Le premier oublié

Le premier oublié

Depuis quelques mois déjà, Madeleine oublie des choses, mais rien d’inquiétant. Jusqu’au jour où elle se rend au supermarché. En sortant, impossible de retrouver sa voiture. Pis, impossible de se souvenir à quoi ressemble sa voiture. Dans la panique, elle appelle Thomas, un de ses fils. Quelques tests plus tard, le couperet tombe : Madeleine est atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Dans le roman de Cyril Massarotto, le narrateur a deux voix : un chapitre sur deux, c’est Madeleine qui prend la parole, puis Thomas. Passé et présent s’alternent et on constate avec beaucoup d’émotion le déclin de Madeleine. Elle oublie tout d’abord que son mari est mort, puis elle ne se souvient plus de Thomas, pense qu’il est infirmier, qu’il est un garçon gentil qui lui vient en aide au quotidien. Thomas ne comprend pas pourquoi c’est lui qui est oublié en premier. Alors que Roger et Charlotte, son frère et sa sœur, sont encore intactes dans l’esprit de sa mère. Au final, Madeleine finira par être placée et Thomas lui rendra visite tous les jours. Jusqu’à la fin.

Au cas où vous ne le sauriez pas déjà, je suis une grande fan du travail de Cyril Massarotto. Je crois qu’à ce jour, il ne me reste plus qu’à lire « Trois enfants du siècle » et j’aurai fait le tour de sa bibliographie.

« Le premier oublié » est un roman poignant sur la maladie d’Alzheimer. On y suit Madeleine, une veuve, maman de trois enfants, qui contracte la maladie ; et Thomas, son fils cadet.  Cet ouvrage à deux voix, signé Cyril Massarotto, se déroule sur huit ans ; des premiers symptômes au dernier souffle. J’ai littéralement dévoré ce récit, qui m’a profondément touchée. J’espère ne jamais côtoyer cette maladie, de près ou de loin, car je pense que perdre la mémoire peut être l’une des pires choses à vivre.  Dans le roman, nous faisons tour à tour face à l’inquiétude, la tristesse, l’espoir, la compassion, la tendresse, la complicité et l’amour. Difficile de tourner la dernière page sans avoir un petit pincement au cœur, tant c’est bien raconté.

Je vais maintenant m’attaquer au téléfilm en deux parties, adapté du livre, qui porte le même nom, et dans lequel figure Muriel Robin et M. Pokora.

Click & Love

messagerie

Click & Love

Julie a 30 ans. Elle vit à Paris et fait des ménages pour gagner sa vie. Paul quant à lui, a 40 ans, il est chirurgien et squatte chez son meilleur pote à Londres, depuis la mort de sa femme. Si les deux personnes gravitent dans des univers diamétralement opposés, le destin, et plus particulièrement les nouvelles technologies vont les réunir. C’est en effet via l’application « Click & Love » que les deux personnages vont se rapprocher. De message en message, des sentiments vont naître et l’envie de se rencontrer deviendra plus forte que tout.

Merci à XO Editions pour m’avoir fait parvenir le dernier ouvrage de Cyril Massarotto, un auteur que j’apprécie énormément. Je me suis d’ailleurs rendu compte qu’il y a encore deux ouvrages que je n’ai pas lus. Que dire de « Click & Love » ? Vous pensez sans doute qu’il s’agit d’une énième romance qui démarre sur un site de rencontres. Ce n’est pas faux. Mais à la différence de bien d’autres romans, ce dernier est surprenant. En effet, si le début de cette histoire d’amour semble ordinaire (un homme veuf et une femme de ménage qui veulent croire au coup de foudre), les événements vont prendre une drôle de tournure. Pour tout vous dire, durant les ¾ de ma lecture, je ne savais pas comment le récit allait se terminer. J’avais du mal à émettre des hypothèses et quand bien même j’en avais, elles ne tenaient pas la route. Donc, chapeau à l’écrivain pour le suspense et l’originalité de « Click & Love » ! Qui plus est, le sujet est hautement d’actualité. Les sites de rencontres et les applications ont le vent en poupe et « Click & Love » pourraient bien donner des idées à certains créateurs ou convaincre des célibataires de tester les rencontres 2.0…

Quelqu’un à qui parler

téléphone orange

Quelqu’un à qui parler

Samuel a aujourd’hui 35 ans et personne ou presque avec qui fêter son anniversaire. Lorsqu’il était gamin, il lui suffisait de prendre le téléphone fixe, de faire huit chiffres et d’inviter ses meilleurs amis à le rejoindre. Mais aujourd’hui, seul le numéro de sa maison d’enfance est resté gravé dans sa tête. Qu’à cela ne tienne, Samuel va appeler. A l’autre bout du fil, stupeur, on décroche. C’est un petit garçon. Pas n’importe lequel, c’est lui-même âgé de 10 ans ! Aussi bien sous le choc l’un que l’autre, les deux Samuel vont pourtant continuer à se parler, chaque soir. Pour se rassurer, pour s’interroger, mais aussi pour se rendre compte que les rêves que Samuel avait étant enfant se sont envolés quelque part. Et qu’il n’est pas jamais trop tard pour les rattraper.

