Quand nos souvenirs viendront danser

Quand nos souvenirs viendront danser

Dans l’impasse des Colibris, ça sent le roussi ! Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et Marceline sont les derniers habitants à y résider. Ils pourraient y finir leurs vieux jours tranquillement si le maire n’avait pas décidé de raser la rue. Ensemble, ils décident de se battre, en menant notamment des actions qui vont faire parler d’eux.

« Quand nos souvenirs viendront danser » est le dernier livre de Virginie Grimaldi. Après avoir publié son recueil de lettres, « Chère Mamie« , l’auteure revient sur le devant de la scène avec une comédie pétillante, tenue avec brio par des octogénaires. L’impasse dans laquelle vivent nos personnages principaux doit être rasée au profit de la construction d’une nouvelle école. Seulement voilà, nos seniors n’ont pas envie de quitter les lieux, chargés de souvenirs. Le lecteur suit donc leur bataille, à coup de chapitres courts, drôles et percutants. Les personnes âgées ne sont pas à court d’idées quand il s’agit de faire tomber le maire : blocage d’un centre commercial, dévalisement d’une boulangerie, leur combat est à mourir de rire. Marceline, Gustave et les autres n’ont pas peur du ridicule, pour notre plus grand bonheur. Après 63 ans de voisinage, ils n’ont plus rien à perdre, pas même leur dignité. En parallèle à leurs actions, Marceline partage avec nous son journal intime, en racontant la vie du quartier, les bonheurs et les malheurs qui ont rythmé le quotidien, la maternité, les décès, les vacances… Petit à petit, nous découvrons une histoire bien plus profonde qu’il n’y paraît. Derrière le burlesque, se cachent parfois les larmes.

Le roman de Virginie Grimaldi parlera sans doute à bon nombre de personnes. Entre les parents / grands-parents qui ne peuvent plus vivre seuls et doivent se séparer de leurs biens, des enfants qui quittent le nid ou de nous-mêmes qui devons simplement déménager, « Quand nos souvenirs viendront danser » est un récit tendre qui résonnera sûrement en vous.

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Chère Mamie

Chère Mamie

« Chère Mamie » est un recueil de lettres écrit par Virginie Grimaldi, à destination de sa grand-mère. A l’intérieur de chaque petite carte, elle évoque son quotidien, sa famille, ses vacances, ses aventures. C’est alors un véritable rendez-vous qui s’instaure entre les deux correspondantes, mais aussi avec les lecteurs.

Ce recueil intitulé « Chère Mamie », vous l’avez peut-être découvert au fur et à mesure sur les réseaux sociaux. Durant plusieurs mois, Virginie Grimaldi a en effet « posté une carte à sa Mamie » sur Facebook, et l’on pouvait lire quotidiennement ses écrits. Les cartes postales ont fini par se transformer en livre, et pour joindre l’utile à l’agréable, l’auteure a décidé de reverser tous les bénéfices à l’association Cekedubonheur, qui œuvre pour le bien-être des enfants séjournant à l’hôpital.

Personnellement, j’avais lu quelques-unes de ces lettres en diagonale, mais quand j’ai appris qu’un ouvrage allait sortir, je l’attendais de pied ferme. Au final, je l’ai lu en une heure top chrono et je me suis régalée ! C’est indéniable : Virginie Grimaldi a une jolie plume. J’ai trouvé ses écrits drôles, tendres, originaux. Le fait que chaque carte postale soit accompagnée d’un polaroïd ajoute vraiment une touche personnelle aux écrits, surtout que certaines images sont assez cocasses… Cela m’a même inspirée et je prépare à mon tour une série de lettres pour mes grands-parents. D’ailleurs, si jamais vous lisez le recueil de Virginie Grimaldi, penchez-vous sur la carte du 17 février ; c’est ma favorite.

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Anna, 37 ans, est serveuse dans un restaurant, et maman de deux filles : Chloé et Lily. La première a 17 ans, et si elle a des rêves plein la tête, elle espèce surtout trouver de l’affection auprès des garçons. Quant à la seconde, elle est plutôt renfermée et a pour meilleur ami un rat qu’elle a prénommé comme son père qui a quitté la maison.

Alors qu’Anna croule déjà sous les relances des huissiers, voilà qu’elle se fait licencier par son patron, qui décide d’embaucher sa maîtresse à la place. Au même moment, elle apprend la détresse de ses filles et prend alors la décision de les embarquer pour une longue escapade en camping-car. Destination : la Scandinavie, pour s’éloigner de tout mais aussi pour admirer les aurores boréales. Si les filles sont d’abord réticentes à l’idée de ce voyage, il se pourrait bien que toute la famille y prenne goût.

Avec « Il est grand temps de rallumer les étoiles », Virginie Grimaldi nous livre un roman choral sur la famille. Le titre fait allusion à la citation du poète Guillaume Apollinaire et prend tout son sens au fil du récit. Dans cet ouvrage, trois générations sont présentes. Trois générations tourmentées par la vie et par l’amour, dans lesquelles chaque lecteur pourrait se reconnaître. Une femme endettée qui essaie de subvenir aux besoins de sa famille, une adolescente qui a peu confiance en elle et une jeune fille qui semble se plaire dans sa solitude. A elles trois, elle forme un trio de choc qui nous démontre que l’amour des siens peut déplacer des montagnes.

