Radium Girls

Radium Girls

New Jersey, 1918. Edna est ouvrière à l’United State Radium Corporation, une usine qui fournit l’armée en montres. Son job consiste à peindre des cadrans lumineux à l’aide de la peinture Undark, une substance luminescente, à la fois chère et précieuse. Malgré une charge de travail assez volumineuse, Edna peut être contente d’œuvrer dans une bonne ambiance. Elle s’est même faite des amies en les personnes de Mollie, Albina, Quinta et Katherine, qu’elles voient en dehors du boulot. Entre elles, elles se surnomment les « Ghost Girls », à cause du radium. Il suffit d’avoir un peu de peinture sur soi pour se retrouver ébloui à la nuit tombée. Ce qu’elles ignorent, c’est que la substance qu’elles manipulent tout au long de la journée, est mortelle.

« Radium Girls », c’est une histoire vraie, racontée et illustrée en un seul volume par Cy. C’est aussi le surnom qu’a donné la presse aux filles de l’United State Radium Corporation. Nombreuses sont les ouvrières qui ont commencé à souffrir d’anémie, de fractures, de nécrose de la mâchoire et de tumeurs après leur embauche. Plusieurs ont assigné l’employeur en justice et quelques-unes sont malheureusement décédées au cours de la procédure judiciaire.

Pour réaliser cette bande dessinée, Cy s’est longuement documentée sur le sujet. Ce fait historique est en effet peu connu. Il a pourtant permis de faire avancer les droits des ouvriers aux Etats-Unis. C’est suite à un article paru sur Internet que l’illustratrice a décidé, avec le soutien de Guy Delisle, d’imaginer cette bande dessinée. Un joli travail qui permet de mettre en lumière une lutte féminine historique. Mention spéciale à la couverture fluorescente qui donne dès le départ une ambiance particulière à l’album.

Le vrai sexe de la vraie vie

Le vrai sexe de la vraie vie

Cette bande dessinée, disponible en deux tomes, parle de sexe… ! Oui, ce n’est pas une surprise lorsqu’on voit l’intitulé de l’ouvrage. Cy, alias Cyrielle, l’auteure, est présente sur le site Madmoizelle. Sur ce dernier, elle avait lancé un appel à témoignages d’anecdotes sexuelles de tous bords, afin de réaliser des strips sur le sexe. Nous sommes bien loin des films pornos puisqu’il s’agit ici d’aborder les maladresses, les ratés, les moments pudiques ou drôles. Objectif : se décomplexer et selon la situation, se dire qu’on en rira dans quelques années.

« Le vrai sexe de la vraie vie » contient un nombre incalculable de paires de fesses ! Des corps nus en veux-tu en voilà, des dessins, que les plus prudes d’entre nous trouveront parfois vulgaires. Cy ne ménage pas son lectorat, elle n’hésite pas à aller dans le détail. Homosexualité, masturbation, orgasme, plan à trois, échangisme, l’illustratrice évoque toutes les sexualités et sous tous les angles (pas de mauvais jeux de mots, attention !) On classera la bande dessinée tantôt dans la catégorie humour, tantôt en vie quotidienne. On apprendra peut-être des choses, on se reconnaîtra peut-être dans certains dessins, et malgré la foule de zizis et de kikis (comme on disait étant enfant) au cm², on prendra du plaisir. J’arrête les plaisanteries, vous m’aurez comprise !