Bienvenue en Chine

Bienvenue en Chine

Milad vient d’être diplômé en ingénierie informatique et c’est en Chine qu’il décide de se rendre pour démarrer sa carrière. Mais derrière les grandes entreprises se cachent de nombreux protocoles et rituels à adopter. En séjour à Guangzhou, Milad fait face à des situations tantôt incongrues, tantôt hilarantes. Il apprend à ses dépens que lorsqu’il fait un accident de voiture, c’est la police qui doit réaliser le constat ; qu’à table, lors d’un dîner avec des convives, le verre de vin doit tout le temps être rempli ; qu’il faut indiquer son nom en chinois sur ses cartes de visite et si possible, en choisir un dont la consonance est proche du sien avec une signification positive. Bref, bienvenue en Chine !

La BD témoignage de Milad Nouri et Tian-You Zheng, baptisée de manière ironique « Bienvenue en Chine », n’est pas sans rappeler celles de Guy Delisle ou de Jean-Paul Nishi. Impossible de ne pas ressortir de sa lecture sans avoir acquis de nouvelles connaissances. Car, des différences entre nos deux cultures, il y en a ! Notre personnage principal est en effet confronté à plusieurs difficultés tout au long de sa vie professionnelle, et même privée, puisqu’il tombera amoureux, je vous le donne en mille, d’une Chinoise ! Heureusement, Milad est un homme bourré d’humour. La preuve, il partage avec nous de merveilleuses anecdotes.

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Vol MH370 – une vie détournée

Vol MH370 – une vie détournée

8 mars 2014 : le vol MH370 de la Malaysia Airlines reliant Kuala-Lumpur à Pékin disparaît des radars pour ne plus jamais réapparaître. A bord, se trouvaient 239 personnes, parmi lesquelles la femme et les deux enfants de Ghyslain Wattrelos, l’auteur de cet ouvrage. Que s’est-il réellement passé ? L’homme s’est engagé à trouver des réponses, persuadé que certains savent des choses mais que rien n’est dit. L’avion a-t-il été détourné par des terroristes ? Abattu par des militaires ? Est-ce qu’il a explosé en plein vol ? Peut-on réellement parler d’un accident ? L’écrivain démontre durant son enquête les nombreuses incohérences, les mensonges et les silences autour de cette sombre affaire.

Nous avons tous entendu parler du Vol MH370, qui figure aujourd’hui parmi les plus grands mystères de l’aviation civile. Dans son ouvrage baptisé « Vol MH370 – Une vie détournée », Ghyslain Wattrelos, victime collatérale, et Gaëlle Legenne, journaliste, évoquent le drame qui s’est joué dans les airs en 2014. Ghyslain y a perdu sa femme, Laurence, et de deux de ses enfants, Hadrien et Ambre. Ne reste qu’Alexandre, son aîné, et lui. Après l’annonce tragique, c’est l’incompréhension. Où est l’avion ? Entre les mails journaliers de la compagnie, les victimes qui cherchent à se regrouper pour faire avancer les recherches, l’embauche de détectives privés ou encore le silence du Président de la République Française, Ghyslain Wattrelos dresse un constat accablant. Malgré un combat obstiné, il restera quasiment sans réponses. Son témoignage est à la fois poignant et glaçant. Gageons qu’un jour la lumière soit faite sur cet épisode tragique. Merci aux éditions J’ai Lu pour cette lecture.

La supplication

La supplication

« Tchernobyl » : un mot gravé dans tous les esprits, même dans ceux qui n’ont pas connu la catastrophe. L’explosion d’une centrale en ex-URSS, un drame humain, un « nuage qui n’a jamais passé la frontière », des zones contaminées, de nombreux décès suite aux radiations massives… C’était le 26 avril 1986.

