Le petit grumeau illustré 2

maman

Le petit grumeau illustré 2

Le petit grumeau a bien grandi ! Le voilà qui marche, qui parle et qui fait les 400 coups. Attaque de papillons, refus d’aller sur le pot, doudou perdu, notre maman fait état de la loose parentale. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que le grumeau donne son avis sur tout et fait des misères au chat.

Le tome 2 du « Petit grumeau illustré » est fidèle à son prédécesseur. Dans cet ouvrage, Nathalie Jomard nous fait part de sa vie de maman, de l’éducation qu’elle tente d’inculquer à son enfant et de toutes les remarques auxquelles elle a le droit. Le dernier chapitre quant à lui, n’est autre qu’un « préambule gestationnel » Eh oui, vous l’aurez compris, elle est à nouveau enceinte, et s’empresse avec joie de nous faire le décompte mois par mois. C’est sans aucun doute la partie que j’ai préféré dans ce second opus ! Merci aux éditions J’ai Lu de continuer à m’amuser avec ces chroniques d’une apprentie maman.

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L’odyssée d’Hakim

L’odyssée d’Hakim

Hakim est un jeune homme syrien qui, suite à la guerre, a dû quitter sa famille, ses amis et même sa propre entreprise. Dans un premier temps, il se réfugie chez un copain au Liban, pensant être en sécurité. Mais sur place, le travail vient à manquer. Direction alors la Jordanie, où sa tante se fait une joie de l’héberger. Il trouve un petit job dans une société de nettoyage. Mais là encore, l’arrivée massive de réfugiés est mal acceptée par le pays. Le contrôle du travail au noir est renforcé et Hakim est contraint de faire à nouveau ses valises, direction cette fois la Turquie. A Antalya, faute de réussir sa vie professionnelle, Hakim trouve l’amour et se marie. Suite au prochain épisode…

Fabien Toulmé raconte dans son album « L’odyssée d’Hakim » l’histoire vraie d’Hakim, un réfugié syrien, qui vit désormais à Aix-en-Provence. L’idée d’un tel récit lui est venu au moment où l’on apprenait le crash d’un avion de la GermanWings. Vous allez me demander : « quel est le rapport ? » Le rapport réside dans la façon dont l’info a été traitée par les médias : des grandes Unes sur l’accident et un simple filet pour annoncer en parallèle  le décès de 400 migrants dans la Méditerranée.

Le premier tome, intitulé « De la Syrie à la Turquie », démarre avec le quotidien d’Hakim en Syrie, sa famille, ses amis, son job de pépiniériste, mais aussi le contrôle très oppressant des membres du service de renseignement. Viennent ensuite les manifestations contre le régime et les tensions entre les différentes communautés. Hakim finira même en prison pour avoir simplement aidé un manifestant blessé.

« L’odyssée d’Hakim » est un album vraiment très prenant, qui nous permet de revoir nos préjugés vis-à-vis des migrants. A aucun moment nous ne tombons dans le pathos ; au contraire, nous sommes captivés par le récit de Fabien Toulmé, comme pour chacune de ses bandes dessinées d’ailleurs.

Le chemisier

Le chemisier

Séverine, étudiante en lettres à la Sorbonne, mène une existence plutôt banale, aux côtés d’un homme qui porte davantage d’intérêt aux jeux vidéo qu’à sa copine. Lors d’une soirée de baby-sitting, la jeune femme se voit prêter un chemisier en soie qui va brusquement changer le regard que l’on porte sur elle. Les hommes se retournent dans la rue et lui trouvent du charme, les professeurs la mettent sur un piédestal et Séverine prend de plus en plus confiance en elle.

Bastien Vivès est un auteur/illustrateur très prolifique. Pas une année ne se passe sans qu’il ne sorte une nouvelle bande dessinée. En cette fin année, c’est « Le chemisier » que nous découvrons, une bande dessinée qui brosse un portrait à la fois sensuel et très contemporain. A travers cet ouvrage, l’auteur démontre à quel point l’apparence peut avoir une influence sur le regard des autres et sur le quotidien. Il suffit que Séverine porte un joli chemisier en soie blanche pour que tous les regards soient braqués sur elle. Les hommes la désirent et même les femmes la dévisagent. Voyant ce changement, elle ne peut que prendre de l’assurance, quitte à ne jurer que par cette seule tenue. Une BD somme toute sympathique qui emmène Séverine sur des chemins parfois osés.

Moins qu’hier (plus que demain)

mariage

Moins qu’hier (plus que demain)

« Moins qu’hier (plus que demain) », c’est un concentré de chroniques acides sur la vie de couple. Fabcaro évoque avec nous le train-train quotidien, le déjeuner mensuel chez les grands-parents, la répartition des tâches, le sexe, l’éducation des enfants, le tout avec beaucoup d’ironie, et à travers plusieurs histoires de couples. Il y par exemple Géraldine, qui a quitté le lit très tôt ce matin. On le sait tous, Géraldine s’est barrée, mais Fabien, encore couché, pense qu’elle est allée chercher le petit-déjeuner. Il y a Agathe, qui n’en peut plus de son couple et qui n’hésite pas à le dire à son cher et tendre, qui ne trouve rien de mieux que de satisfaire de tout.

Les dialogues sont piquants, désopilants, parfois jouissifs. Ils ne sont pas sans nous rappeler certaines saynètes des séries « Un gars, une fille » ou « Scènes de ménages », avec des scénarios à la limite du possible. A offrir pour un mariage, un PACS ou une pendaison de crémaillère.

positif

Extrait de la BD « Moins qu’hier (plus que demain) »

Et puis Colette

librairie

Et puis Colette

A 30 ans, Anouk est enfermée dans sa routine parisienne. Sous les ordres d’une chef tyrannique, elle travaille à la bibliothèque de la ville et se fait plaisir dans sa librairie préférée, où elle rêve de devenir plus qu’une simple cliente. Mais tout bascule le jour où Anouk apprend le décès de sa sœur. Une sœur dont elle était très proche lorsque qu’elle était enfant, mais qu’elle a peu à peu perdue de vue. Lors de la signature du testament, la bibliothécaire apprend qu’elle a été désignée tutrice de Colette, la fille de sa sœur, âgée de 7 ans. Devant cette nouvelle responsabilité imprévue, Anouk perd pied. Et si cette nouvelle relation était la réponse à toutes ses questions ?

Je vous l’ai déjà sûrement dit, je suis une grand fan du travail de Mathou. J’apprécie énormément ses illustrations et pour la deuxième année consécutive, je me suis procurée son heureux journal qui me sert d’agenda. Pour réaliser la bande dessinée « Et puis Colette », Mathou a collaboré avec la scénariste Sophie Henrionnet, et le résultat est juste sublime.

On y fait la connaissance d’Anouk, une bibliothécaire un peu paumée dans sa routine, et de Colette, une fillette attachante, qui n’a pas la langue dans sa poche, et qui vient de perdre sa maman. Entre les deux personnages, l’entente est rapidement au beau fixe. Mais les projets d’Anouk et le décès brutal de sa sœur risquent de changer à tout jamais leur relation.

Moralité de l’histoire ? Faire confiance à son cœur ; apprendre à voir le côté positif des choses, la vie se chargera déjà assez rapidement de vous apporter son lot de malheurs ; et enfin, réaliser ses rêves.