Chère Mamie

Chère Mamie

« Chère Mamie » est un recueil de lettres écrit par Virginie Grimaldi, à destination de sa grand-mère. A l’intérieur de chaque petite carte, elle évoque son quotidien, sa famille, ses vacances, ses aventures. C’est alors un véritable rendez-vous qui s’instaure entre les deux correspondantes, mais aussi avec les lecteurs.

Ce recueil intitulé « Chère Mamie », vous l’avez peut-être découvert au fur et à mesure sur les réseaux sociaux. Durant plusieurs mois, Virginie Grimaldi a en effet « posté une carte à sa Mamie » sur Facebook, et l’on pouvait lire quotidiennement ses écrits. Les cartes postales ont fini par se transformer en livre, et pour joindre l’utile à l’agréable, l’auteure a décidé de reverser tous les bénéfices à l’association Cekedubonheur, qui œuvre pour le bien-être des enfants séjournant à l’hôpital.

Personnellement, j’avais lu quelques-unes de ces lettres en diagonale, mais quand j’ai appris qu’un ouvrage allait sortir, je l’attendais de pied ferme. Au final, je l’ai lu en une heure top chrono et je me suis régalée ! C’est indéniable : Virginie Grimaldi a une jolie plume. J’ai trouvé ses écrits drôles, tendres, originaux. Le fait que chaque carte postale soit accompagnée d’un polaroïd ajoute vraiment une touche personnelle aux écrits, surtout que certaines images sont assez cocasses… Cela m’a même inspirée et je prépare à mon tour une série de lettres pour mes grands-parents. D’ailleurs, si jamais vous lisez le recueil de Virginie Grimaldi, penchez-vous sur la carte du 17 février ; c’est ma favorite.

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Il est grand temps de rallumer les étoiles

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Anna, 37 ans, est serveuse dans un restaurant, et maman de deux filles : Chloé et Lily. La première a 17 ans, et si elle a des rêves plein la tête, elle espèce surtout trouver de l’affection auprès des garçons. Quant à la seconde, elle est plutôt renfermée et a pour meilleur ami un rat qu’elle a prénommé comme son père qui a quitté la maison.

Alors qu’Anna croule déjà sous les relances des huissiers, voilà qu’elle se fait licencier par son patron, qui décide d’embaucher sa maîtresse à la place. Au même moment, elle apprend la détresse de ses filles et prend alors la décision de les embarquer pour une longue escapade en camping-car. Destination : la Scandinavie, pour s’éloigner de tout mais aussi pour admirer les aurores boréales. Si les filles sont d’abord réticentes à l’idée de ce voyage, il se pourrait bien que toute la famille y prenne goût.

Avec « Il est grand temps de rallumer les étoiles », Virginie Grimaldi nous livre un roman choral sur la famille. Le titre fait allusion à la citation du poète Guillaume Apollinaire et prend tout son sens au fil du récit. Dans cet ouvrage, trois générations sont présentes. Trois générations tourmentées par la vie et par l’amour, dans lesquelles chaque lecteur pourrait se reconnaître. Une femme endettée qui essaie de subvenir aux besoins de sa famille, une adolescente qui a peu confiance en elle et une jeune fille qui semble se plaire dans sa solitude. A elles trois, elle forme un trio de choc qui nous démontre que l’amour des siens peut déplacer des montagnes.

Même s’il ne s’agit pas de mon favori de Virginie Grimaldi (j’ai vraiment une préférence pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande« ), je pense que ce feel good book est une bonne initiation au voyage, qui peut permettre à tous de faire le point sur ce qui nous semble essentiel dans notre vie.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

bord de l'eau

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

Pauline voit sa vie basculer le jour où Ben, son mari, lui annonce qu’il ne l’aime plus. Pauline s’installe alors chez ses parents, avec son fils de 4 ans, dans son ancienne chambre. Le divorce a beau ne pas être encore prononcé, la jeune femme a dû mal à voir la réalité en face. Ce n’est pas possible que ce soit fini entre eux, qu’il mette un point final à leur si belle histoire. Pauline est persuadée que Ben a encore des sentiments pour elle et que cela n’est qu’une passade. Pour raviver la flamme, elle se met à lui écrire des lettres chaque jour, en mettant à chaque fois l’accent sur un souvenir en particulier. Cela passe de la première rencontre, à la naissance de leur fils. A ce petit jeu, Pauline ne le sait pas encore, mais elle va déterrer également des secrets jusque là bien enfouis et loin d’être anodins.

Virginie Grimaldi a déjà écrit deux romans : « Le premier jour du reste de ma vie » et « Tu comprendras quand tu seras plus grande ». Deux livres que j’ai adorés et qui sont d’ailleurs devenus des best-sellers.  J’attendais donc avec impatience de pouvoir lire son troisième, d’autant plus que j’étais déjà charmée rien qu’en lisant le titre : « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie ».

Cette nouvelle histoire, c’est une histoire d’amour différente de celles que l’on a l’habitude de lire. Ici, le prince charmant s’en va, la princesse veut le reconquérir et décide de lui ouvrir son cœur en écrivant des lettres. Ses lettres sont belles, pleines de souvenirs, d’amour, de tendresse. On sent à travers elles que Pauline n’est pas prête à laisser partir Ben. Ce qu’elle ignore en les écrivant, c’est que Ben va lui écrire à son tour des missives, mais bien loin de celles qu’elle imagine, et qui va la mettre au pied du mur. Je ne vous en dis pas plus ; l’objectif étant de vous donner envie de lire le livre et non de vous spoiler. Tout ce que je peux vous dire, c’est que Virginie Grimaldi a tout d’une grande. Avec ce troisième ouvrage, je ne peux que vous confirmer qu’elle figure dans la liste de mes auteurs préférés. Jetez-vous sur ce roman bien loin des histoires d’amour clichées qu’on a l’habitude de voir partout !

