S’il fallait se dire Adieu

S’il fallait se dire adieu

Scott souffre d’une insuffisance cardiaque. A 19 ans, il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Mais il ne veut pas laisser sa mère seule. Aussi, pour elle, il se met en quête de l’homme idéal sur les réseaux sociaux, en postant une vidéo. Ignorant tout de son projet, cette dernière va accepter les divers rendez-vous, allant pourtant de déconvenue en déconvenue. Sauf que Scott n’avait pas compté sur l’imprévisible quand il a démarré ses recherches.

« S’il fallait se dire adieu » est le premier roman de l’auteure grecque Madeleine Reiss. Paru aux éditions Milady, cet ouvrage, qui s’inscrit dans la ligne des feel good books, est rempli d’émotions. Impossible de ne pas être attendri par la dernière volonté de Scott, à savoir, donner une seconde chance en amour à sa mère. Si l’humour est régulièrement au rendez-vous avec les nombreux prétendants qui se bousculent à leur porte, la tristesse est également palpable tout du long. Profondément attendrissant,  le récit nous marque de par une relation mère-fils sublime et le tragique destin de l’adolescent. Si vous aimez les romans de Jojo Moyes, vous ne pourrez qu’apprécier l’écriture de Madeleine Reiss !

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Le jour de ma mort

Le jour de ma mort

Et si vous connaissiez le jour de votre mort, que feriez-vous ? C’est en tout cas ce qui arrive à Charlotte, une jeune femme sans histoire. Il y a trois ans, cette dernière est partie en voyage à Marrakech avec ses meilleures copines. Sur place, elles ont consulté un voyant. Jusqu’à présent, toutes ses prédictions se sont avérées exactes. A Charlotte, il avait annoncé une mort violente le 28 octobre. Et voici que nous y sommes. Réveillée en sueur, la demoiselle attend minuit avec impatience. Va-t-elle survivre à cette journée ?

Jacques Expert nous embarque dans un suspense insoutenable. Avec « Le jour de ma mort » paru chez Sonatine Editions, l’ancien grand reporter nous livre un récit implacable, où nous suivons une héroïne effrayée par ses souvenirs. Est-elle simplement paranoïaque ou vraiment en danger ? Pour ne rien arranger, un tueur en série rôde actuellement en ville. Il s’attaque aux jolies blondes qui possèdent un chat. Tout le profil de Charlotte en plus. Difficile pour moi de lâcher le livre, d’autant que toutes mes hypothèses tombaient à l’eau les unes après les autres. J’ai été agréablement surprise par le final, auquel je ne m’attendais absolument pas, ce qui signifie pour moi qu’une oeuvre est vraiment réussie. Voici donc le troisième roman que je lis de Jacques Expert et il se pourrait bien que je poursuivre sur ma lancée…

Si tu crois un jour que tu m’aimes

Si tu crois un jour que tu m’aimes

Manon se réveille un beau matin sur le paquebot King of The Seas. Un début de journée qui pourrait paraître normal si elle était touriste comme les autres personnes présentes sur le bateau. Mais non ! Manon est une passagère clandestine. D’ailleurs, elle ne sait même pas comment elle a atterri sur cette croisière inaugurale qui se dirige tout droit vers New York, et n’a aucune affaire avec elle. Ce qui l’inquiète, c’est la disparition de son sac, qui contient un objet extrêmement important. En parallèle à cette aventure rocambolesque, Manon se souvient du passé, et plus particulièrement de Raphaël, son meilleur ami depuis l’enfance. Une histoire qui aurait, semble-t-il des conséquences sur sa situation actuelle.

Je remercie tout d’abord Charlie Wat qui m’a contactée pour lire son nouveau roman; « Si tu crois un jour que tu m’aimes ». Je ne connaissais pas l’auteure auparavant et j’ai été plus que ravie de découvrir son écriture et son univers. A la lecture du résumé, on pourrait s’attendre à une comédie romantique toute mignonne, mais on se situe davantage dans la feel good littérature. La couverture et le titre m’ont plu d’emblée et la quatrième de couverture annonçait une lecture légère sans prise de tête. Ce roman, je l’ai dévoré. J’ai passé un agréable moment dans le présent, où Manon se retrouve employée de force sur le paquebot, et dans le passé en compagnie de Raphaël. Un petit coup de cœur d’ailleurs plutôt pour les souvenirs d’enfance qui m’ont mis la larme à l’œil. Et croyez-moi, il m’en faut beaucoup pour lâcher une larme sur un livre ! Drôle, rafraîchissant, triste, cet ouvrage nous embarque dans une palette d’émotions, et il s’avère difficile de le lâcher avant le fin mot de l’histoire. Il y a d’ailleurs de fortes chances pour que « Si tu crois un jour que tu m’aimes » ne soit pas ma seule lecture de Charlie Wat, tellement sa plume est addictive. Alors, n’attendez plus et embarquez avec Manon pour une croisière hors du commun cet été!

