Sujet inconnu

Sujet inconnu

C’est l’histoire d’une enfant. Une fille unique, solitaire, qui n’a pour seul ami Sam, son doudou en peluche. « Sujet inconnu », c’est le récit d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, qui sait qu’elle ne veut pas rester vivre dans le Grand Est, qui a vécu une adolescence compliquée, avec plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Elle nous raconte ses premiers pas en tant qu’adulte : la location de son premier appartement, la rencontre de cet homme qui lui fait tourner la tête, le cancer qui ronge sa mère, bref la vie quoi !

Après « Bianca » et « Hope », Loulou Robert, ex-mannequin, signe là son troisième roman. Brut de décoffrage, « Sujet inconnu » est un roman initiatique, qui nous embarque dans le quotidien d’une jeune femme qui préserve son identité. Point de fioritures dans l’écriture. Les phrases sont courtes, concises. Le ton est franc. L’auteure ne ménage rien. Comme dans ses précédents ouvrages, les personnages imaginés par Loulou Robert sont écorchés ; aucun d’eux n’est parfait. Quant à l’histoire d’amour vécue par l’héroïne, elle va vite se révéler décevante. Le prince charmant se transforme peu à peu en un homme sombre et violent, bien désolant pour celle qui espérait vivre une belle romance.

J’ai eu le plaisir de découvrir ce nouvel ouvrage dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire sur Price Minister Rakuten. #MRL2018

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Hope

femme nue new york

Hope

« Hope », c’est la suite du premier roman de Loulou Robert intitulé « Bianca ». On y retrouve notre héroïne, sortie des Primevères, la clinique psychiatrique, en train de déménager avec son père pour New York. Inscrite au lycée sur place, Bianca n’est à première vue pas vraiment conquise par la Grosse Pomme.  Après une fugue et un emménagement rapide dans un taudis en compagnie de colocataires tous plus spéciaux les uns que les autres, l’adolescente tombe amoureuse de son professeur et découvre les joies –et les malheurs- du métier de mannequin. Une vie entre rêves et désillusions se dessine petit à petit.

Ce second roman de Loulou Robert dépeint un New York où l’on n’a guère envie de mettre les pieds. L’auteur décrit la ville comme un paradis obscur et l’héroïne doit y affronter ses fantômes. Si le lycée l’ennuie, le mannequinat lui fait les yeux doux. Bianca est confrontée à des agents véreux, des photographes peu scrupuleux et des filles toutes plus jalouses les unes que les autres. Qu’il est dur de se frayer une place sur le podium. Heureusement, l’adolescente peut compter sur ses rares amis que sont Billy, le gardien de nuit, et le chanteur du métro.

Si vous avez aimé « Bianca », le premier ouvrage et que vous vous êtes pris d’affection pour le personnage principal, vous accrocherez forcément à « Hope ». J’aime beaucoup l’écriture de Loulou Robert qui oscille entre le parler et l’écrit. Les dialogues sont peu nombreux, contrairement aux descriptions, mais cela donne un certain dynamisme au récit. Et même si l’histoire ne relève pas du strass et des paillettes, elle démontre que même quand tout va mal, il reste toujours de l’espoir.

Bianca

deux filles au bord d'un muret

Bianca

Bianca a voulu mourir. A 16 ans, elle a décidé de s’ouvrir les veines, mais a raté son coup. L’adolescente est alors admise en unité psychiatrique pour une durée d’un an. Une année durant laquelle elle va nous raconter son quotidien et l’intérieur de ladite unité. Entourée de médecins, d’infirmières et de quelques amis, Bianca survit mais ne semble pas aller mieux pour autant.

Pourquoi j’ai décidé de lire « Bianca » ? On pourrait me poser la question, étant donné qu’il s’agit d’un premier roman. Par curiosité ! Car, figurez-vous que Loulou Robert, l’auteure, est la fille du journaliste Denis Robert (l’homme qui a entre autres dévoilé l’affaire Clearstream), journaliste que j’ai eu l’opportunité d’avoir en tant que prof durant six mois pendant mes études. Et puisqu’on en est dans les anecdotes, j’étais également avec sa sœur, en cours, Nina. Bref ! Donc, ça, c’est dans un premier temps.

Puis, l’histoire semblait plaisante, ça aussi, ça m’a décidé à le lire ! Et j’ai beaucoup aimé ! Le personnage principal qu’est Bianca est naturel ; c’est un peu une pierre brute. Elle ne mâche pas ses mots, elle ne se laisse pas faire et elle s’avère très mûre pour son âge. A 16 ans, elle donne en effet l’impression d’avoir tout vécu, le pire surtout. L’adolescente est aussi une excellente observatrice. Elle sait parfaitement cerner les gens qui l’entourent. A travers ses descriptions, on s’imagine parfaitement à ses côtés dans cette unité psychiatrique pleine d’âmes en peine, où les ados ne sont parfois que l’ombre d’eux-mêmes. Mais c’est également une unité pleine de vie, où Bianca, malgré sa pseudo-dépression, reste solaire. Un excellent premier ouvrage, qui ne fait que souligner à quel point l’adolescence reste une période difficile.