Danser au bord de l’abîme

jolie femme

Danser au bord de l’abîme

Emma a la quarantaine, elle est mariée, heureuse en amour et est la mère de trois enfants. Et puis un jour, dans une brasserie, elle croise le regard d’un homme qui ne la laisse pas de marbre. Le coup de foudre est réciproque. Emma ne se voit pas mentir à sa famille, ni rendre son mari cocu, aussi, elle décide de mettre les voiles pour rejoindre celui qui fait battre son cœur à la chamade.

« Danser au bord de l’abîme » a fait énormément de bruit sur la toile avant même sa parution en librairie. De nombreux blogueurs vantaient en effet le dernier Grégoire Delacourt. Malgré un résumé assez minimaliste disons-le, j’ai voulu me laisser tenter, ayant beaucoup aimé certains de ses livres (mais pas tous) ! Finalement, le nouvel ouvrage a été une belle claque ! Grégoire Delacourt y parle beaucoup d’amour (dans tous les sens du terme) avec une poésie de dingue… Je ne sais pas combien de fois durant ma lecture j’ai été charmée par la plume de l’auteur pour évoquer des choses banales du quotidien avec tellement de lyrisme. L’histoire n’est pourtant pas simple. En premier lieu, on a affaire à une femme qui prend une décision qui va à jamais changer sa vie et sa relation avec ses enfants pour quelqu’un qu’elle connait à peine. Et puis dans un second temps, le récit prend une tournure complètement inattendue ; deux drames auxquels on ne s’attend pas et qui vont une nouvelle fois faire basculer la vie d’Emma. Même si ce n’est pas très gai, je vous recommande chaudement « Danser au bord de l’abîme », qui, à mon sens, est le meilleur roman à ce jour de Grégoire Delacourt.
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La première chose qu’on regarde

une femme de dos portant une robe rouge

La première chose qu’on regarde

Arthur Dreyfuss est garagiste. Alors qu’il est peinard chez lui en train de regarder sa série favorite, on sonne à la porte. Stupeur, il s’agit de Scarlett Johansson. Arthur Dreyfuss a du mal à y croire. Que fait cette actrice mondialement connue dans un village paumé ? Pourquoi vient-elle le voir lui ? Et puis Arthur découvre la vérité. Il ne s’agit pas vraiment de Scarlett, bien qu’elle lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Non elle, c’est Jeanine, sosie malgré elle. Peu importe, Arthur la prend sous son aile et en tombe amoureux. Ensemble, ils vont partager pendant quelques jours seulement des bons moments, parfois intimes, et aussi gruger les médias et les badauds un peu trop curieux.

J’avais beaucoup aimé « La liste de mes envies » de Grégoire Delacourt, donc forcément, j’avais envie de découvrir son nouveau roman « La première chose qu’on regarde », et je n’ai pas été déçue. Ici, le quotidien d’Arthur est balayé par une véritable tornade qui répond au nom de Jeanine. Alors bien sûr, quand on lit la 4e de couverture, on se dit « Scarlett ? Sérieusement ? C’est de la SF alors…ou bien c’est sans queue ni tête ». En lisant les deux premiers chapitres, j’étais assez dubitative car ils ne faisaient que résumer ce qui était dit au dos du livre. Et puis finalement, j’ai été prise dans l’histoire. Elle n’est pas banale certes, mais elle parle d’amour, de ce que peut apporter l’autre, mais aussi du mal-être, de la solitude, des sentiments que l’on ressent tous un jour ou l’autre. Tout comme pour « La liste de mes envies », Grégoire Delacourt arrive à évoquer de façon assez simple les aléas du quotidien. L’écriture n’est pas originale et je pense que nombre de gens s’ennuieraient en lisant ce récit mais, il a un je-ne-sais-quoi qui fait qu’on aime bien ses histoires. Ça ne s’explique pas.

La liste de mes envies

des bobines de fil à coudre

La liste de mes envies

Il y a eu beaucoup de bruit autour de « La liste de mes envies », de Grégoire Delacourt : un roman au top des ventes ; des lecteurs déçus par une histoire qui leur semble assez pauvre au final ; des blogueurs enthousiastes… A première vue, je n’avais pas trop envie de lire ce roman. Pourquoi ? Parce qu’un bouquin bien vendu ne veut pas forcément dire qu’il est bon. C’est comme un blockbuster au cinéma : plein de tickets achetés ne signifient pas que le film est bien, seulement que le bouche-à-oreille et la promotion ont fonctionné.  Et puis ces derniers temps, à chaque fois que j’ai lu un roman bien classé, j’ai été déçue, alors forcément, j’appréhende.
Je me suis laissée tenter finalement par « La liste de mes envies » malgré les critiques de mon entourage. C’est l’histoire de Jocelyne, mariée à Jocelyn, et mercière à Arras, dans le Nord. Elle mène une petite vie tranquille, vit de sa passion, récolte un franc succès de par son blog. Son mariage, lui, a un peu battu de l’aile. Elle a deux grands enfants. Elle aurait dû en avoir trois, mais le destin en a fait autrement. Elle n’est pas mince  mais apprécie tout de même sa taille. Son père est malade ; il perd la mémoire toutes les six minutes. Et puis un jour, ses copines l’incitent à jouer au Loto. Jocelyne choisit des chiffres sans grande conviction…et décroche finalement le jackpot.

La lecture est assez facile, les pages peu nombreuses, et l’histoire qui nous est racontée pourrait être celle de n’importe qui. On se prend d’affection pour Jocelyne, même si on ne comprend pas toujours ses choix. Comme tout blogueur, on aimerait rencontrer la même folie sur la toile. Et comme bon nombre de personnes, on adorerait gagner le gros lot. Alors bien sûr, dans ce roman, on en apprend aussi davantage sur le fonctionnement de la Française des Jeux, et ce que des millions d’euros peuvent engendrer dans une vie. La fin est surprenante et la lecture finalement plaisante.