Après avoir regardé la série « Chernobyl » avec un grand intérêt (je vous la conseille si vous n’êtes pas trop sensible), j’ai eu envie de découvrir l’ouvrage qui avait inspiré les scénaristes. C’est ainsi que je suis tombée sur « La supplication » de Svetlana Alexievitch, pour lequel l’auteure a reçu de nombreux prix. On lui a d’ailleurs attribué le Prix Nobel de Littérature en 2015 pour son œuvre.

A la différence de la série qui comporte un fil conducteur, l’ouvrage de Svetlana Alexievitch est une succession de témoignages croisés de personnes ayant vécu de près ou de loin la catastrophe de Tchernobyl. Des paroles de scientifiques, d’habitants, de personnes ayant œuvré pour que la catastrophe ne prenne pas encore plus d’ampleur, de veuves, de victimes collatérales. Toutes les voix nous font découvrir un univers terrifiant, aussi sordide que sur le petit écran. C’est une lecture qui nous ouvre les yeux, une lecture qui nous aide à comprendre ce qui s’est véritablement passé, les conséquences de l’accident, la responsabilité du gouvernement. Car à l’époque, il ne s’agit au départ que d’un simple incendie à éteindre. La population ne comprend pas pourquoi elle doit évacuer les lieux et pour cause, le mal est invisible. Il y a ceux qui feront leurs valises pour migrer plus loin et ceux qui resteront coûte que coûte dans la maison où ils ont passé toute leur vie. L’enquête est prenante, malheureusement captivante mais nécessaire. Pourtant, encore aujourd’hui, il semblerait que la catastrophe n’ait pas servi de leçon à tout le monde…

Faut pas prendre les cons pour des gens

Faut pas prendre les cons pour des gens

Tous les jours (ou presque), nous sommes confrontés à des situations absurdes. Ici, les auteurs/illustrateurs puisent dans le quotidien et poussent le cynisme à l’extrême. Il y a par exemple le kamikaze islamiste qui se suicide, faute d’emploi, les diplômes qui sont achetés à la pelle pour les futurs entretiens d’embauche, l’arrivée massive des migrants dans des villes construites comme des forteresses, le manque de personnel au supermarché, ou encore les SDF qui sont dispatchés entre les résidents…

Cela vous étonne si je vous dis que c’est le titre de la BD qui m’a interpellée ?! Probablement pas ! « Faut pas prendre les cons pour des gens » est un ouvrage humoristique de Messina et Emmanuel Reuzé. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un album de Fabcaro, tant le trait était ressemblant, mais passons ! C’est drôle, grinçant, rempli d’humour noir et de bulles à prendre au second degré. Bref, tout ce que j’aime !

Je l’aime

Je l’aime

Lorsqu’elle le voit pour la première fois à l’université, elle craque pour lui. Ses fines boucles, sa chemise avec ses trois boutons ouverts la font fondre. Elle en est persuadée : elle et lui, c’est pour la vie. Tout comme elle, son prénom commence par un M. Mais M. semble avoir déjà quelqu’un dans sa vie et des projets plein la tête. Peu importe, elle va changer la donne, et consacrer sa vie à l’aimer. Elle le suit à Paris. Il devient journaliste. Elle reste à la maison, à s’occuper des tâches ménagères et à lui concocter de bons petits plats le soir. Le problème, c’est qu’elle l’aime. A la folie.

Le dernier roman de Loulou Robert est sorti à l’occasion de la rentrée littéraire. Intitulé « Je l’aime », il raconte l’histoire d’une femme passionnée, jalouse, dangereuse, prête à tous les excès. C’est le récit d’un amour à la fois tragique et sublime. Un amour dévoué. A coups de phrases courtes et percutantes, Loulou Robert aborde les sentiments, la déraison, mais aussi la solitude, la vie de couple, la maternité et la vieillesse. L’écriture est parfois violente, mais toujours juste. Le ton est rapide, donne tantôt le tournis. Une chose est sûre : on est embarqué dans une histoire d’amour pas comme les autres. « Je l’aime » est un récit intimiste, captivant, qui montre que par amour, on est souvent prêt à tout.