Depuis l’adaptation en roman graphique en 2021 de son titre « Quelqu’un à qui parler », Cyril Massarotto avait déserté les rayons des librairies. Il sera de retour le 5 mars avec un roman inédit, « Matcha Thérapie », aux éditions NaMi.

Le 5 mars prochain, sortira aux éditions NaMi votre onzième roman, « Matcha Thérapie ». Pouvez-vous nous le présenter ? C’est l’histoire d’Etienne, qui a une pharmacie un peu particulière à Montmartre : il a un petit coin avec un canapé, une table, et quand il sent que certains de ses clients ont besoin de plus que de médicaments, il leur propose de s’installer avec lui et de boire un thé matcha. Pour lui, c’est l’occasion de les faire parler et d’essayer de véritablement les soigner plutôt que d’être juste un commerçant. Par cet intermédiaire, il va faire une rencontre très importante, celle d’Isabelle. Un des intérêts du livre, c’est qu’on ne va pas être que du côté des « victimes » des histoires d’amour qui se sont mal terminées, mais on va aussi avoir le son de cloche des auteurs de ces malheurs. Comment est-ce qu’on peut guérir de grandes ruptures, de grands traumatismes, et qu’est-ce qui a amené les autres à nous faire subir cela. ? C’est un peu le sel du livre.
Pourrons-nous compter sur votre présence lors de festivals littéraires cette année ? Pour les festivals, j’ai déjà reçu quelques invitations. Malheureusement, il y en a quelques-uns que j’adore, comme celui de Saint-Louis, que je ne pourrai pas faire parce que j’ai pas mal d’événements privés. Je serai à Montpellier, à la « Comédie du livre ».
Après les éditions XO et Flammarion, vous voici aux éditions NaMi depuis peu. Pourquoi ce changement d’éditeur ? J’ai édité neuf livres chez XO. Le dernier, « Les dédicaces » n’en était pas un pour cet éditeur et les éditions Flammarion l’ont accepté tout de suite. Il s’est passé ensuite des choses chez Flammarion qui m’ont attristé et qui m’ont un peu dégoûté du milieu littéraire. Comme j’avais des opportunités au théâtre et pour des scénarios de films, je me suis lancé là-dedans. Il se trouve que Camille Juré, éditrice chez NaMi, a remarqué que « Quelqu’un à qui parler » n’avait jamais été édité au format poche. Elle a souhaité réparer cette injustice et j’étais ravi ! C’est comme ça que j’ai rencontré les équipes de NaMi, mais je n’étais toujours pas prêt à repartir dans les romans. A l’occasion de la sortie de ma pièce de théâtre, « Le bémol », Jeanne Pois-Fourni, la directrice de NaMi, m’a recontactée. Je lui ai envoyé le manuscrit de « Matcha Thérapie » et elle a tout de suite beaucoup aimé. Je pense que c’est important de travailler avec des gens qui ont envie de l’auteur que vous êtes. Je trouve que la couverture est vraiment chouette. Ce n’est pas seulement un livre qui sort pour moi, c’est aussi le feu de l’écriture qui est revenu, et ça, c’est vraiment génial !
Quelques-uns de vos romans ont été adaptés par le passé, soit pour la télévision (« Le premier oublié »), soit en roman graphique (« Quelqu’un à qui parler »). Est-ce qu’un autre titre, voire même le dernier, est susceptible de suivre la même trajectoire ? « Quelqu’un à qui parler » est en train d’être adapté en pièce de théâtre ; ça devrait se faire, je l’espère, en 2026. Et concernant « Matcha thérapie », je l’ai écrit comme un film. Pour moi, on est dans un film choral avec ces personnages qui se croisent, ce jeu d’allers-retours, de flashbacks sur les rencontres. J’ai écrit mes quatre personnages principaux, et je leur ai donné la voix et le physique d’acteurs français. Je ne dirai pas qui pour ne pas saborder mes chances éventuelles, mais c’était la petite anecdote !
Crédits photo : Guilaine Massarotto
