Un été en apnée

deux ado sur une serviette de plage

Un été en apnée

Louise et Manon sont deux cousines qui partent avec leur famille en vacances à Montpellier. En pleine adolescence, les jeunes filles se cherchent, mais pensent surtout à s’amuser et à flirter avec les garçons. Si Manon ne voit aucun inconvénient à draguer le premier venu sur la plage et à se faire peloter à la vue de tous, Louise se met plutôt en retrait et pense encore à sa récente rupture avec Simon. Les amours de jeunesse ne sont pas toujours les plus faciles…

Avec « Un été en apnée », Max de Radiguès propose un autre point de vue de sa précédente bande dessinée « 520 km », dans laquelle Simon fuguait pour retrouver Louise, son ancienne amoureuse. Ici, nous suivons la jeune fille, qui plaque son petit-copain plus ou moins sur un coup de tête, avant de prendre conscience durant ses vacances qu’elle y est sans doute allée un peu fort. Son flirt et ses nouvelles amitiés vont lui faire voir les choses sous un nouvel angle.

Cette bande dessinée s’adresse dans un premier temps aux adolescents, puisqu’elle traite de « problèmes emblématiques » à un âge où l’on se remet sans arrêt en question. Les adultes apprécieront néanmoins cette BD qui reste légère, au vu du thème traité, et de la référence à la période estivale. Qui plus est, Max de Radiguès a un joli coup de crayon, et évoque avec brio le passage à l’âge adulte. Enfin, « Un été en apnée », c’est l’occasion de connaître l’histoire de « 520 km » dans son intégralité, ce qui n’est pas négligeable !

Orignal

un petit garçon en train de monter une côte enneigée

Orignal

Joe est un petit garçon plutôt discret et sans histoire, si ce n’est qu’il est devenu le souffre-douleur de Jason, un adolescent redoublant. Chaque jour, il est attendu de pied ferme, dans le bus, dans les couloirs de l’école, et en classe. Pour y échapper, Joe passe par les bois pour ne plus être sa proie, même s’il n’y échappe pas dans la journée. Martyrisé, Joe n’ose rien dire, ni à ses parents, ni à ses professeurs. Un jour, alors que Jason le poursuit dans la forêt, celui-ci tombe dans un trou. Joe est alors face à sa conscience : doit-il aider celui qui lui fait vivre l’enfer depuis des semaines ou le laisser se débrouiller par ses propres moyens, quitte à culpabiliser ?

Première chose que j’ai apprise avec « Orignal » de Max de Radiguès, c’est la signification du titre. Orignal, si vous ne le savez pas, est le nom donné à un élan du Canada ! Grâce à ça, je me suis déjà couchée moins bête. Et puis bien évidemment, je suis allée au-delà du titre. J’avais déjà lu une BD de Max de Radiguès (« 520km ») et le style de l’auteur m’avait bien plu. Du coup, j’avais envie de renouveler l’expérience avec « Orignal ». Le résumé était tentant, alors je me suis lancée. Beaucoup pourront se reconnaître en Joe, persécuté à l’école par un plus grand que lui. C’était intéressant de voir les subterfurges utilisés par le petit garçon pour échapper à son adversaire, d’autant plus dans une région enneigé, où il est plus facile de croiser un élan qu’une vache. Ce qui est aussi plaisant dans cette bande dessinée, c’est la chute, la décision de Joe. Laisse-t-il Jason dans le trou ? Est-il rongé par la culpabilité ? Lui sauve-t-il la vie ? Je ne veux pas spoiler, alors je ne vous dévoilerai pas la fin. Si l’on peut être d’accord avec le personnage principal, on reste tout de même étonné de son choix. Car entre le penser et le faire, le fossé est immense.

520 km

un garçon les pieds dans l'eau dans une piscine, une fille sur un transat gonflable

520 km

Signée Max de Radiguès, 520 km s’adresse aussi bien aux adolescents qu’aux adultes. Les lecteurs suivent les (més)aventures de Simon, un jeune de 14 ans totalement amoureux de Louise. Seulement voilà, du jour au lendemain, Simon découvre sur Facebook que l’adolescente est passée en mode « célibataire ». Son ex-chérie décide en effet de rompre, prétextant que son père la trouve trop jeune pour être en couple. A l’heure des vacances, le jeune homme part en vacances avec sa mère, à Arcachon. Sur place, il décide de faire du stop pour retrouver la jolie blonde sur Montpellier et connaître ses réelles motivations. 520 km les séparent. Mais le trajet ne va pas se passer comme prévu.

C’est une bande dessinée toute mignonne qui raconte les amourettes d’un adolescent. On s’attendrit, on s’inquiète, on s’interroge. Comme pour de nombreux ados, la passion l’emporte souvent sur la raison. Simon est ici prêt à tout pour rejoindre son ancienne amoureuse, quitte à se mettre en danger.  « 520 km » se lit vite, très vite. Le dessin est doux, l’histoire est pleine de tendresse et remplie de belles rencontres.