On ne naît pas grosse

On ne nait pas grosse

Ceci est un livre qui dénonce la grossophobie. La grosso-quoi ? La grossophobie. Traduisez : la peur des gros. Si j’ouvre mon moteur de recherche et que je me rends sur Wikipédia, je peux même vous dire qu’il s’agit de « l’ensemble des attitudes et des comportements hostiles qui stigmatisent et discriminent les personnes grosses, en surpoids ou obèses ».

Dans son ouvrage « On ne naît pas grosse », Gabrielle Deydier, 150 kg pour 1m53, retrace sa propre histoire, tout en menant une enquête sur l’obésité, et plus particulièrement celle que l’on appelle l’obésité morbide. A 37 ans, la fondatrice du webzine « Ginette le mag » revient sur son passé, sur son adolescence durant laquelle elle se faisait humilier, ou encore sur sa difficulté à trouver un emploi à cause de son poids. Elle évoque la honte, la façon dont certains médecins l’ont reçue, parfois comme un vulgaire morceau de viande ou quelqu’un qui n’est pas humain. « On ne naît pas grosse » est aussi l’occasion pour Gabrielle Deydier de partir à la rencontre d’autres obèses qui témoignent de leur quotidien ou des chirurgies bariatriques qui ont été réalisée sur eux, parfois sans grand succès.

J’ai eu envie de lire ce documentaire suite à l’interview de Gabrielle Deydier dans l’émission Quotidien de Yann Barthès. C’est un livre coup de poing pour ceux qui ont un IMC normal. C’est un ouvrage qui dénonce une chirurgie esthétique abusive (et un véritable business par la même occasion), mais aussi un phénomène méconnu que sont les fat admirers (traduisez : les fétichistes des femmes obèses). En bref, un document sur lequel tout le monde devrait mettre son nez !

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Maman dit que c’est ma faute

petite fille recroquevillée

Maman dit que c’est ma faute

Cathy est une femme divorcée, mère de deux enfants, mais aussi mère d’accueil. Un jour, elle se voit confier Donna, une petite fille métissée, âgée de 10 ans. Battue et humiliée, elle a été réduite à l’esclavage par sa mère et ses frères, d’où son placement. Lorsqu’elle dépose ses affaires chez Cathy, Donna ne prononce pas un mot pendant plusieurs jours. Et puis petit à petit, la coquille se brise et l’enfant se met à parler. Mais il va falloir beaucoup de patience à sa nouvelle famille pour l’aider à se libérer de ses cauchemars.

« Maman dit que c’est ma faute » est une histoire vraie, racontée justement par la mère d’accueil, Cathy Glass. Donna est une enfant qui a été traumatisée et qui continue à l’être puisqu’elle voit encore sa famille régulièrement, en compagnie de l’assistante sociale. Sa mère la renie, l’insulte, tout comme sa grande sœur. Ses frères quant à eux, n’ont pas hésité à la frapper plusieurs fois. Aussi, lorsque Donna arrive dans sa nouvelle maison, elle adopte un comportement étrange : mutisme, domination, agressivité, la petite fille passe par différentes phases. Cathy, ses enfants, mais aussi ses instituteurs, vont essayer de l’aider à rattraper son retard à l’école, mais aussi et surtout à lui apprendre à être une enfant comme les autres.

C’est un très beau témoignage que nous offre Cathy Glass. A plusieurs reprises, j’ai été estomaquée en apprenant ce qu’avait pu vivre Donna. Je me suis aussi souvent dit que les choses allaient aller plus loin, que Donna n’arriverait plus à se contrôler et qu’elle ne parviendrait pas à maîtriser ses émotions. Mais comme le souligne si bien certaines quatrièmes de couverture de l’ouvrage selon les éditions, « Aucune vie n’est sans espoir ».

Un million de lettres d’espoir

Un million de lettres d’espoir

A 5 ans, Jodi Ann Bickley a vécu un événement qui a bouleversé sa vie : la mort de sa grand-mère. Pour soulager sa peine, elle va écrire une lettre à la défunte et la poster. Direction : le paradis. La lettre envoyée, la petite fille se sent beaucoup mieux. En 2011, l’auteure est devenue une belle jeune femme. Elle dit enfin adieu aux soucis de l’adolescence. Mais une nouvelle épreuve l’attend… A la suite d’une morsure de tique, Jodi Ann Bickley contracte une grave maladie du cerveau et va être hospitalisée durant des mois. Pour tenir bon, elle crée son site Internet, afin de soutenir ceux qui traversent des épreuves comme elle. Des petits commentaires naitront des grandes lettres manuscrites envoyées aux quatre coins du monde.

