La femme au manteau violet

La femme au manteau violet

Angleterre, 2018 : Jo est victime d’un anévrisme qui pourrait se rompre à tout moment. Le neurologue lui laisse quelques jours pour réfléchir quant à la suite des événements : être opérée, en sachant que les risques que cela encourt, ou laisser les choses comme elles sont. Jo se réfugie alors chez son grand-père, Victor, qui va lui dévoiler un secret de famille : un médaillon reçu des années plus tôt avec un message « De la part de Charlotte, qui n’a jamais oublié Gabriel ». Gabriel, qui serait le frère aîné de Victor, décédé lorsqu’il était enfant. Avec sa meilleure amie, la jeune femme décide de percer le mystère en se rendant dans le Devonshire. Une initiative qui lui permettra en même temps de cogiter sur son éventuelle hospitalisation.

Avec son dernier roman, « La femme au manteau violet », Clarisse Sabard nous embarque pour un voyage entre deux époques : en 1929, aux Etats-Unis, et en 2018, en Angleterre. Nous découvrons ainsi les années de la Prohibition, le fameux krach de 1929, les années folles, mais aussi les réseaux mafieux et la lourde distinction que l’on fait entre les Noirs et les Blancs.

L’histoire reste principalement axée sur Charlotte, personnage principal dont on fait vraiment connaissance dans le récit de 1929. C’est en effet cette femme qui est au cœur de l’intrigue. Le lecteur découvre petit à petit son histoire et le lien qu’elle a avec Jo, l’autre grand personnage. Outre une histoire richement documentée, « La femme au manteau violet » est un récit captivant, qui nous amène à réfléchir à notre propre philosophie de vie. C’est (encore) une histoire de secret familial, un sujet qui est devenu au fil des années un peu la marque de fabrique de l’auteure, rempli d’émotions diverses. On passe du rire aux larmes, de l’inquiétude à la sérénité.  Les héroïnes sont toutes les deux des femmes fortes, indépendantes et courageuses, mais cela ne les empêche pas d’être sensibles et d’avoir leurs faiblesses. Merci aux éditions Charleston de m’avoir fait découvrir ce nouvel ouvrage, qui ne fait que confirmer mon addiction à la plume de Clarisse Sabard.

La vie a plus d’imagination que nous

La vie a plus d’imagination que nous

Alors qu’elle vient de rompre avec Clément, Léna redoute une nouvelle fois les vacances de Noël en famille. Ce n’est pas sa maman qui fait des siennes cette année, mais son père, qui a été retrouvé ivre mort près de la grille du cimetière de Vallenot. Est-il dépressif ? A-t-il voulu se suicider ? Léna ne sait pas trop. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que Mamie Jaccote l’inscrit en secret sur un site de sa rencontre et que sa mère commence à se mêler de sa récente rupture. Notre héroïne, un peu dépassée par les événements, est loin de pouvoir rêver à des fêtes de fin d’année tranquilles.

« La vie a plus d’imagination que nous » est la suite de « La vie est belle et drôle à la fois », parue l’an dernier, à la même époque. Merci aux éditions Charleston de m’avoir permis de découvrir une aventure inédite ! Pas trop difficile de me replonger dans l’histoire, car, si j’avais omis quelques détails, je me souvenais très bien de la romance entre Clément et Léna.

Je me répète sûrement, mais au fil de mes lectures, je peux dire que j’apprécie énormément la plume de Clarisse Sabard, qui me permet de m’évader de mon quotidien. Là encore, je n’ai eu aucun souci à m’imaginer à la place du personnage principal, en train de décorer et rendre célèbre un joli restaurant dans une station de ski.

Qu’est-ce qui rend ce roman si sympathique ? Déjà, il s’agit d’une suite et donc, nous retrouvons des personnages que l’on a appréciés. Ensuite, le décor : chalet, montagnes, station de ski, famille, bref tous les ingrédients réunis pour un parfait roman de Noël. Et enfin l’histoire : des rebondissements, de l’amour, de l’humour, et des nouvelles têtes qui parviennent à se créer une place dans un casting déjà bien étoffé.

Les romances de Noël ont beau ne pas être toujours originales, elles ont le don de nous plonger dans une ambiance festive et quelque peu enneigée ! Au même titre que les comédies romantiques diffusées à foison à la télévision, elles sont un peu comme le doudou du mois de décembre, dont on ne peut se lasser ! Armée d’un plaid, d’une boisson chaude et posée non loin du sapin qui clignote, j’aime ces petits moments de bonheur et de détente avant les fêtes de fin d’année… Et si vous ne savez pas sur quelle romance jeter votre dévolu cette année, optez par exemple pour « La vie a plus d’imagination que nous » !

Ceux qui voulaient voir la mer

Ceux qui voulaient voir la mer

Lilou a décidé de quitter le tumulte de la vie parisienne pour emménager à Nice, avec son fils Marius. Entre son travail à la bibliothèque, ses cours de yoga et sa vie de mère célibataire, la jeune femme n’a pas le temps de chômer. Et pourtant, elle prend le temps un jour de faire connaissance avec Aurore, une dame de 90 ans, rencontrée au parc. Toutes les semaines, cette dernière attend Albert, son grand amour, parti à New York après la guerre. Bien décidée à l’aider à retrouver le seul homme qui ait fait battre son cœur, Lilou risque pourtant de s’y brûler les ailes.

