Confidences à Allah

Confidences à Allah

Jbara vit dans un petit village perdu dans les montagnes du Maghreb. Au sein d’une famille nombreuse, elle s’occupe de ses brebis, mais aussi des bergers de passage avec lesquels elle prend beaucoup de plaisir. Mais le jour où elle se retrouve enceinte, Jbara est bannie de la maison. Elle s’installe alors en ville, trouve un boulot de femme de ménage. Pour s’en sortir, la jeune femme va jusqu’à se prostituer. Elle commence à bien gagner sa croûte et aime son train de vie. Véritable objet sexuel, Jbara accouche dans le plus grand secret, un soir dans une cour sombre. Le lendemain, elle revient à ses préoccupations, sans se soucier du nouveau-né. Elle sait que ce qu’elle fait est mal, et n’hésite pas à se confier à Allah, même si elle a de moins en moins la foi.

« Confidences à Allah » est une adaptation du roman éponyme de Saphia Azzedine. Ecrite par Marie Avril et Eddy Simon, elle raconte l’itinéraire d’une jeune musulmane un peu paumée mais bien décidée à ne pas subir sa vie, et surtout à ne pas se soumettre aux hommes, et à son père (violent) en premier lieu. Le parcours de Jbara est assez choquant. Elle passe d’une vie de bergère à celle d’une prostituée auprès d’hommes richissimes. Si elle en est peu fière, comme en témoigne ses confidences à Allah, elle ne s’arrête pas pour autant, et continue à gagner de l’argent de cette manière.
Si je suis totalement en désaccord avec le personnage principal, je peux comprendre que Jbara rêve de liberté, d’une autre vie que celle qu’on lui impose. Après, de là à aller se prostituer, c’est un autre sujet…
Je n’avais pas lu le roman de Saphia Azzeddine mais je dois dire que le titre de la bande dessinée est évocateur et a suscité mon attention. L’histoire se lit aisément, et même si le récit va à l’encontre de mes principes, cela ne m’a pas empêchée d’être prise dans ma lecture.

Violette Noziere, vilaine chérie

femme sexy avec du poison en main

Violette Nozière vilaine chérie

Paris, 1934 : Violette Nozière, une très belle jeune femme, est accusée d’avoir empoisonné ses parents. Pour se défendre, elle raconte avoir voulu se venger de son père qui abusait d’elle. Quant à sa mère, elle a survécu, mais ne semble pas prête à lui pardonner cet acte. A 17 ans, Violette avait pourtant tout pour elle : des parents aimants, la beauté, l’amitié, le succès auprès de la gent masculine. Mais la jeune femme use de son pouvoir de séduction. Elle se prostitue, fait la fête et pique de l’argent dans la tirelire familiale, sans jamais être prise de remords. Violette est avant tout une mythomane profiteuse et égoïste qui ne voit dans la vie que son propre intérêt.

« Violette Nozière, vilaine chérie » est signée Camille Benyamina et Eddy Simon. Les auteurs se sont inspirés d’un personnage ayant réellement existé. Il s’agit en effet d’un des plus célèbres faits divers de l’époque. Surnommée l’empoisonneuse de la rue de Madagascar, Violette Nozière secoue la France entière dans les années 1930, et c’est ça qui m’a attiré de suite dans cette bande dessinée : c’est qu’il s’agit d’une histoire vraie. Qui plus est, j’adore le crayon et les couleurs employées pour relater les événements. Au récit, s’ajoute un dossier avec des images d’archives, qui nous raconte le fait divers dans les moindres détails et bien sûr, l’épilogue, tout aussi intéressant. Une BD que je recommande à tous les amateurs du genre !