Détox

Détox

Mathias est un homme qui vit à 100 à l’heure. Directeur général d’une société en pleine expansion, il ne compte pas ses heures. Son médecin et sa femme ont beau lui dire de mettre la pédale douce, Mathias ne l’entend pas de cette oreille. Avec ses deux téléphones en poche et ses nombreux rendez-vous, il voit à peine la lumière du jour. S’il semble pourtant être un mari comblé, père de deux enfants, Mathias a pourtant une liaison avec son assistante, Victoria. Et puis un jour, tout dérape. La jeune femme décède d’un AVC. Après l’enterrement, Mathias prend la voiture, traverse la France pour s’inscrire à un stage de détox.

« Détox » a été écrit et illustré par Antonin Gallo et Jim. Ce dernier est connu pour avoir notamment écrit et illustré « Un petit livre oublié sur un banc » ou encore « Une nuit à Rome ». Cette nouvelle bande dessinée, qui est en fait un premier volume, est en plein dans l’actualité, puisqu’elle traite de notre société ultra connectée. On y retrouve bien entendu notre addiction au portable, mais aussi le surmenage et le burn-out au travail. Pour en parler, Jim a créé un personnage principal à la fois bourru et attachant. Mathias est un grand patron, surmené, et qui, pour ne rien arranger à sa santé, fume comme un pompier et est à deux doigts d’un arrêt cardiaque. Cette BD m’a beaucoup fait penser à une série qui s’intitule « Le jour où le bus est reparti sans elle » de Beka, Cosson et Marko, où là aussi, l’héroïne met les voiles pour réaliser un stage de développement personnel.

Toute la bande dessinée se situe dans des tons gris-orangés et donne une véritable touche artistique à l’album. Alors faites comme Mathias : durant votre lecture, éteignez votre téléphone portable et profitez de l’instant. Apprenez à vous déconnecter du quotidien, ne serait-ce que quand vous rentrez chez vous le soir. Prenez du temps pour vous et vos proches. Oubliez les écrans.

Publicités

Un petit livre oublié sur un banc

femme assise sur un banc avec un livre

Un petit livre oublié sur un banc

Assise sur un banc dans un parc pendant sa pause déjeuner, Camélia remarque un livre abandonné, intitulé « A l’ombre des grands saules pleureurs », d’un auteur inconnu. A l’intérieur, se trouve une dédicace : « Ce livre est pour la personne qui le trouvera ». Intriguée, la jeune femme décide de l’emporter avec elle, et entame sa lecture le soir même. Au fil des pages, Camélia se rend compte que certains mots sont entourés. Alignés bout à bout, il s’avère que ces mots forment une phrase. Serait-ce une invitation masquée pour communiquer ? Camélia mène alors l’enquête pour retrouver le propriétaire du livre

« Un petit livre oublié sur un banc » est en deux tomes. Inutile donc de vous préciser que l’on reste légèrement sur sa faim une fois que l’on arrive à la dernière page de cette bande dessinée, signée Jim & Mig.

Faisant référence au phénomène du bookcrossing qui consiste à laisser des livres dans des lieux publics pour les faire découvrir à d’autres lecteurs, cette BD nous embarque immédiatement dans une correspondance pour le moins originale. Sous des allures de comédie romantique, l’histoire aborde bien évidemment l’amour de la lecture mais aussi les relations amoureuses et la réalisation des rêves.

« Un petit livre oublié sur un banc » est une gourmandise dont on se délecte, une bande dessinée aux dessins frais qui vous fera tout oublier le temps d’un instant, et qui parlera forcément à tous les amoureux de la littérature.

Où sont passés les grands jours ?

homme dans un cimetière avec des oiseaux

Où sont passés les grands jours ?

Fred s’est suicidé. Ses amis, Etienne, Hugo et Jean-Marc sont en deuil et n’arrivent pas à se remettre de cette perte subite, surtout Hugo. Ce dernier a encore son numéro de téléphone en mémoire, et il lui arrive de passer un coup de fil. Bien évidemment, ce n’est plus Fred qui répond mais un vieil homme, qui n’hésite pas à entamer la conversation. Fred n’est pas parti sans rien laisser à ses meilleurs potes. Chacun a reçu un cadeau ultime, qui changera à tout jamais leur vie.

