A volonté – Tu t’es vue quand tu manges ?

A volonté – Tu t’es vue quand tu manges ?

La grossophobie, voilà le sujet de la bande dessinée écrite et illustrée par Mathou et Mademoiselle Caroline, intitulée « A volonté – tu t’es vue quand tu manges ? »

A travers cet ouvrage, les deux auteures évoquent le poids, grosse source d’angoisse au quotidien, aussi bien dans la vie intime qu’en société. Car, si cela fait longtemps que les mannequins longilignes se pavanent sur les podiums, ce n’est pas pour autant qu’on en a terminé avec les stigmatisations liées au poids. Grandes tailles absentes des rayons de magasin, sport inadapté « aux gros », infrastructures « faites pour les minces » (dans les transports en commun par exemple), Mademoiselle Caroline et Mathou épinglent les petites phrases qui tuent et tout ce qui cloche. Si l’une tente de s’accepter, la seconde essaie de mincir. Elles n’hésitent pas à partager leurs diverses expériences : déjeuner au restaurant, régimes, shopping, tout y est passe.

Gabrielle Deydier, auteure de l’ouvrage « On ne nait pas grosse » a signé la préface de cette BD très d’actualité. Une BD qui permettra à certains lecteurs peut-être de se sentir moins seul(s), à d’autres de comprendre ce mal-être sociétal. Avec une belle palette de couleurs et beaucoup d’humour, Mathou et Mademoiselle Caroline ferment le clapet à tous ceux dont les remarques sont exacerbantes. Peut-être arriveront-ils à tourner sept fois la langue dans leur bouche…

 

Peurs bleues

Peurs bleues

Avez-vous des phobies ? Des peurs au quotidien ? Mathou, l’illustratrice, en a un paquet. A travers « Peurs bleues », elle nous livre ses peurs les plus secrètes, les petites comme les grandes, les réelles comme les plus délirantes. Objectif ? Apprendre à rire de ses angoisses et de cette maladie des gens qui paniquent.

Mathou a organisé son ouvrage en douze chapitres :

  • « Je vois des monstres partout » : Alors on croit que les monstres sous le lit, ça existe juste quand on est petit, mais il arrive qu’une fois grand, on ne soit pas serein seul(e) dans sa maison ;
  • « J’ai peur d’être enfermée » : Pas forcément besoin d’être claustrophobe pour ne pas aimer les ascenseurs par exemple ;
  • « J’ai peur des avions » : Et elle n’est pas la seule. Certains sont d’ailleurs prêts à se mettre une mine pour se détendre ;
  • « J’ai peur de la voiture » : Car, oui, les accidents les plus fréquents ont lieu en voiture ;
  • « J’ai peur de mourir » : Une peur qui concerne beaucoup de gens car, contrairement aux chats, nous n’avons qu’une vie ;
  • « J’ai peur de dire non » : Il faut se forcer, parfois prendre sur soi pour arriver à dire ces trois petites lettres. Ça s’apprend et Mathou nous donne des conseils ;
  • « J’ai peur des miroirs » : Mathou ne supporte pas de se voir dans un miroir et évite à tout prix de les regarder ;
  • « J’ai peur que ma fille me quitte » : Comme de nombreux parents, l’idée que les enfants quittent un jour le nid a beau sembler normale, elle reste terrifiante ;
  • « J’ai peur de la surchauffe » : Difficile d’évacuer parfois ses pensées, de ne pas lister toutes les choses à faire et de s’accorder du temps pour soi. Si certains font facilement un burn-out, Mathou essaie de son côté de faire la part des choses.
  • « J’ai peur du regard des autres » : Lorsqu’elle est invitée quelque part, Mathou a du mal à faire avec le regard des autres et évidemment, elle ne peut pas s’empêcher de se comparer à autrui, chose à ne surtout pas faire ;
  • « Je suis une imposteuse » : Alors qu’elle possède une belle carrière d’illustratrice et qu’elle a déjà plusieurs livres à son actif, Mathou se sent parfois comme une imposteuse dans le monde de l’édition. Heureusement, ses fans sont là pour lui rappeler que ce qu’elle fait, c’est tout simplement génial ! ;
  • « J’ai peur de déranger » : C’est la dernière peur de Mathou et elle n’est pas la seule dans ce cas. On a parfois du mal à s’affirmer, à prendre les devants et à intervenir. Il faut parfois oser.

En somme, « Peurs bleues » regroupe des peurs qui peuvent tous nous concerner. Les mettre en lumière peut parfois démontrer à quel point certaines n’ont pas lieu d’être. Pour d’autres, il est possible d’apprendre à les maîtriser. Cela demande de l’exercice, de la confiance en soi et parfois d’être tout simplement aidé. Un ouvrage très agréable à lire avec des couleurs qui collent parfaitement avec la frousse qui peut se glisser en nous.

