Une vie sans fin

Une vie sans fin

« La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158 857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde – davantage si vous lisez lentement. » Ainsi commence la 4e couverture du roman de Frédéric Beigbeder, « Une vie sans fin ».

Dans cet ouvrage, Frédéric, animateur vedette, se met en quête de l’immortalité. Il veut vivre longtemps, plusieurs centaines d’années si possible. A maintenant 52 ans, il a envie de se remettre en question. Autour de lui, nombreux sont les copains à avoir poussé leur dernier souffle.  Alors Frédéric a décidé de prendre les choses en main, en allant à la rencontre de spécialistes censés nous aider à devenir immortels. Du Docteur Saldmann au professeur Stylianos Antonarakis, en passant par le docteur Yosi Buganim à Jérusalem, l’animateur, accompagné de sa fille, fait le tour du monde pour trouver des solutions.

Qu’on se le dise : Frédéric Beigbeder fait partie de mes auteurs fétiches (oui, encore un !) Après avoir lu son dernier roman, « Oona & Salinger », j’attendais impatiemment qu’il se remette à l’écriture. Avec « Une vie sans fin », on retrouve l’écrivain qu’on a toujours connu : celui qui a l’art de la prose, qui nous fait rire de par son sens de la répartie et qui nous éclaire par son savoir. Je le trouve toujours aussi sympathique, franc et drôle. Il saute parfois du coq à l’âne pour dire le fond de sa pensée et c’est sûrement l’un des rares à faire ça dans ses romans. Si vous n’avez jamais lu un livre de l’auteur, je vous conseille de commencer par le plus grand de ses succès, à savoir « 99 francs » qui est une satire de l’univers de la publicité.

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Oona & Salinger

femme heureuse

Oona & Salinger

A New York, en 1940, un écrivain du nom de Jerry Salinger se lance dans le monde du travail et cherche à faire connaître ses écrits. Un soir, il fait la rencontre d’Oona, la fille du grand dramaturge, Eugène O’Neill. Elle a 15 ans, lui, 21 et Jerry tombe éperdument amoureux. Leur relation ne démarre que l’été suivant, alors que la 2nde Guerre Mondiale fait rage. En 1942, Salinger est appelé au front pour combattre en Europe. Epris d’Oona, il demande à cette dernière de l’attendre. Mais la jeune femme qui rêve avant tout de devenir actrice ne semble pas être de cet avis, et s’en va à Hollywood. Au final, Salinger deviendra un grand auteur en revenant de la Guerre, tandis qu’Oona épousera l’un des acteurs-réalisateurs les plus connus du cinéma américain : Charlie Chaplin.

Frédéric Beigbeder fait partie de mes auteurs favoris. J’ai presque lu tous ses romans (pour être exacte, il ne m’en manque plus qu’un qui est dans ma PAL heureusement). Alors lorsque j’ai appris que pour la rentrée littéraire de 2014 Frédéric Beigbeder faisait son come-back, j’ai commencé à m’intéresser à son nouveau roman. Sur le coup, le résumé m’a laissée perplexe. Je ne connais pas Oona, et en ce qui concerne Salinger, j’ai bien essayé de lire « L’attrape-cœur » mais je ne suis pas allée très loin dans ma lecture. Mais bon, je me suis dit « Tentons quand même ». Et puis je l’ai vu au Livre sur La Place, à Nancy. J’ai assisté à une rencontre durant laquelle il évoquait justement son dernier ouvrage, « Oona & Salinger ». Lorsque l’interview s’est achevée, je n’avais qu’une envie : lire le roman. C’est simple, Frédéric Beigbeder l’a bien vendu.

J’ai apprécié ma lecture pour plusieurs raisons : tout d’abord pour l’auteur et donc le style d’écriture, ensuite pour l’histoire d’amour (oui, c’est comme ça on n’y changera rien, les filles aiment les histoires d’amour !), mais aussi parce que l’histoire en question se finit mal (suis-je une sadique pour aimer parfois quand il n’y a pas de happy end ?), et enfin parce que c’était instructif. Oui, je ne connaissais rien de la vie de Salinger ou d’Oona. J’ai découvert le personnage de Chaplin sous un nouvel angle (et pas forcément le bon, celui que tout le monde adule), mais aussi les Etats-Unis en pleine guerre. Et enfin (oui encore un point), j’ai l’impression que c’est le roman de la maturité pour Frédéric Beigbeder. Ce dernier nous a confié que Salinger était son écrivain préféré, et cela se ressent dans le récit. D’ailleurs, l’auteur n’hésite pas à l’évoquer lui-même dans son roman et à parler de sa quête pour retrouver des morceaux de la vie de Salinger. Ce roman, Frédéric Beigbeder a mis plusieurs années pour l’écrire et je ne peux qu’avouer qu’il est d’une très grande qualité.

