La première fois c’était quand même plus marrant

La première fois c’était quand même plus marrant

Cela fait trois ans que Daisy est en rémission. Alors qu’elle commence à faire des projets sur le long terme avec Jack, son mari, elle apprend qu’elle est atteinte d’un nouveau cancer… en phase terminale. Si la mort reste une perspective effrayante, celle de laisser l’amour de sa vie l’est encore davantage. Daisy se met donc en quête de trouver la femme idéale pour Jack, quitte à oublier le peu de temps qu’il lui reste en sa compagnie.

Il m’a fallu quelques pages tout de même pour me rendre compte que « La première fois c’était quand même plus marrant » n’était pas du tout une suite à « La première fois qu’on m’a embrassée je suis morte ». Cela m’a rassurée sur d’éventuels problèmes de mémoire. Colleen Oakley, l’auteure, fait en réalité un clin d’œil à son premier ouvrage, en indiquant au lecteur que le sujet qui sera traité ici sera beaucoup plus lourd. Et en effet, quoi de plus tragique que la fin d’une vie, que d’apprendre qu’il ne nous reste plus que quelques mois, que les rêves que l’on voulait réaliser vont devoir être abandonnés. Malgré la tristesse, la colère, le désespoir, Colleen Oakley a inséré dans son roman quelques touches d’humour. Authentique, salvateur, le livre nous interroge sur notre rapport à la vie et à la mort. On n’est pas loin de verser sa petite larme.

La première fois qu’on m’a embrassée je suis morte

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La première fois qu’on m’a embrassée je suis morte

« Si j’ai appris une chose, c’est que l’amour est chaotique. Il ne nous est pas livré dans un joli paquet cadeau. Il ressemble plutôt au cadeau d’un enfant, tout froissé et gribouillé au crayon. Imparfait. Mais toujours un cadeau. Seulement, tous les cadeaux ne sont pas faits pour durer éternellement. » C’est avec ce genre de phrases que Colleen Oakley nous séduits dans son roman baptisé « La première fois qu’on m’a embrassée je suis morte ». L’auteure nous embarque en effet dans une histoire d’amour qui sort de l’ordinaire pour notre plus grand bonheur.

L’histoire, justement, est celle de Jubilee, une trentenaire atteinte d’une allergie pas comme les autres : celle du contact humain. En clair, Jubilee est allergique… Aux gens ! Elle ne peut pas les toucher, les enlacer, les embrasser ou encore partager ses affaires, boire dans le verre de quelqu’un d’autre, etc. Durant neuf ans, la jeune femme vit recluse chez elle avant de prendre son courage à deux mains et de sortir. Le hasard fait que cette dernière tombe sur une ancienne camarade de classe qui lui propose un poste de bibliothécaire. D’abord réticente, Jubilee finit par accepter. A la bibliothèque, elle fait la rencontre d’Eric Keegan, un homme divorcé qui vient de s’installer en ville avec Aja, son fils adoptif. Et bien qu’elle les tienne distance, cette rencontre va pourtant révolutionner sa vie.

Avec « La première fois qu’on m’a embrassée je suis morte », Colleen Oakley,  nous livre un roman détonnant. Sur 500 pages, le lecteur s’attache à Jubilee et suis petit à petit son parcours allant de la réclusion à la guérison. Avec Aja et Eric, elle forme un trio irrésistible qui, outre le fait de nous divertir, nous amène à réfléchir sur le dépassement et l’estime de soi. Un pur coup de cœur !