Diffusée depuis la semaine dernière sur France Télévisions, la série « Je sais pas » est adaptée du roman éponyme de Barbara Abel. L’occasion de poser quelques questions à la romancière belge devenue incontournable dans l’univers des romans à suspense.

Par le passé, plusieurs de vos romans ont été adaptés pour le cinéma et la télévision. Le dernier en date est un remake américain de votre livre « Derrière la haine », plus connu sous le titre « Mother’s Instinct ». Est-ce que quand vous écrivez une nouvelle histoire, vous pensez à son adaptation future ? Je ne me préoccupe jamais d’une possible adaptation à l’écran quand j’écris un roman. D’abord parce que j’écris un roman, justement, destiné à être lu et non à être vu, ensuite parce que c’est le travail d’adaptation qui va intéresser un réalisateur ou un scénariste. Si j’écrivais une sorte de scénario romancé, ça ne plairait à personne, ni aux lecteurs, ni aux scénaristes ou réalisateurs car ils n’auraient plus la liberté d’adapter l’histoire à leur imaginaire.
Actuellement, les téléspectateurs peuvent découvrir la mini-série « Je sais pas », adaptée de votre roman éponyme, Quel a été votre rôle dans cette adaptation ? Je n’ai eu aucun rôle dans l’adaptation de mon roman « Je sais pas » en série. J’ai juste été passer une journée sur le tournage, c’est la seule chose que j’ai faite. C’est Olivier Prieur, le scénariste, qui a totalement adapté l’histoire, et ensuite c’est le réalisateur et toute l’équipe qui en ont fait ce qu’elle est devenue. Ça ne me pose aucun problème.
Votre dernier roman, « Le bonheur sur ordonnance » est disponible en librairie quelques mois maintenant. Contrairement aux précédents, l’histoire a un ton un peu plus feel good. Pourquoi ce changement de style ? C’est un roman qui est sorti en 2009 ; je venais de changer de maison d’édition, et j’avais envie d’essayer autre chose. En effet, quand j’étais aux éditions du Masque, je ne pouvais publier que du polar. En arrivant chez Fleuve, je pouvais me permettre un autre genre littéraire et j’avais cette idée de personnage atteinte d’une maladie orpheline qui force au bonheur pour pouvoir guérir.
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