Redonner espoir à des millions de gens et ce, peu importe la distance, c’est l’objectif que s’est fixée Jodi Ann Bickley avec ses lettres. Des lettres remplies d’amour, de joie et de belles déclarations. Des lettres qui ont su réchauffer les cœurs et qui se comptent par milliers désormais sur la surface du globe.

Avec « Un million de lettres d’espoir », découvrez le grand cœur de Jodi Ann Bickley. Malgré la maladie, la jeune femme se bat chaque jour, et réussit à trouver les mots pour venir en aide à de nombreuses personnes et ce, peu importe leurs problèmes. Si vous souhaitez suivre le même chemin que Jodi et prendre la plume, rendez-vous sur le site One Million Love Letters. Merci aux éditions Leduc.s pour cette pépite !

Taille mannequin

mannequin grande taille

Taille mannequin

Brune, pulpeuse, souriante, tels pourraient être les adjectifs utilisés pour décrire Johanna Dray. Celle qui fut la première mannequin grande taille en France est tombée amoureuse de la mode dès son plus jeune âge. Aujourd’hui, elle relate son histoire dans un livre paru aux éditions Pygmalion, « Taille mannequin ».

C’est en 1996, alors qu’elle prend le métro que la jeune fille se fait repérer par un photographe. D’abord réticente, Johanna Dray se laisse finalement convaincre et rencontre alors Gilles Lévy, directeur de Giani Forté. Ce tout premier rendez-vous marquera le début de sa carrière de mannequin grande taille.

La top-model a depuis défilé pour les plus grands à travers le monde. Celle qui fait 1m80 et qui affiche une taille 48 sans complexe est désormais maman et écrivaine. Dans son témoignage, elle revient sur ses débuts, sa vie de mère, mais aussi sur le cancer qu’elle a combattu et sur son métier de mannequin, où le diktat de la minceur est omniprésent. La jeune maman en profite pour faire passer un message, en disant que la beauté n’est ni unique, ni universelle et qu’il faut arrêter de vouloir ressembler à quelqu’un d’autre. Voilà qui est bien dit.

Je n’ai jamais renoncé à l’amour

Je n’ai jamais renoncé à l’amour

Luce a 75 ans et est une détective privée à la retraite. Si elle peut se vanter d’avoir voyagé aux quatre coins du globe de par son travail, Luce n’a pas été aussi chanceuse en amour. Suite à ses deux divorces, elle ne se laisse pas abattre et se met en quête du grand amour. Hors de question pour elle de finir ses vieux jours seule, sans avoir un confident, un partenaire à ses côtés. Pour ce faire, Luce va tout expérimenter : agences matrimoniales, Minitel, petites annonces dans les revues masculines et sites de rencontre. Alors bien entendu, Luce fait des rencontres, mais ces dernières se terminent chaque fois très rapidement. Seul Sylvestre, son « friend with benefit » comme on dirait, reste présent à ses côtés.

A travers son roman, Luce Dubois a voulu dénoncer l’isolement des seniors car pour beaucoup, il s’agit d’un moment de la vie où l’on se retrouve célibataire. Les moyens pour rencontrer quelqu’un ont beau être nombreux, ils sont rarement efficaces, dans le sens où l’on aura davantage tendance à trouver des hommes mariés, des personnes qui ne recherchent qu’un coup d’un soir plutôt qu’une histoire sérieuse. Mes propos peuvent être clichés mais l’auteure le prouve à travers sa propre expérience. Qui plus est, Luce Dubois nous démontre de par ses observations qu’à moins d’avoir encore une famille et un peu d’argent, il peut s’avérer difficile pour des personnes âgées de trouver l’amour.

Une chose est sûre : avec son livre « Je n’ai jamais renoncé à l’amour », Luce Dubois prouve que l’amour ne s’arrête pas avec l’âge. Avec un zeste d’humour, un brin de fraîcheur et une pointe d’autodérision, l’écrivaine montre qu’elle reste déterminée à trouver sa moitié.