La délicatesse des rêves

La délicatesse des rêves

Nathan est un jeune architecte, qui change de boulot comme de chemise. Son chemin croise celui de Lily, une comédienne au cœur sensible. Cette rencontre l’aide enfin à se poser. Le couple a des projets, parmi lesquels celui d’avoir un enfant. Mais les aléas de la vie vont passer par là et les amoureux vont être confrontés au pire des drames.

Après avoir lu « Opalescence », je découvre le nouveau roman d’Amaury Dreher, « La délicatesse des rêves ». Mélange de romance et d’aventure, l’ouvrage nous invite dans une multitude de villes que sont New York, Katmandou ou encore Istanbul. Sur place, Nathan fait des rencontres qui l’aiguille dans son voyage et qui nous permet de découvrir différents pays, parfois rarement sous le feu des projecteurs, comme la Roumanie par exemple. Un voyage loin d’être anodin puisque le jeune homme n’a qu’à but : retrouver la femme qu’il a perdue.

Un grand merci à Amaury Dreher pour sa confiance et pour m’avoir permis de lire ce second ouvrage. « La délicatesse des rêves » est un embarquement pour des contrées parfois lointaines, ponctué de personnages attachants. Si on peut reprocher quelques lenteurs, on saluera les descriptions des villes et pays par lesquels on passe, ainsi que les réflexions sur lesquelles l’auteur souhaite que nous nous attardions. Tout comme le personnage principal, le lecteur est amené à se questionner sur ses valeurs, ses ressources et ses expériences qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui. Le roman pourrait presque être estampillé « développement personnel » pour le coup !

Je tiendrai tout de même à préciser que je n’étais néanmoins pas « à fond dans cette lecture ». Point de reproche par rapport à l’écriture ou l’histoire, mais plutôt au contexte personnel assez difficile qui faisait parfois que je m’égarais dans le récit.

La vie est un roman

La vie est un roman

Brooklyn, avril 2010 : Flora Conway, romancière discrète mais célèbre, s’amuse à une partie de cache-cache, avec Carrie, sa fille de 3 ans. Mais le jeu tourne au drame : alors que les portes et les fenêtres sont fermées, la fillette s’évapore. Les caméras de surveillance de l’immeuble ne montrent rien d’anormal et l’enquête de police fait choux blanc. Seul un écrivain de l’autre côté de l’Atlantique pourrait connaître la vérité. Reste à Flora à le débusquer.

L’an dernier, je n’ai pas lu « La vie secrète des écrivains », car depuis quelque temps, Guillaume Musso donne une dimension très policière à ses histoires et ce n’est absolument pas ma tasse de thé. En voyant le résumé de « La vie est un roman », je me suis dit : « Ça y est, l’auteur revient à ses premiers amours », et hop je me suis lancée. Et quelle claque !  C’est simple : je n’ai jamais lu un ouvrage pareil. Le récit est d’une originalité telle qu’il m’a laissée sans voix et l’on voit qu’il a été très travaillé.
On y fait la connaissance de deux écrivains populaires mais dévastés. L’un par la disparition mystérieuse de sa fille, l’autre par son divorce et le départ imminent de son ex-femme et de son fils pour les Etats-Unis. Un lien insoupçonnable les unit.
Comme à chaque fois, Guillaume Musso s’amuse avec son lecteur, le surprenant là où il ne l’attend pas. Et l’intérêt supplémentaire de « La vie est un roman » réside dans la place consacrée justement au métier d’écrivain. Animé par cette passion, l’auteur n’hésite pas pour chacun de ses chapitres, à mettre en avant des citations en lien avec la profession, et à évoquer dès qu’il le peut la création littéraire dans toute sa splendeur. Encore une fois, celui qui est numéro 1 des ventes en France prouve qu’il a de l’imagination à revendre et qu’il n’a pas fini de nous étonner…

Éloge du cygne

Éloge du cygne

« Éloge du cygne », c’est un roman qui a été écrit durant le confinement. Pas le premier sans doute, ni le dernier, mais pour appâter le public, David Chapon, l’auteur, a misé sur un bandeau humoristique déclarant « Amour, canard et virus – Prix Confiné 2020 ».

Après avoir écrit « Une semaine à l’UCPA – manuel pratique », l’écrivain s’est essayé à la fiction en pleine crise du Co-vid 19. La comédie romantique raconte l’histoire d’Elena, jeune cardiologue aux origines roumaines (dit aussi le cygne), et Nicolas, un écrivain contemplatif (le fameux canard). Alors qu’ils viennent de se rencontrer et commencent à s’aimer, un virus provenant de Chine met leur quotidien à rude épreuve.

