Everything, everything

Everything, everything

Madeline est atteinte de la maladie de l’enfant bulle. En gros, cela signifie qu’elle est allergique au monde, qu’elle ne peut mettre le pied dehors, qu’elle doit vivre dans un endroit complètement aseptisé. A 18 ans, l’adolescente n’est donc jamais sortie de chez elle. Elle a perdu son père et son frère très tôt dans un accident de voiture et vit avec sa mère qui est médecin. Cette dernière a tout fait pour que Madeline se sente bien à la maison : une grande chambre, un jardin d’hiver et des baies vitrées partout pour donner l’impression d’être parfois à l’extérieur. Pour s’occuper, Madeline lit énormément et suit des cours d’architecture par correspondance. Et puis un jour, à travers la fenêtre, la jeune fille aperçoit un camion de déménagement et un jeune homme grand, mince, vêtu de noir. Lorsque leurs yeux se croisent, c’est tout l’univers qui bascule.

Cette fois-ci, j’ai fait les choses dans le désordre en allant d’abord voir Everything, everything au cinéma. Un film que j’ai grandement apprécié, que j’ai trouvé touchant, qui m’a scotchée quand même légèrement sur mon fauteuil de par son dénouement. Et puis je me suis mise à la lecture du roman de Nicola Yoon. Ce fut une lecture rapide car le texte est très aéré, il y a des petits croquis par-ci, par-là et puis il faut noter que le texte prend différentes formes (récits, mails, sms). J’ai trouvé que le film était très fidèle au livre, chose qui est rare et qui a le mérite d’être souligné. L’histoire m’a aussi beaucoup fait penser à « Nos étoiles contraires », même si le rebondissement est tout autre, j’ai trouvé pas mal de similitudes. J’ai beaucoup aimé cette histoire d’amour entre ces deux jeunes adultes entre qui le coup de foudre est immédiat. C’est un livre rafraîchissant, qui met du baume au cœur et qui nous prouve que l’amour est plus fort que tout.

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Une vie sans fin

Une vie sans fin

« La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158 857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde – davantage si vous lisez lentement. » Ainsi commence la 4e couverture du roman de Frédéric Beigbeder, « Une vie sans fin ».

Dans cet ouvrage, Frédéric, animateur vedette, se met en quête de l’immortalité. Il veut vivre longtemps, plusieurs centaines d’années si possible. A maintenant 52 ans, il a envie de se remettre en question. Autour de lui, nombreux sont les copains à avoir poussé leur dernier souffle.  Alors Frédéric a décidé de prendre les choses en main, en allant à la rencontre de spécialistes censés nous aider à devenir immortels. Du Docteur Saldmann au professeur Stylianos Antonarakis, en passant par le docteur Yosi Buganim à Jérusalem, l’animateur, accompagné de sa fille, fait le tour du monde pour trouver des solutions.

Qu’on se le dise : Frédéric Beigbeder fait partie de mes auteurs fétiches (oui, encore un !) Après avoir lu son dernier roman, « Oona & Salinger », j’attendais impatiemment qu’il se remette à l’écriture. Avec « Une vie sans fin », on retrouve l’écrivain qu’on a toujours connu : celui qui a l’art de la prose, qui nous fait rire de par son sens de la répartie et qui nous éclaire par son savoir. Je le trouve toujours aussi sympathique, franc et drôle. Il saute parfois du coq à l’âne pour dire le fond de sa pensée et c’est sûrement l’un des rares à faire ça dans ses romans. Si vous n’avez jamais lu un livre de l’auteur, je vous conseille de commencer par le plus grand de ses succès, à savoir « 99 francs » qui est une satire de l’univers de la publicité.

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Sur les traces du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

S’il y a bien un livre qui m’a donné envie de voyager, c’est « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » de Mary-Ann Shaeffer et Annie Barrows. L’histoire se déroule à Gernesey, une île anglo-normande située, comme son nom l’indique, entre la France et la Grande-Bretagne.  Nous sommes alors en 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Juliet, une auteure anglaise, trouve l’inspiration pour son prochain roman dans la lettre d’un inconnu, natif de l’île. Une correspondance se crée et Juliet découvre le charme de Guernesey, d’un club de lecture pas comme les autres et une recette originale de tourte aux épluchures de patates… L’ouvrage paru en 2008 est devenu un véritable best-seller et a fait la renommée de l’île. L’été dernier, j’ai donc fait ma valise pour Guernesey.

jardin fleuri

Candie Garden

Après une traversée en ferry de deux heures, me voici sur les terres du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Sur place, le bouquin ne passe pas inaperçu et s’est décliné en badge, mug, magnet et serviette dans de nombreuses boutiques.

chapelle

Little Chapel

A l’office de tourisme de St Peter Port, il existe un plan de Guernesey avec tous les endroits cités dans le livre. Voici la liste des 20 points à visiter pour faire le tour du roman, si jamais l’envie vous titille un jour de vous rendre sur place. J’ai surligné en gras les lieux où je suis passée :

