Ma fille, mon enfant

Ma fille, mon enfant

A 17 ans, Chloé est amoureuse pour la première fois. Le hic, c’est que son petit-ami s’appelle Abdelaziz, un prénom qui n’est pas vraiment au goût de sa mère. Car, oui, Catherine est raciste. Contrairement à son mari, elle désapprouve cette relation et n’hésite pas à y mettre son grain de sel. Autour d’elle, tout le monde connait son avis sur la question. Entre la mère et la file, les relations se détériorent, jusqu’à disparaître complètement. Et puis un jour, un événement tragique frappe Abdelaziz. Lorsque Catherine veut soutenir sa fille, il est trop tard, le lien est déjà rompu.

C’est une histoire familiale que nous dévoile David Ratte, à travers « Ma fille, mon enfant ». Une histoire où il est question d’amour, des relations parents/enfants, mais aussi de racisme. Catherine est en effet une femme pleine de haine, bourrée de préjugés, à l’extrême de l’extrême de la droite. En mettant des bâtons dans les roues aux adolescents, la mère n’obtient non seulement pas ce qu’elle veut mais ses relations avec sa fille deviennent quasi-existantes ; au point que même un drame n’y changera plus grand-chose.

Complètement d’actualité, « Ma fille, mon enfant » interroge le lecteur sur la peur de l’autre et la maîtrise de ses émotions. Un album intimiste, qui se dévore d’une traite.