C’est comment ailleurs ?

C’est comment ailleurs

« C’est comment… les rythmes scolaires en Corée du Sud ? Le tour cycliste du Burkina Faso ? L’obésité au Japon ? » Voilà autant de questions abordées en un seul et même ouvrage : « C’est comment ailleurs ? » Et pour la peine, voici les trois sujets qui m’ont le plus intéressés :

  •   Le suneung en Corée du Sud (l’équivalent du Bac chez nous)
  • Le parc d’attraction de Jésus en Floride (oui, figurez-vous que ça existe !)
  • Les prisons qui ferment aux Pays-Bas
Gérald Roux officie sur France Info, et si vous avez l’habitude d’écouter cette radio, vous avez déjà pu l’entendre nous raconter justement comment cela se passe ailleurs. L’atlas insolite est vraiment bien fichu et propose de nombreux sujets divers et variés. A cela s’ajoutent des petites illustrations qui rendent la lecture encore plus lisibles. Quant au format, j’adhère complètement : en paysage et souple, il s’avère agréable à lire.
Avec « C’est comment ailleurs ? », Gérald Roux nous aide à pousser la réflexion sur notre société actuelle. De par des sujets contemporains qui concernent tout le monde, le journaliste nous propose une interprétation des enjeux ainsi que des comparatifs entre les différents pays. L’ouvrage permet ainsi d’élargir nos horizons et de combattre parfois les préjugés que nous avons envers tel ou tel pays. Une lecture enrichissante que je ne peux que vous conseiller !
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A fleur de peau

maison au bord du lac

A fleur de peau

Etudiante à l’université du Wisconsin, Jane est une jeune femme brillante mais victime de fugues temporelles depuis l’âge de 11 ans, année où elle a été enlevée dans des circonstances bien mystérieuses, jamais élucidées. En vacances dans le chalet familial au bord du Lac Mendota, Jane se retrouve seule avec Richard, son beau-père, tandis que sa mère est à Chicago pour le travail. En pleine nuit, la jeune femme se réveille, les mains ensanglantées, un couteau à ses pieds, et non loin d’elle, Richard, égorgé. L’étudiante est alors déférée devant la Cour Criminelle. Et si elle a tout de la coupable idéale, l’est-elle véritablement ?

Un grand merci tout d’abord aux Editions de Borée pour m’avoir proposé de lire le polar de James Barnaby, « A fleur de peau ». Si vous me suivez, vous devez savoir qu’en règle générale, je ne lis jamais, voire peu de polar. Je ne suis guère fan de la dimension enquête. Mais en lisant le résumé de cet ouvrage, je me suis laissée tenter.

La première phrase que l’on peut lire en ouvrant le roman attire forcément la curiosité : « Lorsque vous lirez l’histoire de Jane McLeone, vous ne laisserez plus jamais vos enfants regarder seuls un dessin animé de Walt Disney… » Cela jette un froid, n’est-ce pas ? Car Jane est en effet imbattable sur les dessins animés de Walt Disney. Mais elle en est aussi traumatisée. A la vue de « Blanche Neige et les Sept Nains » ou « Alice au Pays des Merveilles », Jane entre en transe, perd connaissance et fait des choses dont elle ne se souvient pas. Avec la mort de son beau-père sur les bras, et au vu du contexte dans lequel il a été retrouvé dans une mare de sang, Jane ne peut qu’être une criminelle. Mais Joseph Sleuth, agent local du FBI, plaide plutôt pour un assassinat politique maquillé, Richard souhaitant briguer le poste de Sénateur. Au fur et à mesure des rencontres et des séances d’hypnoses auxquelles Jane va avoir droit, la vérité va se dévoiler petit à petit.

« A fleur de peau » est un thriller vraiment original. La cabane isolée au bord du lac et le passé de Jane plongent tout de suite le lecteur dans l’ambiance. Et que dire de la manipulation psychologique, omniprésente dans le récit ? Elle nous maintient en haleine tout du long. Enfin, il ne fait aucun doute qu’en refermant ce livre, vous ne verrez plus les dessins animés de Walt Disney de la même manière.

Smartphone panique

smartphone

Smartphone panique

Cléa a 15 ans et comme la plupart des jeunes de son âge, elle dispose du smartphone dernier cri. Mais ce qui l’insupporte au plus haut point, c’est le logiciel de localisation que sa mère vient d’installer pour savoir où elle se trouve en permanence. Mais grâce à l’un de ses amis, elle a trouvé LA solution : une application dénichée sur le Dark Web qui indique de mauvaises localisations. Une liberté oui, mais qui a un prix. Une application payante à l’année, puis des factures exorbitantes et enfin des sanctions lorsque telle ou telle action n’est pas réalisée ; Cléa est prise dans un engrenage dont elle ne ressortira pas indemne.