La nounou barbue

La nounou barbue

Cathy vit en Dordogne avec ses deux enfants, Lucas et Pilou. Coiffeuse de profession, elle a la chance de pouvoir compter sur sa Tante Lulu quand elle manque de temps pour ses bouts de chou. Mais un jour, ladite tante fait une chute et se retrouve immobilisée, les deux chevilles dans le plâtre. Cathy placarde des annonces alors un peu partout pour trouver une nounou. Les candidats ne se bousculent pas vraiment au portillon. Seul Elias, grand gaillard barbu, est disponible. Un profil atypique mais qui pourrait bien faire la différence.

« La nounou barbue » n’est pas le premier roman que je lis d’Aloysius Chabossot. Son premier livre, « Fallait pas l’inviter ! » m’avait beaucoup amusée. Lorsque les éditions Eyrolles m’ont proposé la lecture de ce nouvel ouvrage, je n’ai donc pas hésité !

J’ai d’abord eu peur de lire une histoire réchauffée. J’avais déjà lu une romance où la nounou des enfants était en fait un homme (si vous voulez connaître le titre, il s’agit d’un roman d’Holly Peterson, baptisé sobrement « Le nounou ») et je me demandais si je n’allais pas retrouver les mêmes codes. Finalement, les deux récits n’ont pas grand-chose en commun. Elias s’apparente en effet davantage à un bûcheron qu’à une baby-sitter, mais il semble s’occuper très bien des enfants. Et évidemment, il ne laisse pas Cathy insensible. Cela donne une « romcom » comme on appelle cela dans le jargon : un brin de comédie et un soupçon de romance. La différence se joue sur le personnage d’Elias, bien mystérieux, et qui va attirer de plus en plus notre attention. Et même si on se doute du point final, le passé d’Elias se situe bien loin de ce que le lecteur pouvait imaginer. Une bonne lecture qui détourne un peu la comédie romantique !

La cerise sur le gâteau

La cerise sur le gâteau

Bernard et Brigitte sont en couple depuis 37 ans. Depuis qu’elle est à la retraite, Brigitte revit. Elle profite de sa nouvelle liberté pour chérir ses petits-enfants et donner de son temps aux personnes âgées. Pour Bernard, c’est une toute autre histoire. La retraite, il y va à reculons. Et il espère bien que durant cette première semaine de « vacances imposées », l’entreprise le rappellera pour lui dire qu’il est indispensable. Bougon hyperactif, le nouveau retraité va devoir trouver de nouvelles occupations, et c’est loin d’être gagné. Heureusement, Brigitte a un nouveau projet en tête qui pourrait leur faire changer complètement de vie. Mais c’était sans compter les devoirs du petit-fils qui allaient semer la pagaille dans la famille…

Rien qu’à la lecture du résumé, je savais que ce nouveau roman d’Aurélie Valognes allait me plaire ! Généralement, les retraités de nos jours se répartissent en deux catégories : ceux qui dépriment et ne savent plus quoi faire, et ceux qui se disent débordés.

J’ai lu tous les romans d’Aurélie Valognes, et dans l’ordre de parution s’il vous plaît ! Mon préféré jusqu’à présent était « Au petit bonheur la chance » que j’ai trouvé drôlement émouvant. Désormais, sur le haut du podium, vous trouverez son dernier, « La cerise sur la gâteau », qui m’a encore plus plu ! J’ai apprécié le côté ronchon de Bernard, sa façon d’éviter sa femme, de se créer un agenda. J’ai apprécié leur semaine passée avec les petits-enfants et le nouvel engouement du papy pour l’écologie. Il y a de nombreuses situations amusantes, mais aussi des phrases remplies de bon sens. L’écriture est agréable et l’on voit que l’auteure tient à nous montrer que chacun peut faire quelque chose de bien pour la planète. Enfin, j’ai été agréablement surprise par les remerciements qui nous permettent d’en savoir plus sur la vie d’Aurélie Valognes.

Lisez ce roman si vous avez un coup de mou, si vous préparez votre retraite ou si vous avez tout simplement envie de passer un bon roman, vous ne le regretterez pas !

« A 35 ans, on n’a le temps de rien, à 65, on a du temps, mais encore faut-il savoir quoi en faire… »