Le maître des crocodiles

crocodile

Le maître des crocodiles

Eté 1984 : des plongeurs débarquent sur un archipel non loin de l’île de Sumatra, en Indonésie, dans le but de réaliser un documentaire sur l’écologie. Léo et sa femme Isabelle, sont accompagnés de Bernard. Mais le projet tourne court lorsqu’Isabelle, enceinte, est dévorée par un crocodile géant. Avec les habitants de l’île, Bernard et Léo traquent la bête et la blessent à l’œil, à défaut de réussir à la tuer. Trente ans plus tard, Léo revient sur les lieux du drame pour en finir avec celui qui a mis fin à la vie de sa femme…

C’est dans un décor paradisiaque que nous emmènent cette fois-ci Stéphane Piatzszek et Jean-Denis Pendanx, sur les îles Banyak. Mer azur, grand soleil, l’endroit est pourtant menacé par le réchauffement climatique. Ce qui au départ ne devait qu’être un reportage ordinaire se transforme en un véritable cauchemar. Les lieux sont infestés de prédateurs redoutables : des énormes crocodiles qui en viennent à dévorer les humains. Trente ans après le drame qui a coûté la vie à sa femme, Léo ne se remet pas de sa perte et repart à la chasse. Un lien étrange s’est noué avec le crocodile tueur et l’endroit a bien changé après le passage du Tsunami…
Justement, le tsunami était l’objet de la précédente BD du duo d’auteurs. Comme je l’avais bien aimée, je me suis donc penchée sur « Le maître des crocodiles ». Comme toujours, le dessin est superbe. J’ai tout de même préféré la première intrigue, mais celle-ci accroche tout de même le lecteur, ne serait-ce qu’à cause du comportement très particulier du crocodile. 

Tsunami

bateau en train de couler

Tsunami

Au nord de l’île de Sumatra, un homme cherche désespérément sa sœur, Elsa Mataresse. Celle-ci a disparu au lendemain du Tsunami, le 26 décembre 2004, alors qu’elle se trouvait parmi les secours. Neuf ans plus tard, et sans jamais avoir perdu espoir, le frère cadet se met en quête de vérité. Du lac Toba à l’archipel des Banyak, l’homme multiplie ses recherches, et apprend au fur à mesure des jours à mieux connaître sa chère sœur.

Stéphane Piatzszek et Jean-Denis Pendanx revinnt sur un événement tragique, qui a bouleversé des milliers de vies, à savoir, le fameux Tsunami en Indonésie, le 26 décembre 2004. Les illustrations sont de toute beauté malgré l’ampleur du drame. Au bout de neuf ans sans nouvelles, on se doute un peu de la conclusion de l’histoire, et pourtant on a envie d’y croire jusqu’au bout. Si les îles paradisiaques et les personnes atypiques que l’on rencontre donnent un côté léger à cette bande dessinée, le récit n’en est pas moins douloureux. La perte d’un être cher dans une catastrophe naturelle est atroce, dans la mesure où la famille ne peut pas faire son deuil si le corps n’est pas retrouvé. Ici, on ne sait absolument pas ce qui s’est passé, puisque la disparition remonte à l’après-tsunami et qu’en plus, Elsa Mataresse faisait partie des secours. S’agit-il d’une disparition volontaire ? Y’a-t-il-eu un meurtre ? Etait-elle malade ? Le frère va tout faire pour trouver le fin mot de l’histoire. Un récit prenant, triste, mais où l’espoir meurt en dernier.