Ceux qui voulaient voir la mer

Ceux qui voulaient voir la mer

Lilou a décidé de quitter le tumulte de la vie parisienne pour emménager à Nice, avec son fils Marius. Entre son travail à la bibliothèque, ses cours de yoga et sa vie de mère célibataire, la jeune femme n’a pas le temps de chômer. Et pourtant, elle prend le temps un jour de faire connaissance avec Aurore, une dame de 90 ans, rencontrée au parc. Toutes les semaines, cette dernière attend Albert, son grand amour, parti à New York après la guerre. Bien décidée à l’aider à retrouver le seul homme qui ait fait battre son cœur, Lilou risque pourtant de s’y brûler les ailes.

J’aurai bientôt lu tous les romans de Clarisse Sabard et à chaque fois, je suis charmée par ses histoires. « Ceux qui voulaient voir la mer » n’échappe pas à la règle. J’ai tout de suite été embarquée dans cette amitié naissante entre Lilou et Aurore. L’amour de jeunesse raconté par la vieille dame est digne d’un conte de fées. Tout comme le personnage principal, le lecteur n’a qu’une envie : faire en sorte qu’Aurore et Albert se retrouvent une bonne fois pour toutes. Mais dans sa quête pleine de bienveillance, Lilou va être confrontée à pas mal de rebondissements.

A l’instar des autres romans de l’auteure, les personnages sont attachants et le récit, rondement bien mené. Le début m’a fait penser au best-seller de Tatiana de Rosnay, « Elle s’appelait Sarah ». L’histoire en elle-même m’a beaucoup touchée, et s’avère très prenante, dans la mesure où on ne s’attend pas à certains événements. Et je ne dis pas ça parce que Lilou est bibliothécaire comme moi !  C’est donc officiel : « Ceux qui voulaient voir la mer » est mon second coup de cœur pour cette année !

Les lettres de Rose

lettres

Les lettres de Rose

A presque 30 ans, Lola travaille d’arrache-pied dans le salon de thé de ses parents, rêvant un jour de devenir libraire. Sa vie bascule le jour où elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué une maison et toute une histoire dans le petit village d’Aubéry. Désireuse d’en savoir davantage sur son passé, Lola décide de s’y rendre pour quelques semaines. Mais sur place, tout le monde ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de la jeune femme.

« Les lettres de Rose » est le premier roman de Clarisse Sabard, et il a obtenu le Prix du Livre Romantique aux éditions Charleston. Ayant déjà lu des ouvrages de cette auteure, je me suis dit que j’allais me plonger dans ce tout premier livre, et ce fut une très très belle surprise une fois encore.

Lola est une jeune femme attachante, qui a été adoptée à l’âge de 3 mois. Son arrivée dans le village d’Aubéry va bien entendu bouleverser certains habitants, mais il va aussi révéler la véritable identité de Lola. Entre la bâtisse qui lui est léguée et les lettres laissées par Rose, son aïeule, la jeune serveuse va aller de découverte en découverte. L’histoire de ses ancêtres, révélée à travers une sorte de jeu de piste, est tout bonnement passionnante, et pleine de rebondissements. Car, comme bon nombre de familles, la sienne regorge de secrets.

Le lecteur oscille entre le quotidien de Lola et les passages liés à l’histoire de sa famille, allant de 1910 à 1987. Point de longueur pour moi dans ce récit que j’ai dévoré en quelques jours à peine. Je ne suis généralement pas une grande fan des sagas familiales, mais celle-ci m’a conquise, tant au niveau de l’écriture que du contenu ! Au point où je me serais bien vue passer quelques jours dans ce village fictif pour aller à la rencontre des nouveaux amis de Lola !

La vie est belle et drôle à la fois

porte rouge

La vie est belle et drôle à la fois

Léna n’est pas une grande fan des fêtes de Noël et pourtant, sa mère vient de la convoquer elle et son frère à passer la fin de l’année dans la maison de son enfance, à Vallenot, dans les Alpes de Haute-Provence. Mais arrivée sur place, pas de maman. Seul un petit message leur demandant de décorer et de préparer le 25 décembre en compagnie de la Mamie. Mais chez Léna, les fêtes de famille ont le don de faire ressortir les secrets les plus enfouis, ceux que l’on voudrait oublier. Mais qui sait ? Les révélations de cette année pourraient bien changer la donne.

Merci aux éditions Charleston pour m’avoir fait parvenir « La vie est belle et drôle à la fois » de Clarisse Sabard. C’est le second roman que je lis de cette auteure, après « La plage de la mariée » pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur.