  • Fort Saumarez. C’est un complexe et une tour d’observation de la Seconde Guerre mondiale
  • La Corbière. Paysage au bord de la falaise
  • Occupation Museum. Il s’agit d’un chouette musée axé sur l’occupation allemande de l’île pendant la guerre. On y trouve de nombreux objets, la reconstitution d’une ruelle et un tea-room.
  • Little Chapel. Construite en céramique, elle est notée comme étant la plus petite église du monde. On peut faire un tour à l’intérieur.
  • German Underground Hospital. Musée et hôpital allemand de la Seconde Guerre mondiale. Au programme : 2 km de balade et quelques pièces laissées dans l’état.
  • Sausmarez Manor. Un manoir historique qui, d’après la pancarte sur place, figure parmi les plus hantés d’Angleterre. On y trouve également une petite boutique, un jardin tropical et un petit train.
  • La Bouvée & Calais Lane, St Martin’s. Les personnages que sont Dawsey, Amelia, Isola et Eben vivent dans ce secteur.
  • Fermain Bay & Cliff Path. Un nouveau paysage au bord de la falaise ainsi qu’une belle plage.
  • Government House. C’est la résidence privée du lieutenant-gouverneur de Guernesey.
  • Headquarters of the German Feld Kommandant. Il s’agit aujourd’hui d’une Grange Lodge Hotel.
  • Fountain Street. Une rue sympathique pour faire du shopping à St Peter Port.
  • Guernsey Market. Traduisez : le lieu du marché à St Peter Port.
  • High Street & Le Pollet. Toujours des rues pour faire du shopping.
  • Crown Hotel. Aujourd’hui, c’est la maison publique du navire et de la couronne.
  • St Peter Pot Harbour. Le port.
  • Sausmarez Street. Il s’agit d’une rue résidentielle à St Peter Port.
  • Town Hospital. Aujourd’hui, devenu le quartier de la police.
  • Candie Gardens & Museum. Un très beau jardin qui comprend également un musée, un tea-room, deux statues que sont celles de Victor Hugo et de la Reine Victoria, et une belle bibliothèque.
  • Dehus Dolmen. Apparemment, il s’agirait d’après ce que j’ai compris d’un tombeau ouvert qui a été bien préservé et qui est ouvert au public.
  • La Grande Havre. Une belle plage avec un superbe paysage.
ville portuaire

St Peter Port

Love me Tinder

Love me Tinder

Rae Wallace ne veut plus entendre parler d’histoire d’amour. Elle a suffisamment souffert par le passé pour pouvoir désormais profiter de son célibat. Mais ses meilleures amies ne sont pas de cet avis et décident de l’inscrire sur un site de rencontres. Qui sait, peut-être que le prince charmant de Rae se trouve sur la toile ?!

Merci aux éditions J’ai Lu pour cette lecture très divertissante ! « Love me Tinder » de Rickie Schultz s’apparente à une bonne comédie chick-lit ! A ceux et celles qui ont déjà fait des tentatives de rencontres virtuelles, ce livre leur parlera forcément. En effet, qui nous dit que la personne ne ment pas derrière son profil ? Qu’elle est en fait mariée et non célibataire ? Et je ne parle pas de la photo de profil. Est-elle fidèle à la réalité ? Car il faut bien se dire que cette photo a été choisie par la personne pour être celle qui est sans doute la plus chouette de son album photo…Ça peut laisser perplexe dans certains cas ! Rae va en faire l’expérience avec Tinder. Les rendez-vous foireux s’enchaînent et l’espoir qui était déjà bien maigrichon au départ se transforme en détresse. Heureusement, sur le site, elle peut compter sur un inscrit pas comme les autres : son collègue de travail, qui va la suivre pas à pas dans ses rencontres. Jusqu’à prendre une place un peu trop importante. Et si l’amour ne se trouvait pas sur Internet mais juste au coin de la rue ?

Fraîche, drôle, dynamique, « Love me Tinder » est une lecture sans prise de tête, idéale lorsqu’on a besoin de repos et de détente. Les situations cocasses font de ce roman une très bonne comédie. A noter d’ailleurs que l’histoire a aussi pris la forme d’une pièce de théâtre qui tourne actuellement en France ! Donc si vous n’êtes pas trop branchés bouquins, vous pouvez toujours vous faire une petite sortie et voir ce que cela donne sur scène ! Et si vous aimez le livre, ce qui fut mon cas, vous avez bien entendu le droit d’acheter votre ticket aussi !

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La guerre de Catherine

jeune fille avec un appareil photo

La guerre de Catherine

1941, en France. Rachel est une jeune fille juive qui vit et étudie à l’internat de la maison de Sèvres, un endroit où ses parents l’ont placée pour des raisons de sécurité. Passionnée de photographie, elle capture l’instant présent et collabore au journal de l’école. Les lois contre les Juifs s’intensifient et Rachel, comme d’autres pensionnaires, doit changer de prénom et déménager. D’école en foyer, l’adolescente conserve précieusement son appareil photo pour immortaliser son quotidien durant la guerre.

Difficile de dire si « La guerre de Catherine » est une BD adulte ou jeunesse. Les dessins sont très agréables à regarder, les couleurs très douces et le texte, à la fois dense et aéré. J’ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé cette bande dessinée, qui traite à la fois de la guerre et de la photographie. Rachel est une fille passionnée et passionnante qu’on suit sur plusieurs années. Baladée de toute part à cause de sa religion, l’adolescente n’oublie pas sa passion première, ni ce qui lui a été demandé : prendre plein de photos pour témoigner de l’horreur de la guerre, du quotidien des orphelins, de la Résistance. Julia Billet et Claire Fauvel livrent là une BD historique qui plait aussi bien aux collégiens qu’aux plus grands, et qui permet d’apprendre de nombreux détails sur la Seconde Guerre mondiale et sur la vie des juifs persécutés par les nazis. A noter que cette bande dessinée est une adaptation du roman éponyme de Julia Billet et qu’elle figure dans la sélection officielle jeunesse du Festival International de la BD d’Angoulême !

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