La Médiathèque communautaire de Sarreguemines

intérieur d'une médiathèque

Médiathèque communautaire de Sarreguemines

Chose promise, chose due, je vous avais proposé un article pour vous présenter mon lieu de travail, eh bien le voici !

le coin des bébés-lecteurs dans une médiathèque

Médiathèque communautaire de Sarreguemines

Depuis plus de cinq ans, je suis donc assistante de conservation du patrimoine et des bibliothèques à la Médiathèque communautaire de Sarreguemines. Plus communément, on dirait bibliothécaire, voire médiathécaire, même si ce terme correspond à un autre grade de la fonction publique.
Ma Médiathèque se situe en Lorraine, non loin de la frontière allemande et figure en 5e position des bibliothèques les plus grandes de la région, en termes de superficie, derrière Metz, Nancy, Epinal et Thionville.

fauteuils face à la sarre

Médiathèque communautaire de Sarreguemines

3100m² sont dédiés au public. On y trouve un secteur jeunesse avec tout un tas d’ouvrages pour les 0-13 ans, une salle de travail, un atelier d’animations, une salle de conte et des ordinateurs. A côté, se situe le secteur adulte. Romans et documentaires côtoient CD et DVD, mais aussi partitions musicales, bornes d’écoute, revues, journaux et textes lus. Des ordinateurs en libre service sont mis à la disposition des usagers qui ne sont pas inscrits. Ceux qui ont leur carte d’abonnement peuvent se rendre au Cybercentre, où ils pourront se connecter à Internet et utiliser des logiciels de bureautique. Le fond de la Médiathèque est occupé par le secteur lorrain/francique (notre dialecte)/langues. C’est notre fonds patrimonial. Les usagers peuvent y occuper des cabines de langues pour apprendre les langues de manière autonome, ainsi qu’un tas d’autres logiciels. Non loin, une salle de travail pour les grands est adossée au checkpoint, notre secteur de jeux vidéo !

un patio dans une médiathèque

Médiathèque communautaire de Sarreguemines

Quand il fait beau, les lecteurs peuvent profiter des rayons de soleil grâce à nos deux patios. Ils ont également la possibilité de venir travailler/étudier quand bon leur semble sur nos tables de travail, et de se connecter au WiFi.

A tous ces secteurs, s’ajoutent tout un panel d’animations pour les enfants et les adultes : heure du conte, conférence, expo, cercle de conversation, apéro littéraire, soirée jeux de société, atelier d’initiation à la tablette, spectacle, rencontre d’auteurs et j’en passe. Chaque année avec le reste de l’équipe, nous mettons les bouches doubles pour proposer les meilleures animations possibles. Nous proposons également de multiples services, parmi lesquels « MediaDom », c’est-à-dire le portage à domicile et les « BookBox ». Après avoir rempli une fiche de renseignements, les usagers reçoivent une box de livres personnalisés en fonction de leurs goûts et de leurs besoins, agrémentés de goodies et de gourmandises.

secteur jeunesse dans une médiathèque

Médiathèque communautaire de Sarreguemines

Et moi dans tout ça ? J’ai plusieurs casquettes. Côté secteur, je m’occupe des bandes dessinées pour adultes, et j’ai la chance d’avoir un libraire spécialisé qui vient à moi régulièrement pour me présenter les nouveautés et me conseiller. Je suis également la webmaster/community manager de l’équipe. En clair, je m’occupe de promouvoir et de communiquer autour de la Médiathèque sur le Web (sites et réseaux sociaux). Je fais du service public, comme tout le monde, m’occupe de certaines animations et suis chargée des relations avec la Maison d’Arrêt. Comme de nombreuses bibliothèques, nous avons un partenariat avec ce type d’établissements pour apporter notre aide aux bibliothèques carcérales et prêter des ouvrages. Enfin, notre Médiathèque dispose d’un réseau de bibliothèques situées aux alentours. Je suis la référente de deux d’entre elles.

Je vous avoue que je ne me destinais pas du tout à ce métier à la base, même si j’ai toujours aimé lire et fréquenter les médiathèques. C’est lors de mon stage de Master en communication web que j’ai découvert l’envers du décor. Et vous savez quoi ? Je ne regrette pas un seul instant !

