Célibataires

david foenkinos

Célibataires

« Célibataires », c’est l’histoire de Michel et Sylvie, deux employés d’une agence matrimoniale en voie d’extinction. Car, à l’heure d’Internet, il faut le dire, les rencontres amoureuses se passent désormais de ce genre de service. Les jours se suivent et les clients se font rares à l’agence. Célibataires eux-mêmes, Michel et Sylvie ont réussi à s’oublier dans cette quête de l’âme sœur. La disparition des clients serait sans doute l’occasion idéale pour commencer à s’occuper de soi…

Après avoir lu « Le plus beau jour » de David Foenkinos, me voici lancée dans une nouvelle pièce de théâtre de l’auteur, à savoir : « Célibataires ». Courte, dynamique, drôle, percutante, les descriptifs ne me manquent pas pour nommer cette pièce. Il n’y a pourtant qu’un duo sur scène, mais quel duo ! Les deux protagonistes n’ont pas leur langue dans leur poche et ont du répondant. Les répliques fusent, certaines sont même immortelles, et l’on ne voit pas le temps passer. J’aimerais beaucoup voir cette pièce un jour au théâtre ou même à la télévision, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j’ai même essayé de retenir certaines expressions pour pouvoir les ressortir à point nommé !

Publicités

Le plus beau jour

quatre personnes

Le plus beau jour

Quelques heures seulement après la naissance de leur fils, Pierre annonce à sa femme Nathalie qu’il a convié son meilleur ami à la maternité. Une décision qui déplaît fortement à la nouvelle maman qui aurait largement préféré se reposer, d’autant plus que ledit Michel vient accompagnée de sa nouvelle copine, Sophie.  Dans la chambre comme dans les couloirs de l’hôpital, l’ambiance va rapidement dégénérer pour bouleverser à tout jamais la vie de ces deux couples.

Cela faisait quelque temps que je n’avais plus lu de pièces de théâtre et celle de David Foenkinos baptisée « Le plus beau jour » était sur ma wishlist. Je dois vous dire que j’ai passé un agréable moment et que j’aurais bien aimé voir cette pièce en chair et en os lorsqu’elle a été jouée l’an dernier à Paris.  Les personnages sont à la fois tordants et attachants. On s’amuse de la situation qui ne dépasse quasiment pas le seuil de l’hôpital, et on savoure les disputes, les confidences et les règlements de compte. Le « must » reste tout de même le bouquet final ; les personnages n’ont plus du tout la même vie qu’au début de la pièce, ce qui ferait presque penser à du théâtre burlesque !

La tête de l’emploi

homme avec pull sur la tête

La tête de l’emploi

Bernard, quinquagénaire, a le ciel qui lui tombe sur la tête. En quelques heures à peine, il perd son job de banquier, se fait plaquer par sa femme et retourne vivre chez ses parents pour ne pas se retrouver à la rue. La loose totale en somme ! Qui plus est, papa et maman ne sont pas vraiment ravis que leur rejeton revienne au bercail. Mais très vite, l’organisation d’antan est de retour. « Bernard, n’oublie pas les courses ! « , « Bernard, brosse-toi les dents ! » Et c’est sans compter la dernière lubie de la famille, à savoir : trouver une nouvelle femme à Bernard. Qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ?

Après avoir lu déjà trois-quatre romans de David Foenkinos, je me suis attaquée à « La tête de l’emploi », à la couverture assez drôle, il faut le souligner. On ne peut avoir que de la compassion pour Bernard. Lui qui a toujours été exemplaire dans son travail, se retrouve à la porte à cause de « la crise » et d’un petit énervement qui a mal tourné avec un client. Pour son couple cependant, aucune excuse. Si Bernard n’est pas allé voir ailleurs, il n’y met pas du sien pour autant et ne prête plus aucune attention à sa femme.
Le réaménagement dans la chambre de son enfance est assez cocasse, et les rapports avec son ex et sa fille, plutôt houleux. Mais Bernard n’hésite pas à s’inventer une vie pour leur faire croire que tout va bien. Et puis un jour, tout finit par bien aller, grâce à une rencontre pas du tout hasardeuse…

Je vous laisse sur ces points de suspension, car je n’aime pas spoiler et ça pourrait vous gâcher le roman si vous comptiez le lire. Toujours est-il que c’est le premier roman plutôt humoristique de David Foenkinos que je lis. Bon d’accord, tout n’est pas drôle dans le récit mais le ton est disons… léger, ce qui fait que les pires situations passent très bien ! Ça se lit vite, c’est dynamique, il y a beaucoup de paragraphes et de petits chapitres ce qui fait qu’on s’y attache finalement à ce Bernard ! Une lecture bien sympathique, prise de tête non incluse !