Disponible pour le moment sur le site d’Amazon en version numérique, « Éloge du cygne » est un roman plutôt léger malgré la gravité du thème. David Chapon a été pleinement inspiré par le confinement et chaque Français se reconnaîtra sans aucun doute dans certains de ses propos. Les situations évoquées, on ne peut plus réalistes, en font un récit marquant, d’autant plus que la chute est assez étonnante. Et malgré sa fine épaisseur, il reste percutant, drôle et parfois tendre. Reste à savoir s’il parviendra à tirer son épingle du jeu. J’imagine que d’ici peu de temps, les récits sur le confinement pousseront comme des champignons en librairie.

Juste quelqu’un de bien

Juste quelqu’un de bien

Bérénice a 34 ans. Elle vit à Paris, en colocation avec Juliette, sa meilleure amie, mais aussi dans la même maison que sa mère et sa grand-mère. Célibataire plutôt désespérée, la jeune working-girl enchaîne les relations sans lendemain. Et pour ne rien arranger, voilà qu’elle a le syndrome de la page blanche face à l’écriture de son énième romance historique. Peut-être est-il venu le moment de faire un break et de se poser les bonnes questions ? Peut-être sur son père qu’elle n’a jamais connu, ou sur Aurélien, son coup de cœur d’adolescente que la vie n’arrête pas de mettre sur son chemin…

Voilà une belle romance ! « Juste quelqu’un de bien » est un nouveau coup de cœur, écrit par Angéla Morelli. Il raconte l’histoire d’une trentenaire qui semble n’être tombée qu’une fois amoureuse dans sa vie. D’un garçon qui était à la même fête, qu’elle a recroisé quelques années plus tard en boîte de nuit, puis au détour d’une séance de dédicaces et enfin dans le salon de sa mère, astrologue.

Qu’est-ce qui différencie cette comédie romantique d’une autre ? Eh bien, j’ai trouvé que ce n’était pas « cul-cul la praline », que le récit était plutôt réaliste, que les personnages étaient tous dotés une forte personnalité (et cela comprend Capitaine Haddock, le perroquet de Bérénice) mais aussi d’une grande sensibilité, et que l’histoire posait des interrogations plutôt intéressantes sur la vie. Malgré ses allures de feel good book, « Juste quelqu’un de bien » n’a pas toujours un ton léger et c’est peut-être le côté fouillé qui rend cet ouvrage particulièrement captivant. Une nouvelle pépite à ajouter à sa bibliothèque !

A un pas de dire oui

A un pas de dire oui

A l’aube de son trentième anniversaire et de son prochain mariage, Eve fait le bilan de sa vie : son boulot, ses envies de bébé, et cette fameuse « joyeuse cérémonie » comme elle aime l’appeler et dont elle fait le décompte. Le jour J, alors que la jeune femme monte les marches de la mairie, les flash-backs s’enchaînent sur les mois qui viennent de s’écouler. Ethan est-il « le bon » ? Ne fait-elle pas une grosse connerie ?

Découvert sur le site simplement.pro qui met en contact les maisons d’’auto-édition et les auteurs qui ont recours à ce moyen de publication avec des chroniqueurs, « A un pas de dire oui » est un joli roman qui déborde d’éclats de rire et de guimauve. Le sujet principal : le mariage. Dire « oui » à quelqu’un pour la vie peut angoisser bon nombre de personnes et les questionnements peuvent se multiplier jusqu’au jour des épousailles. Certains iront jusqu’à peser le pour et le contre, à se remettre en question ou pire : mettre les voiles le jour de la cérémonie même. Eve est une femme pétillante, drôle, qui pourrait facilement faire partie de notre cercle d’amis. Et lorsqu’elle s’interroge sur ses projets, on la comprend parfaitement.

Pour son premier roman, Audrey Sarradin s’approche de grands auteurs, à l’instar de Sophie Kinsella. Mélange de comédie romantique et de chick-lit, « A un pas de dire oui » est une chouette histoire qui parlera aussi bien à celles qui viennent de se mettre la bague au doigt qu’aux célibataires. Avec de drôles des citations, du café sous toutes ses formes et un enterrement de jeune fille qui dépote, impossible de ne pas se détendre avec cet ouvrage entre les mains !