Une évidence

Une évidence

Reine mène une existence ordinaire avec son fils, Noé, âgé de 17 ans. A leurs côtés, il y a Paul, l’ami de toujours, mais aussi le collaborateur de Reine au sein de l’agence de communication. Mais le quotidien va vite tourner au vinaigre. Un jour, Reine obtient un énorme projet dont l’entreprise est basée à St-Malo. Sur place, elle rencontre Pâcome, un homme séduisant qui ne la laisse pas insensible et Nicolas, son associé. Son associé qui était aussi son premier amour…

Je termine mon résumé avec des points de suspension car je pense que je vous en ai déjà trop dit ! « Une évidence » est le dernier roman d’Agnès Martin-Lugand, et vous verrez sur mon blog que les chroniques sur cette auteure ne manquent pas. Depuis que je la connais, je ne rate aucun de ses livres, et je n’ai jamais été déçue jusqu’à présent. « Une évidence » n’échappe pas à la règle. La 4e de couverture ne nous donne pas beaucoup d’indices quant à l’histoire si ce n’est qu’un énorme secret va bousculer la vie de Reine. Le décor est planté en grande partie à Saint-Malo, une ville que je connais un petit peu et que j’apprécie énormément. Sur place, il y a une ambiance particulière et je reste toujours béate devant les remparts.

L’histoire de ce nouvel ouvrage oscille entre la romance et le drame. D’un côté, nous avons une mère et un adolescent soudés, dont la relation pourrait faire envie à bon nombre de parents. De l’autre, nous avons un passé plutôt trouble, avec une relation qui ne s’est pas terminée comme elle devrait. La plume d’Agnès Martin-Lugand m’embarque toujours. Tous les personnages ont un petit côté fragile, sensible, et l’on passe du sourire à la mélancolie en un claquement de doigt. Quant à ceux qui souhaiteraient approfondir leur lecture, je ne peux que les inciter à lire « Ces Messieurs de Saint-Malo » de Bernard Simiot. Ce livre est en fait le premier tome de « La Saga des Carbec ». Il est cité à plusieurs reprises dans le récit et y a toute son importance.

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L’amour n’a pas d’âge

L’amour n’a pas d’âge

Après s’être cassée le col du fémur, Colette est inscrite dans un EPHAD pour rassurer notamment sa famille. Mais cette étape de vie marque le début de la fin. Dans cet établissement, les premiers jours pour Colette sont difficiles. Loin de sa famille, elle se sent seule, ne se rapproche pas des autres et manque d’appétit. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur Jean, un homme de son âge qui lui semble familier. Après discussion, il s’avère qu’il est le frère d’une de ses amies d’enfance, Ginette. Ensemble, ils refont le monde et se racontent leurs souvenirs. Une amitié qui va rapidement se transformer en une jolie histoire d’amour.

Comme le souligne si bien le personnage principal : atterrir dans un EPHAD nous fait nous rapprocher de la mort, et il s’avère difficile de franchir le cap. Ce qui arrive moins souvent, c’est de vivre une histoire d’amour dans ce type de structure, et c’est ce qui attend Colette. Le titre de la bande dessinée, « L’amour n’a pas d’âge » résume plutôt bien la chose. Thibaut Lambert, l’auteur, ne nous réserve pas de grande surprise quant au scénario, et pourtant, quelle histoire mignonne j’ai envie de dire !! Cette BD aux accents de chronique sociale, ne tombe pas dans le cliché. On y voit la personne âgée dans toute sa splendeur, à travers les différents pensionnaires de l’EPHAD. Et si le récit semble réaliste, ce n’est pas dû au hasard : Thibaut Lambert s’est glissé dans la peau d’une personne du troisième âge et s’est inspiré de témoignages pour faire ses bulles. L’histoire est drôle, belle, touchante et pleine d’émotions. Les illustrations sont colorées et l’album, agréable à feuilleter. Une jolie comédie bienveillante.

Rob

Rob

Clunch est le geek par excellence. Il passe ses journées à glander sur le canapé devant la télévision ou à s’amuser à des jeux vidéo. Travailler ? Hors de question ! Même à la maison, Clunch fait le strict minimum, quitte à voir la poussière s’accumuler et manger des plats préparés. Et puis un jour, c’en devient trop. Le garçon décide d’aller acheter un robot domestique chez « DomoBot ». Il opte pour le modèle le plus sophistiqué et le nomme Rob. De retour chez lui, il arme ce dernier d’un plumeau et d’un tablier. Entre les deux personnages, une drôle d’amitié va se créer.