 

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Du 12 au 14 septembre, Nancy organisait pour la 36e année consécutive sa manifestation littéraire « Le Livre sur la place ». Un événement incontournable pour les passionnés de littérature puisqu’il s’agit du premier salon national de la rentrée littéraire. L’occasion de découvrir les nouveaux romans qui ont déboulé sur le marché du livre, d’aller à la rencontre des éditeurs, auteurs et libraires, et de faire de belles rencontres.

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Pour ma part, il s’agissait de mon tout premier « Livre sur la place ». La découverte a commencé le vendredi 12 septembre avec l’enregistrement de l’émission radiophonique « Le masque et la plume », mais je reviendrai sur cet épisode dans un autre billet. Je vais me concentrer sur le samedi 13 septembre, une journée riche en émotions qui m’a convaincue d’y retourner l’année prochaine.

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

La journée a commencé sous le chapiteau, sous lequel des dizaines et des dizaines de stands étaient installés. Premier défi proposé par le Crédit Mutuel : deviner le nombre de livres que contient leur immense boîte en verre. Je tente le coup, sait-on jamais, il y a tout de même 600€ de bons d’achat en librairie à la clé. Et puis je me laisse porter au gré des tables. Je vois « en vrai » des auteurs dont j’ai entendu parler, que j’ai parfois lus, Yasmina Khadra, Katherine Pancol, Elise Fisher, Charlotte Valandrey, ou encore Riad Sattouf. Les auteurs adressent un petit mot à leurs fans, tandis que les illustrateurs peaufinent des dessins uniques.

De mon côté, je suis rapidement comblée. Je prends des photos, je vais à la rencontre de Samantha Bailly, l’écrivaine de « Ce qui nous lie » ; je lui dis que j’ai adoré son livre. Je me laisse tenter par un de ses nouveaux ouvrages, « A pile ou face », un roman Young Adult, qu’elle me dédicace (ma toute première dédicace d’auteur, un grand moment !) Nous échangeons encore quelques mots ; elle s’avère très accessible et sympathique.

Tatiana de Rosnay

Quelques mètres plus loin, nouveau coup de bol : Tatiana de Rosnay vient de s’installer à son stand et il n’y a pas encore foule. Je m’empresse de rejoindre la file d’attente ; c’est une de mes auteures favorites. Je lui dis que j’ai tout lu d’elle, elle me répond : « Poursuivez sur votre lancée ». Elle me dédicace « Café Lowendal & autres nouvelles » son dernier ouvrage, et me parle d’un autre livre qu’elle vient de rééditer, celui qu’a écrit sa grand-mère, Natasha de Rosnay, il y a de nombreuses années, et qui s’intitule « La promesse d’Odessa ». Je lui promets que je le lirai aussi.

Le livre sur la place

La journée s’enchaîne avec de belles rencontres. J’assiste à la table ronde « Les héroïnes de la rentrée littéraire », animée par Olivia de Lamberterie, rédactrice en chef du magazine Elle. Sur son plateau, elle accueille une toute jeune auteure, Amalia Finkelstein, mais aussi Geneviève Brisac et surtout, David Foenkinos. Les écrivains évoquent tour à tour leurs ouvrages, dans les moindres détails. En sortant, le hasard fait que je me trouve à côté de David Foenkinos. J’ai hâte de lire son dernier roman, « Charlotte ». Je m’empresse de lui dire que « j’adore ce qu’il fait », comme une groupie, ce qui le fait sourire.

Katherine Pancol

Frédéric Beigbeder

Peu avant 18h, je me dirige vers l’hôtel de ville pour une dernière rencontre mais pas des moindres : Frédéric Beigbeder, là encore, un auteur que j’affectionne particulièrement. Il y a au moins 300 personnes dans la salle. Son dernier livre s’est épuisé dans la journée. Durant une heure, il évoque « Oona et Sallinger » qui me met à l’eau à la bouche. C’est un personnage drôle, intelligent et plus que sympathique lui aussi.

Je repars du « Livre sur la place » avec des étoiles plein les yeux et l’espoir de renouveler l’expérience le plus tôt possible.