Les lettres de Rose

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Les lettres de Rose

A presque 30 ans, Lola travaille d’arrache-pied dans le salon de thé de ses parents, rêvant un jour de devenir libraire. Sa vie bascule le jour où elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué une maison et toute une histoire dans le petit village d’Aubéry. Désireuse d’en savoir davantage sur son passé, Lola décide de s’y rendre pour quelques semaines. Mais sur place, tout le monde ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de la jeune femme.

« Les lettres de Rose » est le premier roman de Clarisse Sabard, et il a obtenu le Prix du Livre Romantique aux éditions Charleston. Ayant déjà lu des ouvrages de cette auteure, je me suis dit que j’allais me plonger dans ce tout premier livre, et ce fut une très très belle surprise une fois encore.

Lola est une jeune femme attachante, qui a été adoptée à l’âge de 3 mois. Son arrivée dans le village d’Aubéry va bien entendu bouleverser certains habitants, mais il va aussi révéler la véritable identité de Lola. Entre la bâtisse qui lui est léguée et les lettres laissées par Rose, son aïeule, la jeune serveuse va aller de découverte en découverte. L’histoire de ses ancêtres, révélée à travers une sorte de jeu de piste, est tout bonnement passionnante, et pleine de rebondissements. Car, comme bon nombre de familles, la sienne regorge de secrets.

Le lecteur oscille entre le quotidien de Lola et les passages liés à l’histoire de sa famille, allant de 1910 à 1987. Point de longueur pour moi dans ce récit que j’ai dévoré en quelques jours à peine. Je ne suis généralement pas une grande fan des sagas familiales, mais celle-ci m’a conquise, tant au niveau de l’écriture que du contenu ! Au point où je me serais bien vue passer quelques jours dans ce village fictif pour aller à la rencontre des nouveaux amis de Lola !

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Charlotte et moi

Charlotte et moi

Gus emménage avec sa maman dans un tout nouvel appartement. Mais celui-ci ne lui plait guère ; non seulement, il ne voit que très peu son père, mais en plus dans l’immeuble, il y a la voisine du dessous qui l’effraie, Charlotte. Cette femme, de forte corpulence, reste d’ailleurs enfermée chez elle les trois-quarts du temps, depuis le décès de sa grand-mère.

« Charlotte et moi » est une BD signée Olivier Clert, qui en est actuellement à son troisième volet. Le premier plante le décor : nouveau village, nouvel appartement et nouvelle vie pour Gus, qui a du mal à se remettre du divorce de ses parents. Et comme si cela ne suffisait pas, le voilà entouré de gens plus bizarres les uns que les autres : la voisine du dessous, mais aussi Pénélope, la cheffe du café-restaurant qui se situe au rez-de-chaussée, sans compter Renan, qu’il ne connait pas encore, mais qui est un criminel qui vient de s’échapper. Toute cette galerie de personnages est très attachante. Au fil de notre lecture, nous avons droit aux relations entre les différents protagonistes, aux commérages et à une ambiance typique d’un petit village où tout le monde s’épie du coin de l’œil. Mais ce n’est pas tout ! Gus qui trouvait sa vie ordinaire, va être confronté à une aventure du commun qui va le mener (au moins) jusqu’à Paris.

L’histoire est très touchante. On se prend d’affection dès le départ pour Gus qui rêvait d’une autre vie. Mention très spéciale également au dessin. Le graphisme, la rondeur du trait et la douceur des couleurs rendent l’album encore plus touchant et agréable à lire. J’ai tout simplement hâte de lire la suite de « Charlotte et moi » !

Un si petit oiseau

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Un si petit oiseau

Après un accident de voiture avec sa maman qui lui a fait perdre un de ses bras, Abigaïl vit recluse chez elle. La jeune fille a laissé tomber ses projets de devenir vétérinaire et a coupé les ponts avec ses amis. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de sa famille et l’arrivée d’un ancien ami dans sa vie pour repartir sur de bonnes bases.

C’est la première fois que je lis un roman où il est question d’amputation, et je dois avouer que le sujet est très bien traité. Comment rester de marbre face à cette histoire plus que touchante ? Face à Abigaïl qui doit totalement repenser ses gestes du quotidien et son futur. Face à sa mère qui se sent coupable et qui sombre, elle aussi dans la dépression. Face à sa sœur qui devient totalement transparente.