Le mystère Henri Pick

grande porte en bois qui cache plein de livres

Le mystère Henri Pick

En Bretagne, à Crozon plus précisément, il existe une bibliothèque municipale qui dédie un de ses rayons à tous les livres refusés par les éditeurs. Seule condition pour qu’un auteur y soit présent : ramener lui-même un exemplaire de l’ouvrage. Sur place, une jeune éditrice de passage dans la région pense tomber sur un chef-d’oeuvre, écrit par un certain Henri Pick. Avec son petit-ami, Delphine va se mettre à enquêter sur ce mystérieux écrivain. La piste est remontée facilement. En très peu de temps, la jeune femme retrouve l’épouse d’Henri Pick et apprend que ce dernier est décédé il y a deux ans déjà. Mais cela n’empêche en rien la publication du livre, une vraie pépite pour la maison d’édition, qui va rapidement trouver son public !

Ce n’est pas le premier livre de David Foenkinos que je lis. « Charlotte », son dernier ouvrage, avait été un véritable coup de cœur pour moi, et au vu du résumé du « Mystère d’Henri Pick », j’étais impatiente de pouvoir le lire ! Et, je n’ai pas été déçue. Rien que les descriptions m’ont déjà donné envie de découvrir Crozon, en Bretagne, c’est pour vous dire ! Et puis ce rayonnage dédié aux manuscrits refusés, franchement, n’est-ce pas là une idée originale ? Quoi qu’il en soit, l’histoire est véritablement passionnante. On se doute dès le départ que ce livre signé Henri Pick va connaître un succès fulgurant, mais qu’il va aussi être contesté. Un journaliste, prénommé Jean-Michel Rouche va en effet remettre en question la paternité de l’oeuvre.
« Le mystère Henri Pick » s’apparente à une enquête littéraire, mais aussi à une comédie qu’on a du mal à lâcher. Outre les clins d’œil tout au long de l’ouvrage de David Foenkinos à l’édition et à ses propres livres, on apprécie le caractère bien trempé de chacun des personnages et le mystère qui rode autour de l’ouvrage. Et c’est sans compter les efforts de l’écrivain pour poser son histoire en 2016. On y retrouve de nombreuses références à l’actualité. En clair, tout est réuni pour que le récit soit plaisant à lire !

Charlotte

CharlotteC’est l’histoire de Charlotte Salomon, une jeune Berlinoise qui découvre très tôt une passion pour la peinture. Mais Charlotte fait partie de ceux qui sont nés à la « mauvaise période » : à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Exilée en France, amoureuse, artiste, elle se met en scène dans ses peintures, se confesse à travers son pinceau. Sentant le danger, elle confie toute son œuvre à son médecin, précisant bien qu’elle représente toute sa vie. Charlotte sera finalement déportée à Auschwitz où elle sera gazée, en 1943.

Charlotte Salomon est un personnage qui a réellement existé et qui hante depuis des années l’écrivain David Foenkinos. Ce dernier a découvert l’artiste par hasard, au travers d’une exposition. Il en est tombé amoureux et s’est donné pour but de partir à sa recherche, d’écrire un livre sur elle. L’auteur a mis plusieurs années pour rédiger « Charlotte » et le résultat est saisissant. La jeune femme a eu une enfance douloureuse. Son destin semblait tout tracé, mais le dénouement ne paraissait pas heureux. Toutes les femmes de sa famille se sont suicidées. Charlotte ne voulait pas terminer comme elles. Elle se rêvait artiste, elle en est devenue une. Ses œuvres sont peu connues à ce jour mais David Foenkinos espère susciter l’intérêt des lecteurs avec ce livre hors du commun. Si l’histoire de Charlotte nous est contée de manière originale (des phrases courtes, des retours à la ligne et donc un récit très rythmé), le livre retrace aussi la quête de l’auteur et son envie d’en savoir plus sur cette peintre qui l’a envoûté.

J’ai pu assister à une rencontre avec David Foenkinos où il évoquait justement l’écriture de son ouvrage, ainsi que le personnage de Charlotte. La motivation d’écrire la vie de Charlotte Salomon est présente depuis des années. Lorsqu’on l’entend raconter cette histoire, on sent qu’il est obnubilé par cette femme, par son destin et son histoire tragique. On sent la volonté qu’il a de la faire connaître au plus grand nombre. On ne peut qu’être charmé et avoir envie de lire ce livre. Pour ma part, je l’ai lu APRES la rencontre. C’était de toute façon prévu. Et je n’ai pas regretté l’ombre d’une seconde.