Celui d’après

Celui d’après

Jean et Anna forment le couple parfait. Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont amoureux et ont la vie devant eux. D’ailleurs, ils ont décidé de rendre cela encore plus officiel en se mariant. Mais à quelques semaines de se passer la bague au doigt, Jean meurt dans un accident. Pour Anna, tout s’effondre ; la vie n’a plus de sens. D’abord enfermée chez elle, Anna coupe ensuite les ponts avec ses proches, le temps de se retourner. Mais la jeune femme ne parvient pas à faire son deuil. Pis, elle se met en tête de trouver le sosie de Jean.

Un grand merci aux éditions Charleston qui m’ont fait parvenir « Celui d’après » de Jessica Cymerman. Cela faisait un petit moment que ce titre était dans ma wish-list et lorsqu’il fut enfin entre mes mains, je n’ai pas pu m’empêcher de le dévorer. Dès le départ, je me suis identifiée à Anna, au point de verser quelques larmes. Et puis les trente premières pages passées, je n’ai plus réussi à me projeter dans le personnage, tant sa quête du sosie parfait me semblait tout bonnement impensable. Anna a d’abord recours aux sites de rencontres avant de se laisser tenter par des services d’escort boy. Loin de vouloir simplement s’accorder du bon temps, Anna façonne les hommes pour les faire ressembler le plus possible à son ex-fiancé. Avec eux, elle tente de revivre les premiers émois qu’elle a connus avec Jean. C’est drôle, fou, original mais triste aussi. Si les situations prêtent à sourire, elles démontrent aussi toute la détresse de la jeune femme. Une jeune femme amoureuse, passionnée, qui ne parvient pas à faire son deuil, et qui donne un récit à la fois insolite et touchant.

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Histoire(s) de femmes

Histoire(s) de femmes

Histoire(s) de femmes et une bande dessinée qui évoque 150 ans de lutte pour la liberté et les droits des femmes. Ecrite et illustrée par Martha Breen et Jenny Jordahl, elle relate le féminisme, mais aussi les nombreux combats que les femmes ont dû mener pour acquérir le statut qu’elles ont aujourd’hui.

L’histoire démarre en 1840, avec le tout premier rassemblement : le congrès antiesclavagiste en Angleterre, durant lequel il a été dit que les femmes ne peuvent participer aux réunions politiques. S’en suivent la lutte des femmes contre l’esclavage, la naissance des groupes féministes, le droit de vote et le droit des femmes de disposer librement de leur corps. La BD évoque aussi d’autres événements tout aussi importants, comme :

  • La martyre iranienne en la personne de Fatemeh Baraghâni, qui prônait pour l’égalité des sexes et qui fut condamnée à mort ;
  • L’amour libre pour les personnes de même sexe ;
  • Le combat de Malala, devenue Prix Nobel de la Paix.

Pour chaque cause, le lecteur découvre des personnages emblématiques, à l’instar d’Olympe de Gouges, qui a rédigé la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, ou d’Harriet Tubman qui aida des milliers d’esclaves à échapper à leur sort.

Les couleurs des illustrations varient en fonction des chapitres et permettent de mieux nous repérer à travers l’Histoire des femmes. Celle-ci pourrait d’ailleurs être aisément développée en plusieurs tomes. Cette bande dessinée m’a permis de m’instruire et d’approfondir mes connaissances. Des sujets m’ont bien entendu intéressée plus que d’autres, mais dans l’ensemble, l’ouvrage reste percutant. Il reste encore de nombreux combats à mener pour que la femme devienne l’égale de l’homme, dans des pays beaucoup plus que d’autres ; on avance doucement mais sûrement.

L’erreur

L’erreur

Sasha a toujours voulu être maman. Mais le chemin pour le devenir est long et laborieux. Après deux fausses couches, la jeune femme est enfin enceinte. La grossesse se déroule à merveille. Mais le jour de l’accouchement, tout ne se passe pas comme prévu. Une césarienne est pratiquée en urgence. A son réveil, l’enfant qu’on lui amène n’est pas le sien, Sasha en est certaine. Mais personne ne croit la nouvelle maman. Infirmières, médecins tentent de la convaincre et de la faire taire. Même son mari et son père s’y mettent. Seule Bec, son amie de toujours la croit.