J’aurai bientôt lu tous les romans de Clarisse Sabard et à chaque fois, je suis charmée par ses histoires. « Ceux qui voulaient voir la mer » n’échappe pas à la règle. J’ai tout de suite été embarquée dans cette amitié naissante entre Lilou et Aurore. L’amour de jeunesse raconté par la vieille dame est digne d’un conte de fées. Tout comme le personnage principal, le lecteur n’a qu’une envie : faire en sorte qu’Aurore et Albert se retrouvent une bonne fois pour toutes. Mais dans sa quête pleine de bienveillance, Lilou va être confrontée à pas mal de rebondissements.

A l’instar des autres romans de l’auteure, les personnages sont attachants et le récit, rondement bien mené. Le début m’a fait penser au best-seller de Tatiana de Rosnay, « Elle s’appelait Sarah ». L’histoire en elle-même m’a beaucoup touchée, et s’avère très prenante, dans la mesure où on ne s’attend pas à certains événements. Et je ne dis pas ça parce que Lilou est bibliothécaire comme moi !  C’est donc officiel : « Ceux qui voulaient voir la mer » est mon second coup de cœur pour cette année !

Les lettres de Rose

lettres

Les lettres de Rose

A presque 30 ans, Lola travaille d’arrache-pied dans le salon de thé de ses parents, rêvant un jour de devenir libraire. Sa vie bascule le jour où elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué une maison et toute une histoire dans le petit village d’Aubéry. Désireuse d’en savoir davantage sur son passé, Lola décide de s’y rendre pour quelques semaines. Mais sur place, tout le monde ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de la jeune femme.

« Les lettres de Rose » est le premier roman de Clarisse Sabard, et il a obtenu le Prix du Livre Romantique aux éditions Charleston. Ayant déjà lu des ouvrages de cette auteure, je me suis dit que j’allais me plonger dans ce tout premier livre, et ce fut une très très belle surprise une fois encore.

Lola est une jeune femme attachante, qui a été adoptée à l’âge de 3 mois. Son arrivée dans le village d’Aubéry va bien entendu bouleverser certains habitants, mais il va aussi révéler la véritable identité de Lola. Entre la bâtisse qui lui est léguée et les lettres laissées par Rose, son aïeule, la jeune serveuse va aller de découverte en découverte. L’histoire de ses ancêtres, révélée à travers une sorte de jeu de piste, est tout bonnement passionnante, et pleine de rebondissements. Car, comme bon nombre de familles, la sienne regorge de secrets.

Le lecteur oscille entre le quotidien de Lola et les passages liés à l’histoire de sa famille, allant de 1910 à 1987. Point de longueur pour moi dans ce récit que j’ai dévoré en quelques jours à peine. Je ne suis généralement pas une grande fan des sagas familiales, mais celle-ci m’a conquise, tant au niveau de l’écriture que du contenu ! Au point où je me serais bien vue passer quelques jours dans ce village fictif pour aller à la rencontre des nouveaux amis de Lola !

La vie est belle et drôle à la fois

porte rouge

La vie est belle et drôle à la fois

Léna n’est pas une grande fan des fêtes de Noël et pourtant, sa mère vient de la convoquer elle et son frère à passer la fin de l’année dans la maison de son enfance, à Vallenot, dans les Alpes de Haute-Provence. Mais arrivée sur place, pas de maman. Seul un petit message leur demandant de décorer et de préparer le 25 décembre en compagnie de la Mamie. Mais chez Léna, les fêtes de famille ont le don de faire ressortir les secrets les plus enfouis, ceux que l’on voudrait oublier. Mais qui sait ? Les révélations de cette année pourraient bien changer la donne.

Merci aux éditions Charleston pour m’avoir fait parvenir « La vie est belle et drôle à la fois » de Clarisse Sabard. C’est le second roman que je lis de cette auteure, après « La plage de la mariée » pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur.

L’ouvrage est la dernière romance de Noël que je lis pour cette année. Je m’étais préparée une pile à lire pour le mois de décembre avec uniquement ou presque des livres de ce genre, afin de me préparer à ma manière à fêter Noël. Je peux vous dire que je me suis régalée pendant ces 23 derniers jours. A aucun moment, je ne suis tombée sur un livre pompeux qui me donnait envie de passer au suivant. Mais revenons à « La vie est belle et drôle à la fois ». Ici, l’histoire d’amour n’est pas au premier plan, ce sont les secrets de famille qui prennent toute la place. Si Léna n’apprécie guère Noël, il y a bien une raison : le décès de son grand-père à la même époque, lorsqu’elle était petite, et dont elle se sent responsable. Ajoutez à cela une vie plutôt solitaire malgré un job plaisant et une famille légèrement déchirée avec un père qui multiplie les conquêtes. On a déjà vu mieux comme vie. Et pourtant, ce Noël-ci va être l’occasion de poser les choses à plat. D’abord, entre le frère de Léna et sa femme, dont le couple est au bord de la rupture. Puis, entre Léna et son premier coup de cœur qu’elle revoit après bien des années. Enfin, entre Léna et sa mère qui a disparu mystérieusement. L’ensemble donne une histoire forte sur les liens intergénérationnels.  Une belle comédie familiale à savourer en hiver et à accompagner pourquoi pas d’un lait de poule !