Un grand, un énorme merci tout d’abord à XO Editions pour m’avoir proposé de lire « Quelqu’un à qui parler » de Cyril Massarotto. Il faut dire que l’écrivain fait partie de mes auteurs préférés et lorsque j’ai lu la 4e de couverture de son nouveau roman, j’ai tout de suite été emballée par le scénario. Ma lecture au final a été un véritable régal. Etant malade, je n’ai pas lu aussi vite que j’aurai aimé mais bon, j’ai été ravie tout de même !
Cyril Massarotto aborde un sujet qui fera réfléchir plus d’un lecteur, à savoir : qu’avons-nous fait de nos rêves d’enfant ? Il est vrai que la vie nous joue parfois des tours et certaines circonstances font que nous devons prendre d’autres chemins ou revoir nos idéaux à la baisse. Toujours est-il qu’au fond de nous, nous conservons une part de notre âme d’enfant que nous ne devons pas oublier. Mais comme le souligne si bien l’auteur au travers de son histoire, il est toujours temps de changer son destin.

Le petit mensonge de Dieu

Le petit mensonge de Dieu

Après 28 années passées sur Terre, il décède, foudroyé par un AVC. Lui, c’est le meilleur ami de Dieu. Enfin c’est ce qu’il croyait. Car Dieu lui a un petit peu menti sur la suite des événements. Lui qui pensait disparaître dans le néant se retrouve dans un endroit qu’on ne nomme ni le paradis, ni l’enfer. En attendant que Dieu lui fournisse des explications, il observe. Autour de lui, il remarque des personnes mortes elles aussi, comme Michael Jackson, mais qui ne le remarquent pas. Et puis, il peut admirer ce qui se passe sur Terre en temps réel, un plaisir pour les curieux… et les voyeurs. 

« Le petit mensonge de Dieu » est plus ou moins la suite du roman « Dieu est un pote à moi » de Cyril Massarotto. On retrouve dans cet ouvrage toute la légèreté et toute la finesse de la plume de l’auteur. Cyril Massarotto me semble être un écrivain méconnu, pourtant il a tout d’un grand. Je vais même vous faire une confidence : il fait partie de mes auteurs préférés ; encore un livre et j’aurai lu toute sa bibliographie, c’est vous dire ! 
Moi qui ai toujours aimé ces « histoires qui se passent entre l’ici et l’au-delà », je suis gâtée avec « Le petit mensonge de Dieu ». On s’amuse, on s’émeut. Le personnage principal quitte subitement la Terre et les siens pour se rendre dans un autre monde. Difficile de dire adieu à ceux qu’on aime. Heureusement, Dieu confie une mission à tous les défunts : chacun doit veiller sur une personne, jusqu’à la fin. C’est simple, l’auteur déborde d’imagination et rédige des dialogues poilants avec le tout-puissant. Vous allez accrocher, c’est sûr et certain !

La petite fille qui aimait la lumière

un ange couché sur un canapé

La petite fille qui aimait la lumière

« La petite fille qui aimait la lumière » est le quatrième roman de Cyril Massarotto, un auteur que j’apprécie beaucoup, et dont j’ai lu tous les livres jusqu’à présent. Dans ce nouvel ouvrage, paru en format poche il y a quelques semaines à peine, nous nous plongeons dans la vie d’un vieillard, et de celle d’une petite fille, appelée Lumière. Barricadé dans une ville déserte, le vieil homme trouve un jour devant sa porte une fillette blessée, qu’il décide de recueillir. Elle ne parle point ; elle ne sait dire que Lumière, d’où le prénom que lui a attribué l’homme. Alors que la guerre semble faire rage, le vieillard lui transmet son savoir chaque jour qui passe, et l’élève comme sa propre fille. Si les mauvais souvenirs refont surface, l’amour entre les deux êtres est lui, grandissant.

Au départ, j’étais un peu perdue dans le récit. Sommes-nous dans l’imaginaire ? Dans un monde réel ? Le vieillard est-il vraiment un ogre ? Avons-nous affaire à un conte de fées ? Et puis mes questions ont trouvé rapidement des réponses. Nous sommes bel et bien dans le réel. La guerre et la cruauté sont présents tout au long du récit, l’amour et la vie aussi. Si l’écriture de Massarotto est toujours aussi légère, elle n’empêche pas d’aborder des sujets sérieux. Une lecture qui s’avère un vrai régal et qui peut être idéale en cette période de l’année.