Même s’il ne s’agit pas de mon favori de Virginie Grimaldi (j’ai vraiment une préférence pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande« ), je pense que ce feel good book est une bonne initiation au voyage, qui peut permettre à tous de faire le point sur ce qui nous semble essentiel dans notre vie.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

bord de l'eau

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

Pauline voit sa vie basculer le jour où Ben, son mari, lui annonce qu’il ne l’aime plus. Pauline s’installe alors chez ses parents, avec son fils de 4 ans, dans son ancienne chambre. Le divorce a beau ne pas être encore prononcé, la jeune femme a dû mal à voir la réalité en face. Ce n’est pas possible que ce soit fini entre eux, qu’il mette un point final à leur si belle histoire. Pauline est persuadée que Ben a encore des sentiments pour elle et que cela n’est qu’une passade. Pour raviver la flamme, elle se met à lui écrire des lettres chaque jour, en mettant à chaque fois l’accent sur un souvenir en particulier. Cela passe de la première rencontre, à la naissance de leur fils. A ce petit jeu, Pauline ne le sait pas encore, mais elle va déterrer également des secrets jusque là bien enfouis et loin d’être anodins.

Virginie Grimaldi a déjà écrit deux romans : « Le premier jour du reste de ma vie » et « Tu comprendras quand tu seras plus grande ». Deux livres que j’ai adorés et qui sont d’ailleurs devenus des best-sellers.  J’attendais donc avec impatience de pouvoir lire son troisième, d’autant plus que j’étais déjà charmée rien qu’en lisant le titre : « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie ».

Cette nouvelle histoire, c’est une histoire d’amour différente de celles que l’on a l’habitude de lire. Ici, le prince charmant s’en va, la princesse veut le reconquérir et décide de lui ouvrir son cœur en écrivant des lettres. Ses lettres sont belles, pleines de souvenirs, d’amour, de tendresse. On sent à travers elles que Pauline n’est pas prête à laisser partir Ben. Ce qu’elle ignore en les écrivant, c’est que Ben va lui écrire à son tour des missives, mais bien loin de celles qu’elle imagine, et qui va la mettre au pied du mur. Je ne vous en dis pas plus ; l’objectif étant de vous donner envie de lire le livre et non de vous spoiler. Tout ce que je peux vous dire, c’est que Virginie Grimaldi a tout d’une grande. Avec ce troisième ouvrage, je ne peux que vous confirmer qu’elle figure dans la liste de mes auteurs préférés. Jetez-vous sur ce roman bien loin des histoires d’amour clichées qu’on a l’habitude de voir partout !

Tu comprendras quand tu seras plus grande

personne allongée sur un banc

Tu comprendras quand tu seras plus grande

Après une rupture difficile et la mort de son père, Julia accepte un poste de psychologue bien loin de Paris, dans la maison de retraite Les Tamaris, au bord de l’océan. Elle qui n’a jamais travaillé avec les personnes âgées se demande bien ce qui lui est passé par la tête. Mais au fil des jours, la jeune femme prend goût à sa nouvelle vie et tisse des liens avec les pensionnaires. D’abord simple médecin, Julia va pourtant bien aller au-delà du travail et se prendre d’affection pour certains papys et mamies. Et puis c’est sans compter ses nouveaux collègues dont elle est très proche et qui, comme elle, bénéficient d’un studio dans la résidence. Et sans oublier non plus le petit-fils d’une grand-mère bien séduisant.

Vous savez, sur ce blog, je ne vous propose que des livres que j’ai aimés. D’une part, ça évite les mauvaises surprises, et d’autre part, je donne vraiment l’impression de vous conseiller. Eh bien, je vais vous dire : « Tu comprendras quand tu seras plus grande » de Virginie Grimaldi a été mon GRAND, mon ÉNORME coup de cœur de l’été !

Pour commencer, c’est une belle histoire, un feel good book comme on dit aujourd’hui. Julia veut changer de vie, de manière radicale et son nouveau quotidien l’enchante. Bien évidemment, sous ce nouveau bonheur se cachent des petits malheurs qui font que la jeune femme soit devenue fragile.

Au personnage principal, s’ajoutent d’autres personnes au caractère bien trempé, aussi bien du côté des seniors que des juniors dirons-nous. D’ailleurs, il y a un papy dans le lot qui fait des blagues bien pourries qui m’ont bien fait rire. Vous en voulez une ? « Monsieur et Madame Motus ont un fils, comment s’appelle-t-il ? » Momo. Ben oui, Momo Motus ! ^^ Ok, je sors…

Il y a aussi des citations qui font tout le charme des débuts de chapitres, qui portent sur la vie et qui nous font cogiter. Je les ai trouvées tellement chouettes que je les ai intégrées de suite à mon carnet de citations (oui, j’en ai un, pas vous ?)

Et puis, il y a la manière de raconter à la première personne. J’ai été vraiment emballée par les réparties de Julia, par ses observations au sein de la maison de retraite. Je n’ai pas pu m’empêcher d’en évoquer certaines à haute voix à mon entourage, tellement elles me plaisaient et me semblaient vraies, c’est pour vous dire…

Enfin, arrivée à la dernière page, j’ai été émue. Émue par une lettre bien spéciale que la jeune femme écrit, mais aussi par ses réflexions, qui m’ont d’ailleurs donné des idées. Je ne vous spoilerai pas davantage.

Quoiqu’il en soit, si vous ne savez pas quel livre lire en ce moment, choisissez « Tu comprendras quand tu seras plus grande ». Pour moi, c’est un roman cinq étoiles.