Offert dans le Journal de Spirou, « Rob » est une nouvelle saga humoristique, plutôt destinée aux adolescents et aux adultes. Le premier tome, intitulé « Niveau 1 : Bêta-test » nous fait faire connaissance avec Clunch et Rob, son robot. Tout, mais absolument tout les oppose. Et pour se retrouver sur la même longueur d’ondes, notre petit geek va refaire toute la culture de l’androïde, à commencer par l’installer devant des émissions de télé-réalité ou en lui faisant découvrir le goût des chips. C’est ainsi que Rob va de plus en plus ressembler… à un humain paresseux ! Cela donne de superbes gags et des histoires plutôt amusantes. Scénarisé et illustré par James et Boris Mirroir, cette première bande dessinée s’avère une réussite !

Le livre de l’Ikigai

Le livre de l’Ikigai

L’île d’Okinawa au Japon est surnommée l’île aux centenaires. Sur place, les habitants vivent plus longtemps et souffrent beaucoup moins de maladies chroniques. La cause ? Ils cultivent leur Ikigai, un état qui leur a permis de trouver un sens à la vie et d’être heureux.

Dans cet ouvrage, Bettina Lemke nous apprend à travailler notre Ikigai. On peut traduire ce dernier de la façon suivante : iki par « vivre » et gai par « raison, sens, valeur ». L’Ikigai désigne à la fois le sens de la vie, ce pour quoi la vie mérite d’être vécue, le sentiment qui nous dit que ça vaut la peine qu’on se lève le matin, le bonheur de faire des choses pour le pur bonheur de les faire. Grosso-modo, nous pouvons résumer cela à quatre catégories :

  • Les choses que nous aimons faire ;
  • Nos points forts, nos compétences ;
  • Les choses pour lesquelles nous sommes/pourrions être rémunérées ;
  • Les choses dont le monde a besoin.

L’auteure nous invite à découvrir cet art de vivre, en revenant sur la théorie bien sûr, mais aussi en nous faisant réaliser plusieurs exercices. Plusieurs listes attendent donc le lecteur : ce qui nous passionne, nos rêves d’enfant, nos modèles, nos meilleures décisions, etc. A cela s’ajoutent des exercices de respiration, ainsi qu’une liste de gratitudes que l’on peut adopter quotidiennement ou de façon moins régulière. En clair, déterminer trois choses qui ont fait que notre journée/semaine ait été belle.

Je remercie grandement les éditions J’ai Lu pour m’avoir permis de lire cet ouvrage. J’avoue, je l’ai lu d’une traite, sans faire les exercices mentionnés, histoire de me concentrer sur la théorie. Je laisse ce livre de côté pour m’atteler prochainement aux passages qu’il me faudra remplir. Qui plus est, je suis actuellement des ateliers de développement personnel et le « Le livre de l’Ikigai » rentre complètement dans mon programme !

Détox

Détox

Mathias est un homme qui vit à 100 à l’heure. Directeur général d’une société en pleine expansion, il ne compte pas ses heures. Son médecin et sa femme ont beau lui dire de mettre la pédale douce, Mathias ne l’entend pas de cette oreille. Avec ses deux téléphones en poche et ses nombreux rendez-vous, il voit à peine la lumière du jour. S’il semble pourtant être un mari comblé, père de deux enfants, Mathias a pourtant une liaison avec son assistante, Victoria. Et puis un jour, tout dérape. La jeune femme décède d’un AVC. Après l’enterrement, Mathias prend la voiture, traverse la France pour s’inscrire à un stage de détox.

« Détox » a été écrit et illustré par Antonin Gallo et Jim. Ce dernier est connu pour avoir notamment écrit et illustré « Un petit livre oublié sur un banc » ou encore « Une nuit à Rome ». Cette nouvelle bande dessinée, qui est en fait un premier volume, est en plein dans l’actualité, puisqu’elle traite de notre société ultra connectée. On y retrouve bien entendu notre addiction au portable, mais aussi le surmenage et le burn-out au travail. Pour en parler, Jim a créé un personnage principal à la fois bourru et attachant. Mathias est un grand patron, surmené, et qui, pour ne rien arranger à sa santé, fume comme un pompier et est à deux doigts d’un arrêt cardiaque. Cette BD m’a beaucoup fait penser à une série qui s’intitule « Le jour où le bus est reparti sans elle » de Beka, Cosson et Marko, où là aussi, l’héroïne met les voiles pour réaliser un stage de développement personnel.

Toute la bande dessinée se situe dans des tons gris-orangés et donne une véritable touche artistique à l’album. Alors faites comme Mathias : durant votre lecture, éteignez votre téléphone portable et profitez de l’instant. Apprenez à vous déconnecter du quotidien, ne serait-ce que quand vous rentrez chez vous le soir. Prenez du temps pour vous et vos proches. Oubliez les écrans.