L’ouvrage est la dernière romance de Noël que je lis pour cette année. Je m’étais préparée une pile à lire pour le mois de décembre avec uniquement ou presque des livres de ce genre, afin de me préparer à ma manière à fêter Noël. Je peux vous dire que je me suis régalée pendant ces 23 derniers jours. A aucun moment, je ne suis tombée sur un livre pompeux qui me donnait envie de passer au suivant. Mais revenons à « La vie est belle et drôle à la fois ». Ici, l’histoire d’amour n’est pas au premier plan, ce sont les secrets de famille qui prennent toute la place. Si Léna n’apprécie guère Noël, il y a bien une raison : le décès de son grand-père à la même époque, lorsqu’elle était petite, et dont elle se sent responsable. Ajoutez à cela une vie plutôt solitaire malgré un job plaisant et une famille légèrement déchirée avec un père qui multiplie les conquêtes. On a déjà vu mieux comme vie. Et pourtant, ce Noël-ci va être l’occasion de poser les choses à plat. D’abord, entre le frère de Léna et sa femme, dont le couple est au bord de la rupture. Puis, entre Léna et son premier coup de cœur qu’elle revoit après bien des années. Enfin, entre Léna et sa mère qui a disparu mystérieusement. L’ensemble donne une histoire forte sur les liens intergénérationnels.  Une belle comédie familiale à savourer en hiver et à accompagner pourquoi pas d’un lait de poule !

La plage de la mariée

femme face à la mer

La plage de la mariée

A 30 ans, la vie de Zoé bascule. La jeune Niçoise apprend que ses parents ont eu un grave accident de moto. Son père est décédé sur le coup. Sa mère, blessée, lui apprend sur son lit de mort que l’homme qui l’a élevée n’est pas son père. Elle lui donne pour unique indice « La plage de la mariée » avant de s’éteindre. Après moult discussions avec ses meilleurs amis, Zoé fait ses valises pour la Bretagne afin de mener l’enquête. Sur place, elle se fait embaucher à la Cupcakerie, un salon de thé à l’américaine, et rencontre Nicolas, un touriste qui attire son attention.

Un grand merci aux éditions Charleston tout d’abord pour cette fabuleuse lecture ! C’est le premier roman de Clarisse Sabard que je lis, et je peux vous dire que je n’ai pas été déçue. D’ailleurs, je pense que je ne vais pas trop tarder à lire « Les lettres de Rose » que l’on m’a offert.

« La plage de la mariée » m’a séduit dès les premières lignes, avec une légende, que je me permets de vous citer ici et qui vous mettra, je l’espère, l’eau à la bouche : « La légende raconte que, par une nuit de 1851, une jeune mariée du village de Saoz perdit brusquement la tête. Prise de folie, elle sortie comme une furie de la maison en granit de son époux, traversa la lande froide et brumeuse sans ralentir le rythme de sa course folle, comme si elle avait à ses trousses le diable en personne. Autour d’elle, plus rien n’existait : ni le vent qui s’était levé et s’engouffrait sous sa chemise de nuit d’une blancheur immaculée, ni la peur de l’Ankou qui, à en croire les superstitions locales, passait à bord d’une charrette afin de recueillir les âmes des défunts. Tandis que d’épais nuages s’efforçaient, à tour de rôle, d’obscurcir la lune pleine et ronde, la jeune femme courait encore et toujours, ses pieds nus foulant la terre humide et les herbes folles. Elle arriva sur le plateau qui surplombait la plage la plus inaccessible du village, celle où, disait-on, les habitants de Saoz avaient caché un trésor lorsque les Anglais avaient tenté, des siècles plus tôt, d’envahir la côte. Elle ne sut pas s’arrêter à temps. Personne ne put dire si elle reprit ses esprits alors qu’elle effectuait son saut de l’ange vers la mort. On retrouva le cadavre de la jeune mariée le lendemain matin, sur la plage, le corps déchiré d’avoir rebondi sur les roches acérées. Le mari, quant à lui, était pendu dans leur chambre nuptiale… »

Je vous la fais courte : j’ai dévoré les 550 et quelques pages en un après-midi ! Je me suis laissée séduire par Zoé, un peu perdue dans sa vie, par son caractère et surtout sa ténacité qui est mise à rude épreuve tout au long du récit. Car la jeune femme a beau trouver des pistes, toutes les personnes qu’elle rencontre ou presque  lui ferment la porte. Mais Zoé n’a pas dit son dernier mot. Aidée de sa patronne, de Nicolas, son probable et futur amoureux, et de sa nouvelle copine de 12 ans, elle va remonter le cours de l’histoire. Une belle histoire alimentée de délicieuses pâtisseries américaines et ornée d’un sublime paysage breton.