Tu comprendras quand tu seras plus grande

personne allongée sur un banc

Tu comprendras quand tu seras plus grande

Après une rupture difficile et la mort de son père, Julia accepte un poste de psychologue bien loin de Paris, dans la maison de retraite Les Tamaris, au bord de l’océan. Elle qui n’a jamais travaillé avec les personnes âgées se demande bien ce qui lui est passé par la tête. Mais au fil des jours, la jeune femme prend goût à sa nouvelle vie et tisse des liens avec les pensionnaires. D’abord simple médecin, Julia va pourtant bien aller au-delà du travail et se prendre d’affection pour certains papys et mamies. Et puis c’est sans compter ses nouveaux collègues dont elle est très proche et qui, comme elle, bénéficient d’un studio dans la résidence. Et sans oublier non plus le petit-fils d’une grand-mère bien séduisant.

Vous savez, sur ce blog, je ne vous propose que des livres que j’ai aimés. D’une part, ça évite les mauvaises surprises, et d’autre part, je donne vraiment l’impression de vous conseiller. Eh bien, je vais vous dire : « Tu comprendras quand tu seras plus grande » de Virginie Grimaldi a été mon GRAND, mon ÉNORME coup de cœur de l’été !

Pour commencer, c’est une belle histoire, un feel good book comme on dit aujourd’hui. Julia veut changer de vie, de manière radicale et son nouveau quotidien l’enchante. Bien évidemment, sous ce nouveau bonheur se cachent des petits malheurs qui font que la jeune femme soit devenue fragile.

Au personnage principal, s’ajoutent d’autres personnes au caractère bien trempé, aussi bien du côté des seniors que des juniors dirons-nous. D’ailleurs, il y a un papy dans le lot qui fait des blagues bien pourries qui m’ont bien fait rire. Vous en voulez une ? « Monsieur et Madame Motus ont un fils, comment s’appelle-t-il ? » Momo. Ben oui, Momo Motus ! ^^ Ok, je sors…

Il y a aussi des citations qui font tout le charme des débuts de chapitres, qui portent sur la vie et qui nous font cogiter. Je les ai trouvées tellement chouettes que je les ai intégrées de suite à mon carnet de citations (oui, j’en ai un, pas vous ?)

Et puis, il y a la manière de raconter à la première personne. J’ai été vraiment emballée par les réparties de Julia, par ses observations au sein de la maison de retraite. Je n’ai pas pu m’empêcher d’en évoquer certaines à haute voix à mon entourage, tellement elles me plaisaient et me semblaient vraies, c’est pour vous dire…

Enfin, arrivée à la dernière page, j’ai été émue. Émue par une lettre bien spéciale que la jeune femme écrit, mais aussi par ses réflexions, qui m’ont d’ailleurs donné des idées. Je ne vous spoilerai pas davantage.

Quoiqu’il en soit, si vous ne savez pas quel livre lire en ce moment, choisissez « Tu comprendras quand tu seras plus grande ». Pour moi, c’est un roman cinq étoiles.

Le premier jour du reste de ma vie

pieds dans l'eau

Le premier jour du reste de ma vie

Pour l’anniversaire de son époux, Marie a décidé de voir les choses en grand : elle n’a rien laissé de côté pour ses 40 ans, que ce soit du point de vue de la décoration, de la maison ou des invités. Cerise sur le gâteau : elle a décidé de le quitter et de commencer à vivre vraiment, de faire ce qu’il lui plaît. Pour ce faire, Marie a réservé un billet pour réaliser une croisière autour du monde. Sur le bateau, elle fait la connaissance de deux femmes, Camille et Anne, qui vont rapidement devenir ses amies. Durant trois mois, elles vont faire le plein d’aventures et prendre le risque d’être enfin heureuses.

En prenant la décision de tout plaquer, Marie, le personnage principal, se laisse enfin une chance de goûter au bonheur. Et pour ce nouveau départ, rien de tel qu’une croisière autour du monde destinée à des personnes souhaitant voyager en solo. Mais voilà, sur le ponton, Marie va faire connaissance avec Camille, qui espère surtout « faire le tour du monde en 80 mecs » pour son blog, et Anne qui a le coeur brisé. A défaut de trouver la solitude à bord, Marie y déniche rapidement l’amitié, une amitié qui va complètement faire chavirer sa vie. Et puis il y a aussi un homme, qui ne va pas la laisser insensible…
Cette croisière que nous décrit Virginie Grimaldi dans son premier roman « Le premier jour du reste de ma vie » est une bouffée d’air frais. Sur les six ouvrages emmenés en vacances, seul celui-ci a retenu finalement mon attention, et se prêtait parfaitement à la période : les vacances, le besoin de se déconnecter, la quête de soi. 
J’avais lu en premier lieu « Tu comprendras quand tu seras plus grande » et l’ayant adoré (je vous le présenterai prochainement), j’ai naturellement voulu me pencher sur le premier opus de l’auteure. Aucun regret ! Pour tout vous dire, j’ai même hâte que Virginie Grimaldi écrive le suivant. Non seulement, ses romans sont parfaits pour réfléchir sur sa propre vie, mais en plus, ils nous détendent complètement !