Lettres à l’ado que j’ai été

Lettres à l’ado que j’ai été

« Lettres à l’ado que j’ai été » rassemble 28 lettres de personnalités, dans lesquelles ces dernières écrivent à leur moi adolescent. Conseils, confidences, les personnes essayent de les rassurer avec bienveillance, sans trop en dire non plus, sous peine de voir le futur chamboulé.

Voici la liste des auteurs ayant participé à la rédaction de l’ouvrage, sous la direction de Jack Parker : Dedo, Titiou Lecoq, Rokhaya Diallo, Adrien Ménielle, Florence Porcel, Navie, Sophie Riche, FloBer, Océanerosemarie, Marion Seclin, Anne-Sophie Girard, Boulet, Ovidie, Sophie-Marie Larrouy, Patrick Baud, Bérengère Krief, ioudgine, Julien Ménielle, Mirion Malle, Thomas Hercouët, Laurent Bastide, Marine Baousson, Nicolas Berno, Diglee, Gabrielle Deydier, Lucien Maine, Nadia Daam. Autant vous dire que personnellement dans le lot, il y a cinq noms qui me parlent, le reste m’est totalement inconnu !

Qu’est-ce que j’en ai pensé ? J’ai trouvé ce livre vraiment très intéressant, le fait de porter un regard sur l’adolescent qu’on a été. On se rend compte que presque dans tous les cas, il y a un cruel manque de confiance en soi, de la dévalorisation. Certains ont même été victimes de harcèlement à l’école. Enfin, les adolescents se posent énormément de questions quant à leur avenir, et surtout en ce qui concerne leur vie privée : vont-ils finir leur vie avec quelqu’un ? Avec la personne dont ils sont amoureux au lycée ? Et leur travail, leur plaira-t-il ?

Ce qui est drôle, c’est que beaucoup de lettres font référence au film « Retour vers le futur » et que même si ce n’est que fictif, nombreux sont les auteurs à rester évasifs, à vouloir un peu maintenir le suspense quant à la vie qui les attend. Et une fois le livre terminé vous savez quoi ? On a envie à notre tour de prendre la plume histoire de dire quelques mots au moi qu’on était il y a 15 ans de cela.

On ne naît pas grosse

On ne nait pas grosse

Ceci est un livre qui dénonce la grossophobie. La grosso-quoi ? La grossophobie. Traduisez : la peur des gros. Si j’ouvre mon moteur de recherche et que je me rends sur Wikipédia, je peux même vous dire qu’il s’agit de « l’ensemble des attitudes et des comportements hostiles qui stigmatisent et discriminent les personnes grosses, en surpoids ou obèses ».

Dans son ouvrage « On ne naît pas grosse », Gabrielle Deydier, 150 kg pour 1m53, retrace sa propre histoire, tout en menant une enquête sur l’obésité, et plus particulièrement celle que l’on appelle l’obésité morbide. A 37 ans, la fondatrice du webzine « Ginette le mag » revient sur son passé, sur son adolescence durant laquelle elle se faisait humilier, ou encore sur sa difficulté à trouver un emploi à cause de son poids. Elle évoque la honte, la façon dont certains médecins l’ont reçue, parfois comme un vulgaire morceau de viande ou quelqu’un qui n’est pas humain. « On ne naît pas grosse » est aussi l’occasion pour Gabrielle Deydier de partir à la rencontre d’autres obèses qui témoignent de leur quotidien ou des chirurgies bariatriques qui ont été réalisée sur eux, parfois sans grand succès.

J’ai eu envie de lire ce documentaire suite à l’interview de Gabrielle Deydier dans l’émission Quotidien de Yann Barthès. C’est un livre coup de poing pour ceux qui ont un IMC normal. C’est un ouvrage qui dénonce une chirurgie esthétique abusive (et un véritable business par la même occasion), mais aussi un phénomène méconnu que sont les fat admirers (traduisez : les fétichistes des femmes obèses). En bref, un document sur lequel tout le monde devrait mettre son nez !