La part des anges

La part des anges

Suite à la mort accidentelle de son fils, Lisa, son mari et sa fille quittent Paris pour s’installer dans le Périgord. C’est dans une ferme isolée, répondant au nom de « La Part des Anges » qu’ils déposent leurs valises. Mais sur place, alors que son époux devient le médecin du village et que sa fille se fait rapidement des amis, Lisa peine à se reconstruire. En rangeant ses affaires, elle tombe dans le grenier sur le journal intime d’Alice, l’une des anciennes propriétaires des lieux. Page après page, cette dernière y raconte ses souvenirs et ses souffrances datant de la Seconde Guerre mondiale.

Avant de vous dévoiler mon avis, savez-vous à quoi fait référence « La part des anges » ? C’est une expression qui est surtout connue par ceux qui côtoient l’univers du vin. « La part des anges », c’est une manière poétique pour parler du phénomène d’évaporation qui se produit lorsque l’alcool vieillit dans un fut. La partie du spiritueux qui s’évapore est donc celle attribuée aux anges.  Voilà pour le savoir inutile du jour ! Passons maintenant aux choses sérieuses : « La part des anges » est sans doute mon roman chouchou de Bruno Combes. J’ai été véritablement embarquée par cette histoire qui se trame au fin fond de la campagne, par le deuil qu’a du mal à faire Lisa, et par la découverte d’une correspondance datant des années 1940. Un échange de lettres assez succinct mais qui a l’avantage de changer les idées à l’héroïne.

J’ai dévoré le livre en deux jours tellement j’avais du mal à le lâcher. Ce voyage entre deux époques constitue un aller-simple pour s’évader de sa routine. Avec Gilles Legardinier, Bruno Combes fait partie de ces écrivains qui parviennent parfaitement à se glisser dans la peau d’une femme pour exprimer des émotions qui lui sont propres. Une belle histoire aux tons dramatiques et porteuse d’espoir.