« Où sont passés les grands jours » de Jim & Alex Tefenkgi m’a beaucoup fait penser à la récente BD de Zep, « Une histoire d’hommes ». On a en effet un scénario très proche : une bande de copains qui prend de l’âge, des rêves jamais réalisés, des secrets enfouis. Il y a d’une part la tragique disparition de Fred, et de l’autre, l’histoire personnelle d’Hugo. En couple avec Alice, et papa d’une petite Violette, le père de famille souffre de la routine. Mais le cadeau de Fred va bouleverser les choses. Les auteurs, ici, nous livrent une belle bande dessinée, sur une histoire d’amitié touchante, comme on aimerait en vivre.

L’invitation

deux hommes assis sur le toit d'une voiture

L’invitation

Il fait nuit. Raphaël dort paisiblement avec sa petite-amie lorsque le téléphone sonne. Son ami Léo est bloqué en pleine campagne, suite à une panne de voiture. Peu enclin à venir en aide à son copain, Raphäel se laisse finalement convaincre par son amie, et prend la route. Arrivé sur place, il découvre que Léo n’a pas du tout de problème de voiture. Le jeune homme a appelé à la rescousse tous ses amis pour voir qui viendrait le secourir. Une mauvaise blague qui ne plait pas à Raphaël.

Avec « L’invitation », Jim et Mermoux proposent une bande dessinée axée sur l’amitié. Il faut en effet avoir sacrément de culot pour appeler tous ses amis en pleine nuit et leur faire gober une telle histoire de panne. Le stratagème fonctionne pourtant à merveille puisque tout le monde s’est déplacé, preuve que Léo peut compter sur ses copains. Lorsque Raphaël tente de faire de même, le résultat est peu probant. Personne ou presque ne prend la peine de se déplacer.

Les amis, les vrais, on les compte généralement sur les doigts d’une main. Peu de gens sont prêts à sortir du lit en pleine nuit pour venir en aide à un pote. Il y a ceux que l’on croise dans la rue et avec lesquels on se contente d’un « salut, ça va? » ; les amis d’enfance ; les copains des bancs d’école et parfois avec un peu de chance, on a un(e) meilleur(e) ami(e). Avec les années et le quotidien, pas toujours évident de conserver les liens et pourtant, Léo nous prouve qu’en étant attentif et fidèle, on peut y arriver. Alors si un jour, vous êtes perdu en race campagne, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Une petite tentation

une femme en petite tenue en train de se tenir la jambe sur un fauteuil rouge

Une petite tentation

Calista est une jolie jeune étudiante qui, pour subvenir à ses besoins, fait du baby-sitting chez une famille. Sa copine Anna, beaucoup plus libre et extravertie, n’hésite pas à s’incruster chez elle pour de longues discussions. Ensemble, elles rêvent d’une vie meilleure, de résider dans les beaux quartiers avec un homme charmant à leurs bras. Soudain, Anna a une idée. Et si, au lieu d’attendre 20 ans avant que tout cela soit accessible, elles faisaient en sorte que leur rêve devienne réalité aujourd’hui ? Pour cela, rien de plus simple, il suffirait de draguer le chef de famille chez qui Calista officie plusieurs soirs par semaine. Les deux jeunes femmes vont alors se lancer un défi : c’est à celle qui séduira la première le mari qui gagnera.

« Une petite tentation » a été écrite et illustrée par Jim et Grelin. J’ai déjà eu l’occasion de lire des bandes dessinées de Jim, donc je savais un peu à quoi m’attendre en termes de « mise en scène » dirons-nous. Ici, le récit est plutôt dérangeant, car il s’agit avant tout d’un jeu malsain, vénal, érotique, qui prend rapidement de l’ampleur, ce qui maintient le lecteur en haleine jusqu’au bout. Bon, le mari cède assez facilement aux avances, ce qui est un peu le point faible du scénario, mais le reste est plutôt bien mené. On distingue bien l’étudiante gentille, de la garce qui va jusqu’au bout. On a aussi affaire à une jeunesse qui ne veut pas se fouler et souhaite des résultats immédiats (attention à ne pas en faire une généralité tout de même). Une petite tentation de lecture donc qui porte bien son nom !