Des éclaircies en fin de journée

Des éclaircies en fin de journée

Léopoldine, alias « Léo » a 15 ans et vit avec sa mère Camille, propriétaire de la librairie « Les Contemplations ». Un nom qu’elle doit tout simplement à son livre préféré de Victor Hugo. Camille est séparée du père de Léo, Paul, qui a refait sa vie avec un homme. L’adolescente voit son père un week-end sur deux et s’entend très bien avec le compagnon de ce dernier, Alex. Au détour d’une soirée, les deux concubins apprennent à leur petite princesse qu’ils vont devenir parents et se marier dans la foulée. Une nouvelle lourde à digérer pour la jeune fille et qui va avoir des répercussions sur ses notes et sur sa réputation au lycée.

J’ai presque avalé d’une traite le roman d’Agathe Colombier Hochberg tant il me plaisait, tant j’étais dedans. « Des éclaircies en fin de journée » est une comédie / un drame familial(e) (tout dépend des chapitres), où l’on suit le quotidien d’une adolescente. Moyenne à l’école, Léo va se trouver une nouvelle passion en jouant dans la troupe de théâtre de son lycée. Évidemment, son engouement n’est pas seulement dû à la pièce d’Antigone qu’elle va jouer, mais aussi à Aurélien, le beau jeune homme qui détient le rôle de Pyrrhus. En dehors des cours, Léo peut compter sur le soutien de sa meilleure amie Giulia, et si elle s’avère à la base proche de ses parents, les conflits vont cependant se répéter et donner à notre adolescente un côté un peu paumé. Il faut dire qu’entre l’annonce du futur bébé, le mariage des deux papas et le fait que sa maman fréquente le père d’un camarade de classe qu’elle déteste, cela fait beaucoup de choses à digérer…

« Des éclaircies en fin de journée » a été une bouffée d’air frais parmi quelques lectures décevantes. J’ai adoré tous les personnages, l’entrain de l’adolescente pour le théâtre, la librairie de Camille et les relations de chacun. Si j’avais pu, je me serais volontiers installée toute une journée pour lire le roman en une fois. L’auteure traite de plusieurs sujets importants et notamment de l’adolescence, des relations conflictuelles et désordonnées avec les parents, des familles monoparentales, de la dépendance également aux réseaux sociaux et de l’impact que ces derniers peuvent avoir dans nos vies. Je ne peux que vous recommander chaudement cet ouvrage de 280 et quelques pages, qui ne pourra que vous laisser un très bon souvenir.