Hymne à la vie et à l’amour, « Un si petit oiseau »  est un ouvrage qui se destine aussi bien aux adolescents qu’aux adultes. Avec ce dernier, Marie Pavlenko nous démontre bien que l’espoir meurt en dernier, et que l’amitié peut nous donner des ailes. Car, c’est bien grâce au retour d’un ami d’enfance que la jeune fille va parvenir à remonter à la pente et à se reconstruire. Avec lui, Abigaïl va réapprendre à vivre, se découvrir une nouvelle passion pour les oiseaux, se faire de nouveaux amis et tourner la page sur cet accident qui l’a marquée à jamais. Bien que le sujet évoqué soit sensible, le roman n’en est pas sombre pour autant. Légèreté et humour font partie intégrante du récit. Il se peut bien sûr que vous ne le trouviez pas original, que l’ornithologie ne vous intéresse guère, qu’il y ait ce sentiment de déjà-vu avec ce garçon qui débarque et qui va mettre soudainement du baume à l’âme de la jeune fille, mais j’ai envie de dire : « Et alors ? » Et alors, ça fait du bien de lire ce genre d’ouvrages, de constater que l’amour peut soulever des montagnes. C’est un roman que je ne peux que recommander à ceux qui apprécient les happy-end. Et qui sait ? Il se pourrait bien qu’en le lisant, vous versiez votre petite larme…

Retrouvez ma chronique sur Masscritics.

Un clou dans le bec

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Un clou dans le bec

C’est « La bande dessinée qui libère la parole des femmes ». En tout cas, c’est ce qui est annoncé sur la couverture de « Un clou dans le bec », l’ouvrage bullesque de Maxime Poisot et Emmanuelle Teyras. La BD met en scène des femmes de tous milieux et de tous âges, confrontées à des remarques, des gestes déplacés, ou à la pression masculine tout simplement. Au bureau, dans les transports, les héroïnes présentes dans cet ouvrage n’hésitent pas à répondre à leurs « agresseurs », très souvent de façon percutante.

La bande dessinée, qui est d’ailleurs la toute première de Maxime Poisot, fait suite au mouvement #MeToo de 2017, qui libérait alors la parole des femmes, en révélant notamment une liste de clichés sexistes ancrés dans le quotidien. L’ouvrage est non seulement criant de vérité, mais il arrive à tourner en ridicule les situations. Entre deux anecdotes, on trouve un monde idéal, un monde où le pape glorifie l’IVG et où les hommes se mettent à faire les courses (bon, ça, ça existe déjà). Si je ne suis pas très fan des dessins, j’ai tout de même bien apprécié le contenu. Ne me reste plus qu’à avoir la réplique cinglante comme ces femmes qui ont été illustrées.

Eva Braun – Un jour mon prince viendra

Eva Braun

Eva Braun – Un jour mon prince viendra

Eva Braun grandit dans une Allemagne affaiblie par la Grande Guerre. Désireuse de subvenir à ses propres besoins, la jeune femme finit par dénicher un emploi à la boutique de Heinrich Hoffmann, qui n’est autre que le photographe officiel du Parti national-socialiste. Au détour d’une conversation, la voilà qui est présentée au Führer. Les jours passent et Hitler commence à courtiser Eva Braun. Baise-main, dîners, séances de cinéma, opéras, le futur dictateur multiplie les rendez-vous, mais toujours en compagnie d’Herta, l’amie d’Eva Braun, qui leur sert de chaperon. En 1932, alors qu’Hitler se lance dans les élections, Eva devient sa maîtresse.

Un grand merci aux éditions J’ai Lu pour m’avoir proposé de lire le premier tome de cette saga historique sur Eva Braun, écrite par le romancier et historien Jean-Pierre Charland. L’intitulé du premier volet, « Un jour mon prince viendra » prête à sourire, puisqu’il fait référence aux contes de fées. Mais nous savons que l’histoire d’amour qui va nous être racontée n’est pas ordinaire. Il s’agit de celle d’une jeune Allemande et du Führer. D’une fille en apparence saine, et d’un monstre.

Aimant lire et voir de temps en temps des documents et des fictions en rapport avec la Seconde Guerre Mondiale, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la genèse de l’histoire entre Hitler et Eva Braun. On y découvre une jeune femme en manque de confiance, et un homme aux idées bien arrêtées, qui semble bien sous tous rapports. Une part de la vie privée de deux personnages importants de l’Histoire dévoilée au grand jour.