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Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Du 12 au 14 septembre, Nancy organisait pour la 36e année consécutive sa manifestation littéraire « Le Livre sur la place ». Un événement incontournable pour les passionnés de littérature puisqu’il s’agit du premier salon national de la rentrée littéraire. L’occasion de découvrir les nouveaux romans qui ont déboulé sur le marché du livre, d’aller à la rencontre des éditeurs, auteurs et libraires, et de faire de belles rencontres.

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Pour ma part, il s’agissait de mon tout premier « Livre sur la place ». La découverte a commencé le vendredi 12 septembre avec l’enregistrement de l’émission radiophonique « Le masque et la plume », mais je reviendrai sur cet épisode dans un autre billet. Je vais me concentrer sur le samedi 13 septembre, une journée riche en émotions qui m’a convaincue d’y retourner l’année prochaine.

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

La journée a commencé sous le chapiteau, sous lequel des dizaines et des dizaines de stands étaient installés. Premier défi proposé par le Crédit Mutuel : deviner le nombre de livres que contient leur immense boîte en verre. Je tente le coup, sait-on jamais, il y a tout de même 600€ de bons d’achat en librairie à la clé. Et puis je me laisse porter au gré des tables. Je vois « en vrai » des auteurs dont j’ai entendu parler, que j’ai parfois lus, Yasmina Khadra, Katherine Pancol, Elise Fisher, Charlotte Valandrey, ou encore Riad Sattouf. Les auteurs adressent un petit mot à leurs fans, tandis que les illustrateurs peaufinent des dessins uniques.

De mon côté, je suis rapidement comblée. Je prends des photos, je vais à la rencontre de Samantha Bailly, l’écrivaine de « Ce qui nous lie » ; je lui dis que j’ai adoré son livre. Je me laisse tenter par un de ses nouveaux ouvrages, « A pile ou face », un roman Young Adult, qu’elle me dédicace (ma toute première dédicace d’auteur, un grand moment !) Nous échangeons encore quelques mots ; elle s’avère très accessible et sympathique.

Tatiana de Rosnay

Quelques mètres plus loin, nouveau coup de bol : Tatiana de Rosnay vient de s’installer à son stand et il n’y a pas encore foule. Je m’empresse de rejoindre la file d’attente ; c’est une de mes auteures favorites. Je lui dis que j’ai tout lu d’elle, elle me répond : « Poursuivez sur votre lancée ». Elle me dédicace « Café Lowendal & autres nouvelles » son dernier ouvrage, et me parle d’un autre livre qu’elle vient de rééditer, celui qu’a écrit sa grand-mère, Natasha de Rosnay, il y a de nombreuses années, et qui s’intitule « La promesse d’Odessa ». Je lui promets que je le lirai aussi.

Le livre sur la place

La journée s’enchaîne avec de belles rencontres. J’assiste à la table ronde « Les héroïnes de la rentrée littéraire », animée par Olivia de Lamberterie, rédactrice en chef du magazine Elle. Sur son plateau, elle accueille une toute jeune auteure, Amalia Finkelstein, mais aussi Geneviève Brisac et surtout, David Foenkinos. Les écrivains évoquent tour à tour leurs ouvrages, dans les moindres détails. En sortant, le hasard fait que je me trouve à côté de David Foenkinos. J’ai hâte de lire son dernier roman, « Charlotte ». Je m’empresse de lui dire que « j’adore ce qu’il fait », comme une groupie, ce qui le fait sourire.

Katherine Pancol

Frédéric Beigbeder

Peu avant 18h, je me dirige vers l’hôtel de ville pour une dernière rencontre mais pas des moindres : Frédéric Beigbeder, là encore, un auteur que j’affectionne particulièrement. Il y a au moins 300 personnes dans la salle. Son dernier livre s’est épuisé dans la journée. Durant une heure, il évoque « Oona et Sallinger » qui me met à l’eau à la bouche. C’est un personnage drôle, intelligent et plus que sympathique lui aussi.

Je repars du « Livre sur la place » avec des étoiles plein les yeux et l’espoir de renouveler l’expérience le plus tôt possible.