Autrice plébiscitée à travers le monde, décriée par certains, Freida McFadden a débarqué en France en 2023 avec sa saga « La femme de ménage ». Depuis, rares sont les semaines où l’un de ses romans n’apparait pas dans le top des ventes. Mais qui est vraiment Freida McFadden ?

Elle est apparue par un trou de serrure aux éditions City, derrière un titre somme toute banale : « La femme de ménage ». En 2023, l’écrivaine Freida McFadden arrive dans les librairies françaises. Personne n’imagine alors l’impact qu’elle va avoir en termes de ventes mais aussi d’engouement autour de la lecture. Dès lors, les titres s’enchaînent : « Les secrets de la femme de ménage », « La femme de ménage voit tout », « La femme de ménage se marie » et les parodies sur Internet fleurissent. Viennent ensuite des one-shot, « La psy », « La prof ». Certains se demandent quelle profession sera à l’ordre du jour dans la prochaine histoire de l’autrice quand d’autres dénoncent un schéma narratif très redondant. Mais les critiques ne s’arrêtent pas là. Les théories du complot envahissent la littérature : Freida McFadden est une Intelligence Artificielle et n’existerait tout simplement pas. En cause, ses apparitions rarissimes en public et un vitesse d’écriture intrigante. Qui est vraiment Freida McFadden ?
Sara Cohen, la vraie Freida McFadden
Freida McFadden est un pseudonyme qu’a emprunté Sara Cohen. Une identité cachée jusqu’à aujourd’hui car devenue trop lourde à porter. Neurologue, Sara Cohen s’est confié à USA Today pour rétablir la vérité. Actuellement en retrait dans sa profession, elle ne travaille plus que quelques fois dans le mois, pour se consacrer à l’écriture. L’autrice, mariée et mère de deux enfants, a choisi son pseudonyme d’écrivain d’une façon très originale : le prénom, Freida, est l’acronyme de Fellowship and Residency Electronic Interactive Database, une base de données qui vient en aide aux étudiants en médecine qui recherchent des stages. Quant au nom McFadden, il vient de sa ressemblance phonétique avec l’expression « Free to make fun ». Mais qu’en est-il de la prolifération de ses romans ? Dès son entrée en école de médecine, Sara Cohen écrit et envoie ses manuscrits à plusieurs éditeurs. Mais face aux lettres de refus, l’étudiante opte pour l’auto-édition et se forge alors son propre lectorat. Depuis, la quadragénaire a écrit plus d’une vingtaine de romans qui, sur le coup du succès, sont traduits à travers le monde. Une pléthore d’ouvrages qui ne doit donc rien à l’aide d’une quelconque intelligence artificielle mais plutôt à une passion et une persévérance enfin récompensée.
©Edith Wheeler