Et puis Colette

librairie

Et puis Colette

A 30 ans, Anouk est enfermée dans sa routine parisienne. Sous les ordres d’une chef tyrannique, elle travaille à la bibliothèque de la ville et se fait plaisir dans sa librairie préférée, où elle rêve de devenir plus qu’une simple cliente. Mais tout bascule le jour où Anouk apprend le décès de sa sœur. Une sœur dont elle était très proche lorsque qu’elle était enfant, mais qu’elle a peu à peu perdue de vue. Lors de la signature du testament, la bibliothécaire apprend qu’elle a été désignée tutrice de Colette, la fille de sa sœur, âgée de 7 ans. Devant cette nouvelle responsabilité imprévue, Anouk perd pied. Et si cette nouvelle relation était la réponse à toutes ses questions ?

Je vous l’ai déjà sûrement dit, je suis une grand fan du travail de Mathou. J’apprécie énormément ses illustrations et pour la deuxième année consécutive, je me suis procurée son heureux journal qui me sert d’agenda. Pour réaliser la bande dessinée « Et puis Colette », Mathou a collaboré avec la scénariste Sophie Henrionnet, et le résultat est juste sublime.

On y fait la connaissance d’Anouk, une bibliothécaire un peu paumée dans sa routine, et de Colette, une fillette attachante, qui n’a pas la langue dans sa poche, et qui vient de perdre sa maman. Entre les deux personnages, l’entente est rapidement au beau fixe. Mais les projets d’Anouk et le décès brutal de sa sœur risquent de changer à tout jamais leur relation.

Moralité de l’histoire ? Faire confiance à son cœur ; apprendre à voir le côté positif des choses, la vie se chargera déjà assez rapidement de vous apporter son lot de malheurs ; et enfin, réaliser ses rêves.

Tout plaquer et aller prendre un bain

prendre un bain

Tout plaquer et aller prendre un bain

« Tout plaquer et aller prendre un bain », ce titre sonne bien ! Ce titre donne aussi envie de se plonger rapidement dans cette bande dessinée. A l’intérieur, Mathou (l’auteure), connue aussi sous le pseudo « Crayon d’Humeur », nous propose ses petits moments qui la rendent heureuse. Il s’agit là d’un livre poétique, pour rire, pour sourire, pour s’émouvoir, se reconnaître au travers des illustrations. Cette BD, c’est une succession d’instants réels ou rêvés qui nous montre les bons côtés de la vie. Il y a les petits moments de tous les jours et ceux qui sont plus ponctuels. C’est une bande dessinée pleine de couleurs, des dessins tout en rondeur. Impossible de ne pas tomber sous le charme du crayon de Mathou et de ce livre arc-en-ciel.

Pour ma part, je me suis reconnue dans bon nombre d’illustrations. Je ne prends que quelques exemples tels que « Regarder un film avec un plaid même en été », « Eclater de rire », « Marcher sur le sable », « L’odeur des livres », « Boire un chocolat chaud » pour vous montrer à quel point il est facile de se reconnaître dans les dessins. Alors bien entendu, le livre n’est pas exhaustif et on pourrait facilement imaginer un tome 2, un tome 3, mais il a l’avantage de nous donner la patate et de nous montrer que le bonheur est à portée de mains. « Tout plaquer et aller prendre un bain » est selon moi une BD incontournable à ajouter à sa bibliothèque idéale !

Les wonder women aussi mettent une culotte gainante

super héroïne

Les Wonder Women aussi mettent une culotte gainante

Cette bande dessinée, c’est avant tout le travail d’une blogueuse qui connaît enfin la joie d’être publiée ; j’ai nommé Mathou. Il s’agit d’une illustratrice que je suis depuis quelque temps via son site Crayon d’humeur. Aujourd’hui, elle sort enfin sa BD, qu’elle a intitulée « Les Wonder Women aussi mettent une culotte gainante ».

Que trouve-t-on à l’intérieur de cette bande dessinée ? Quatre chapitres. Le premier s’appelle « Y’a pas de mal à se faire du bien » et s’apparente aux petits bonheurs du quotidien : se rendre chez Ikea pour acheter un meuble et sortir avec plein d’accessoires ; se donner à fond en salle de sport pour craquer une heure plus tard sur un bon dessert ; ou encore notre relation vis-à-vis du pot de Nutella. Dans le second chapitre, « Girly mais pas trop », Mathou met l’accent sur ces choses qui concernent essentiellement les filles, à savoir les soldes, le fait de s’habiller comme un sac quand on reste à la maison ou encore de devoir s’épiler. Au troisième chapitre, on passe à « Comment tu m’aimes ». L’illustratrice y évoque sa moitié et aussi le fait d’être enceinte. Enfin, la BD s’achève avec « Les dessins du mercredi » (avec ou sans raviolis) où l’auteure raconte l’arrivée de bébé. Du comportement des parents au manque d’intimité, en passant par l’enfant qui grandit, Mathou n’omet rien, ou presque. 
 
Editée par Monsieur Pop Corn (que je ne connaissais absolument pas jusqu’à maintenant), « Les Wonder Women aussi mettent une culotte gainante » est une BD colorée, pleine de bonne humeur. Le dessin tout en rondeur vous charmera, tout comme les anecdotes, dont certaines vous parleront forcément !
« A l’école on nous apprend le passé simple, mais que dalle sur le futur compliqué. »