Opalescence – Le secret de Pripyat

Opalescence – Le secret de Pripyat

Le narrateur nous embarque dans une aventure peu ordinaire, sur les terres ukrainiennes, au plus près de Tchernobyl. Ancien réfugié, l’homme décide de retourner dans la zone d’exclusion pour voir ce qu’elle est devenue, mais également pour se confronter à son passé. Sur place, la « Zone » comme on l’appelle, n’est pas si abandonnée que cela. De nombreuses agences touristiques organisent des visites guidées ; certains agriculteurs n’ont jamais renoncé à leur maison ; d’autres ont décidé de s’y installer, peu importe le danger des radiations. Et aux hommes, s’ajoutent les animaux. Beaucoup de légendes circulent autour du site de Tchernobyl et de la ville de Pripyat. Il paraît que les bêtes sont transformées, que les loups règnent en maître et que là où se situait autrefois le réacteur n°4, il y aurait un trésor. Mais pour notre héros, il n’est pas question de faire machine arrière.

« Opalescence – Le secret de Pripyat » est le premier roman que je lis dans le cadre de mon inscription au site Simplement.Pro, un outil permettant entre autres de mettre en relation des chroniqueurs avec des éditeurs et des auteurs. L’ouvrage d’Amaury Dreher a particulièrement retenu mon attention car Tchernobyl est un sujet qui me fascine. Après avoir vu la série phare et lu « La supplication » de Svetlana Alexievitch (dont je parlerai prochainement sur le blog), je ne pouvais pas passer à côté de « Opalescence ».

L’auteur, Amaury Dreher nous immerge complètement dans ce no man’s land. L’atmosphère est froide, tendue. On sent que l’on erre dans un endroit interdit, contaminé, où notre survie dépend de nos décisions, de nos gestes. On découvre des lieux mythiques : la cité de Pripyat où les travailleurs de la centrale logeaient, le Pont de la Mort, la fête foraine, mais aussi des personnages propres aux lieux, comme les Babushkas, ces grands-mères qui sont nées et qui ont vécu ici, et les Stalkers, ces personnes qui envahissent l’endroit, complètement passionnées ou dérangées.

L’histoire s’apparente davantage à un témoignage qu’à un thriller et est tout bonnement captivante ! Outre le fait de nous interroger sur l’une des plus grandes catastrophes nucléraires, elle nous amène à nous faire réfléchir sur la manière dont le gouvernement se comporte vis-à-vis de cette zone d’exclusion. Une quête identitaire qui ne pourra que plaire aux lecteurs qui, comme moi, vouent une véritable curiosité à cet épisode tragique de 1986.

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