Un si petit oiseau

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Un si petit oiseau

Après un accident de voiture avec sa maman qui lui a fait perdre un de ses bras, Abigaïl vit recluse chez elle. La jeune fille a laissé tomber ses projets de devenir vétérinaire et a coupé les ponts avec ses amis. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de sa famille et l’arrivée d’un ancien ami dans sa vie pour repartir sur de bonnes bases.

C’est la première fois que je lis un roman où il est question d’amputation, et je dois avouer que le sujet est très bien traité. Comment rester de marbre face à cette histoire plus que touchante ? Face à Abigaïl qui doit totalement repenser ses gestes du quotidien et son futur. Face à sa mère qui se sent coupable et qui sombre, elle aussi dans la dépression. Face à sa sœur qui devient totalement transparente.

Hymne à la vie et à l’amour, « Un si petit oiseau »  est un ouvrage qui se destine aussi bien aux adolescents qu’aux adultes. Avec ce dernier, Marie Pavlenko nous démontre bien que l’espoir meurt en dernier, et que l’amitié peut nous donner des ailes. Car, c’est bien grâce au retour d’un ami d’enfance que la jeune fille va parvenir à remonter à la pente et à se reconstruire. Avec lui, Abigaïl va réapprendre à vivre, se découvrir une nouvelle passion pour les oiseaux, se faire de nouveaux amis et tourner la page sur cet accident qui l’a marquée à jamais. Bien que le sujet évoqué soit sensible, le roman n’en est pas sombre pour autant. Légèreté et humour font partie intégrante du récit. Il se peut bien sûr que vous ne le trouviez pas original, que l’ornithologie ne vous intéresse guère, qu’il y ait ce sentiment de déjà-vu avec ce garçon qui débarque et qui va mettre soudainement du baume à l’âme de la jeune fille, mais j’ai envie de dire : « Et alors ? » Et alors, ça fait du bien de lire ce genre d’ouvrages, de constater que l’amour peut soulever des montagnes. C’est un roman que je ne peux que recommander à ceux qui apprécient les happy-end. Et qui sait ? Il se pourrait bien qu’en le lisant, vous versiez votre petite larme…

Retrouvez ma chronique sur Masscritics.

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