Véritable thriller psychologique, « L’erreur » nous embarque au sein d’une maternité où le silence est pesant. N’écoutant que son instinct de mère, Sasha est persuadée que Toby n’est pas SON bébé. Pourtant, le personnel médical comme son époux n’en démordent pas et lient les propos de la jeune femme à un stress post-naissance. Qui dit vrai ? Qui dit faux ? Toby est-il son enfant ? Et dans le cas contraire, où est son bébé ? L’erreur était-elle volontaire ou simplement humaine ? Susi Fox trimbale le lecteur de la chambre à la nursery, tout en resituant le contexte grâce à des chapitres remontant plusieurs années avant les faits. On découvre ainsi le passé de Sasha, sa difficulté et son envie d’avoir un bébé, mais aussi le décès tragique de sa mère, lié entre autres à une maladie mentale. De quoi nous donner du fil à retordre pour avoir le fin mot de l’histoire. Un roman prenant mais sans doute à éviter si vous attendez un enfant !

La grande course de Flanagan

La grande course de Flanagan

Printemps 1931 : Douglas Fairbanks donne le départ de la Trans-America dans le stade de Los Angeles, une course à pied organisé par Charles C. Flanagan. 2000 athlètes dont 121 femmes, venus des quatre coins du monde y participent. Objectif : atteindre New York, après avoir parcouru 5063 km, à raison de 80 km par jour ; un pari fou. Le contexte est particulier : l’Amérique vient de subir de plein fouet la crise de 1929. Cette course de Titans permet de faire connaissance avec des sportifs pas comme les autres : Mike Morgan, Hugh McPhail, Doc Dole, Peter Thurleigh, mais aussi Kate Sheridan et quelques jeunes allemands, issus des jeunesses hitlériennes. Chaque jour, ces personnages dépassent leurs limites, bien déterminés à terminer ce marathon hors normes.

Tom McNab s’est inspiré d’une course ayant réellement existé pour écrire « La grande course de Flanagan ». Cette épopée sportive fut, à sa sortie, un best-seller, et a été depuis traduit dans une quinzaine de langues. Il s’agit d’une véritable aventure humaine dans laquelle nous embarque l’écrivain. A travers Las Vegas, les Rocheuses, New York, par -20 degrés et par temps de canicule, nous suivons des coureurs sur des chemins périlleux. Bien que concurrents, ces derniers n’hésitent pas à s’entraider dans les pires moments, desquels vont naître de belles amitiés. On y découvre ainsi la force que peut avoir le mental sur notre corps. Malgré quelques longueurs, « La grande course de Flanagan » reste un roman d’aventure fabuleux qui vous fera voir les marathons sous un angle inédit.

Garde tout, surtout les gosses !

Garde tout, surtout les gosses !

Florence et Denis forment le couple idéal. Ils ont une maison à tomber, trois enfants et une belle carrière professionnelle. D’ailleurs, ils aimeraient bien faire évoluer cette dernière. Et puis, entre eux, ce n’est pas si rose que ça. La solution après 20 ans de mariage ? Le divorce ! Le problème, c’est la garde des enfants. Ni l’un, ni l’autre n’a envie d’avoir trois ados insupportables à charge. Ne réussissant pas à se mettre d’accord, le juge remet la décision aux enfants. A eux de choisir avec quel parent ils souhaiteraient vivre. Les adultes sont prêts à tout pour ne pas les avoir auprès d’eux. La guerre des clans est lancée !

Le pitch vous dit quelque chose ? Normal ! Le roman « Garde tout, surtout les gosses ! » a été adapté au cinéma il y a quelques années déjà, sous le titre « Papa ou Maman ». Au casting, on y trouvait Laurent Lafitte de la Comédie Française, mais aussi Marina Foïs. Les deux acteurs ont d’ailleurs réitéré pour un second volet, qui avait plutôt bien marché. Mais à l’origine, on parle bel et bien d’un livre, celui de Guillaume Clicquot. Une comédie déjantée, où les parents se comportent comme des sales gosses pour ne pas avoir à faire face à leur plus grand devoir. Et vous savez quoi ? Je me suis beaucoup plus poilée avec l’ouvrage ! La situation a beau être grave, les actions restent hilarantes. Il faut dire que les personnages principaux donnent du fil à retordre et ne manquent pas d’imagination. Au-delà de la comédie, l’auteur nous donne à réfléchir en matière d’éducation. Ou comme joindre l’utile à l’agréable.