Arthur Ténor est un auteur connu pour aborder des sujets d’actualité. Après les théories du complot ou la liberté de la presse, le voici qui s’attaque au graal des adolescents : le smartphone. Une manière pour lui de les alerter sur les dangers auxquels ils peuvent être confrontés au quotidien. L’ouvrage est aussi une mise en garde pour les parents qui veulent surprotéger leurs enfants. J’ai trouvé l’histoire intéressante mais un peu « too much ». Et puis j’ai lu les notes de l’auteur et j’ai appris que le récit était tiré d’une histoire vraie. Et là, petite claque ! Je ne pensais pas qu’il existait des applications aussi sophistiquées, et j’ai révisé mon point de vue. Lisez ce livre et détachez-vous un peu de votre téléphone.

 

 

Elle s’appelait Sarah

fillette qui fuit

Elle s’appelait Sarah

Juillet 1942 : Sarah Stazynski, sa maman et son petit frère sont réveillés en sursaut par les SS qui opèrent une rafle dans un des quartiers de Paris. Michel, 4 ans, est terrorisé et refuse de sortir de l’armoire où il a trouvé refuge. Pour le protéger, Sarah l’y enferme et lui promet de venir le délivrer rapidement. Mais la fillette, tout comme ses parents, est déportée au Vel d’Hiv.

Soixante ans plus tard, Julia Jarmond, journaliste, est sollicitée pour réaliser un reportage pour un magazine américain sur la rafle du Vélodrome d’Hiver. En menant son enquête, elle va se retrouver sur les traces de Sarah.

Après avoir lu le roman de Tatiana de Rosnay et vu l’adaptation cinématographique, il était normal de m’attaquer à la bande dessinée de Pascal Bresson et Horne. Celle-ci est très fidèle à l’ouvrage. On a d’une part l’histoire de Sarah, de l’autre, l’enquête menée par Julia, la reporter. Le dessin quant à lui, est très saisissant. La chevelure blonde de l’héroïne se démarque du reste, et les nazis sont représentés par de grandes formes brunes, que l’on a du mal à identifier, mais qui nous font sans aucun doute penser à des bourreaux.

S’il existe déjà beaucoup de bande dessinées sur le sujet, « Elle s’appelait Sarah » reste un album original de par la façon dont la thématique est traitée, et nécessaire pour le devoir de mémoire. L’album est très réussi et les auteurs arrivent sans problème à faire passer les émotions. En somme, une adaptation bullesque très réussie !

Chère Mamie

Chère Mamie

« Chère Mamie » est un recueil de lettres écrit par Virginie Grimaldi, à destination de sa grand-mère. A l’intérieur de chaque petite carte, elle évoque son quotidien, sa famille, ses vacances, ses aventures. C’est alors un véritable rendez-vous qui s’instaure entre les deux correspondantes, mais aussi avec les lecteurs.

Ce recueil intitulé « Chère Mamie », vous l’avez peut-être découvert au fur et à mesure sur les réseaux sociaux. Durant plusieurs mois, Virginie Grimaldi a en effet « posté une carte à sa Mamie » sur Facebook, et l’on pouvait lire quotidiennement ses écrits. Les cartes postales ont fini par se transformer en livre, et pour joindre l’utile à l’agréable, l’auteure a décidé de reverser tous les bénéfices à l’association Cekedubonheur, qui œuvre pour le bien-être des enfants séjournant à l’hôpital.

Personnellement, j’avais lu quelques-unes de ces lettres en diagonale, mais quand j’ai appris qu’un ouvrage allait sortir, je l’attendais de pied ferme. Au final, je l’ai lu en une heure top chrono et je me suis régalée ! C’est indéniable : Virginie Grimaldi a une jolie plume. J’ai trouvé ses écrits drôles, tendres, originaux. Le fait que chaque carte postale soit accompagnée d’un polaroïd ajoute vraiment une touche personnelle aux écrits, surtout que certaines images sont assez cocasses… Cela m’a même inspirée et je prépare à mon tour une série de lettres pour mes grands-parents. D’ailleurs, si jamais vous lisez le recueil de Virginie Grimaldi, penchez-vous sur la carte du 17 février ; c’est ma favorite.