. Ce livre s’apparente davantage à une comédie de Noël qu’à une romance ; l’histoire d’amour est en effet très très secondaire dans cet ouvrage. Nous sommes plus dans le feel good book. Lorsque Clara reprend sous son aile le magasin de jouets de Yulethorpe, c’est toute la vie du village qui est transformée. Clara décore avec goût tous les endroits dans lesquels elle met les pieds, anime les vitrines du magasin et crée même un atelier où les enfants peuvent peindre les jouets qu’ils souhaitent. Les habitants sont ravis et les enfants en prennent plein les yeux. Seule ombre au tableau : le fils de la propriétaire, qui débarque de Londres et qui voit sous un mauvais œil celle qu’il perçoit comme une arriviste.

J’ai bien apprécié ma lecture hivernale ! Ce roman, qui nous plonge dans l’envers du décor d’un magasin de jouets, réveille tout simplement l’enfant qui sommeille en nous. A l’instar de Clara, on a à notre tour envie de décorer à tour de bras, d’observer le train électrique qui fait son cheminement, ou de serrer dans nos bras l’un des nombreux ours en peluche. Une histoire cosy, qui met également en avant le hygge, l’art de vivre à la danoise, que l’héroïne développe et transmet pleinement au quotidien.

 

Comment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire

femme avec sapin

Comment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire

A 38 ans, Emily a beau être épanouie dans son travail et avoir des colocataires géniaux en plein cœur de Londres, elle reste une femme stressée. La cause ? Evan, le voisin, qui écoute la musique à fond et qui fait beaucoup, beaucoup de bruit la nuit avec ses partenaires d’un soir… Mais peu importe, à l’approche des fêtes de Noël, Emily s’apprête à rejoindre l’Écosse, et par la même occasion, sa famille, pour leur présenter Robert, son petit-ami. Mais au dernier moment, le rêve se transforme en cauchemar et l’homme de ses rêves prend la poudre d’escampette.  Bien décidée à ne pas se rendre seule dans sa famille, Emily va devoir faire appel à son cher voisin pour sauver les meubles.

Avec « Comment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire » Joanna Bolouri signe sans aucun doute l’une des meilleures comédies romantiques de Noël.  Si le personnage d’Emily fait énormément penser à celui de Bridget Jones, il n’a rien à envier à cette dernière. Le scénario a beau être rodé, il ne se passe pas une page sans que l’on esquisse un sourire. Et si l’histoire reste plutôt banale et déjà vue, elle reste un régal à l’approche des fêtes. Entre le voisin insupportable qui se transforme en gendre idéal, les colocataires qui décident du jour au lendemain de se mettre en couple et la famille complètement déjantée d’Emily, le cocktail est savamment dosé pour passer un doux moment en attendant le Père Noël !

Amour, djihad et RTT

Amour, djihad et RTT

A l’heure où le monde est sous la menace constante du terrorisme, Marc Dubuisson a décidé de s’en servir comme toile de fond dans sa bande dessinée intitulée « Amour, djihad et RTT ». Une appellation assez comique qui résume bien le contenu de l’ouvrage, à savoir l’histoire d’un employé d’une grosse entreprise, qui décide du jour au lendemain de se radicaliser. Kowalsky s’est documenté sur le sujet grâce à des vidéos sur Internet et veut désormais faire sauter la boîte. A moins que l’on ne réponde à ses revendications.

J’étais très sceptique lorsque j’ai ouvert la bande dessinée « Amour, djihad et RTT ». Je me suis : « Voilà un titre à rallonge qui promet un humour de bas étage ». J’avais entièrement faux ! Je me suis bien poilée en lisant l’ouvrage de Marc Dubuisson, qui mêle à la perfection la vie en entreprise et le djihadisme. Comment ne pas rire lorsque les employées demandent si les heures passées en tant qu’otages peuvent devenir des heures de RTT, ou lorsque le seul musulman de la boîte est sollicité pour aider Kowalsky à monter sa ceinture qui fera tout péter ?! Le m’enfoutisme de l’ensemble du personnel face à ce nouveau radicalisé est juste tordant. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas ri comme ça en lisant des bulles !