Le petit grumeau illustré 2

maman

Le petit grumeau illustré 2

Le petit grumeau a bien grandi ! Le voilà qui marche, qui parle et qui fait les 400 coups. Attaque de papillons, refus d’aller sur le pot, doudou perdu, notre maman fait état de la loose parentale. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que le grumeau donne son avis sur tout et fait des misères au chat.

Le tome 2 du « Petit grumeau illustré » est fidèle à son prédécesseur. Dans cet ouvrage, Nathalie Jomard nous fait part de sa vie de maman, de l’éducation qu’elle tente d’inculquer à son enfant et de toutes les remarques auxquelles elle a le droit. Le dernier chapitre quant à lui, n’est autre qu’un « préambule gestationnel » Eh oui, vous l’aurez compris, elle est à nouveau enceinte, et s’empresse avec joie de nous faire le décompte mois par mois. C’est sans aucun doute la partie que j’ai préféré dans ce second opus ! Merci aux éditions J’ai Lu de continuer à m’amuser avec ces chroniques d’une apprentie maman.

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Mohammad ma mère et moi

Mohammad, ma mère et moi

Alors que Donald Trump accède au pouvoir, Benoît Cohen, cinéaste installé aux États-Unis, apprend que sa chère mère a décidé d’héberger Mohammad, un migrant afghan. Inquiet, il revient à Paris et décide de rencontrer ce nouveau locataire. Mohammad lui raconte son déracinement, la guerre, et sa volonté de fuir le pays. Entre les deux hommes, une relation se noue, et l’idée d’un livre pour raconter cette histoire, émerge.

Merci à Benoît Cohen de m’avoir fait parvenir son ouvrage. C’est avec une grande curiosité que j’ai lu ce dernier, tant le résumé m’intriguait. Il faut dire que la question des migrants et un thème hautement d’actualité, et l’idée qu’une personne lambda décide un jour de prendre un migrant sous son aile, de l’héberger, de lui trouver un travail, est plutôt rare. Ce qui m’a plu d’emblée dans ce récit, c’est le contexte : voilà qu’une dame seule décide, sans aucune arrière-pensée, de venir en aide à sa manière aux migrants. On comprend tout de suite le désarroi et l’inquiétude de sa famille face à cette décision. Ce qui est intéressant à lire ici, c’est bien évidemment le parcours de Mohammad. Ce dernier a vécu une vie plus qu’intense : la jeunesse en Iran, son métier d’interprète auprès des militaires, les centres d’accueil en France… en somme un parcours chaotique qui ne s’arrête pas à l’Hexagone. Heureusement, l’histoire de Mohammad va finir par se transformer en un joli conte. Voilà un moment plaisant de lecture, qui nous fait ouvrir les yeux sur la cause migratoire, qui met en lumière ces individus qui viennent en aide à ceux qui sont dans le besoin, et qui dénonce ce président raciste et mégalomane qu’est Donald Trump.

Ça fait quoi d’être gaucher ?

gaucher

Ça fait quoi d’être gaucher ?

« Ça fait quoi d’être gaucher ? et toutes les questions que tu te poses pour vivre heureux avec les droitiers », fait partie de la collection « Petites et grandes questions » aux éditions Fleurus. Etant moi-même gauchère, le titre de l’ouvrage m’a quelque peu intriguée et c’est tout naturellement que j’ai plongé mon nez dedans.

Le livre, écrit par Géraldine Maincent et Clémence Lallemand est vraiment bien pensé. Chaque double page aborde un thème : « Les gauchers ont-ils toujours existé ? », « Gaucher, est-ce héréditaire ? », « Comment savoir si on est un vrai gaucher », l’ouvrage est assez exhaustif. J’ai appris plein de choses. Je sais par exemple que je fais partie des 8,5 millions de Français qui sont gauchers, que le cerveau est plus musclé que chez les droitiers et que l’on peut faire plus facilement plusieurs choses en même temps. L’ouvrage a par ailleurs un côté ludique, avec des tests, la journée typique du gaucher et l’énumération des gauchers les plus connus en politique, peinture ou musique.

Je conseille « Ça fait quoi d’être gaucher ? » à tous. Aux gauchers contrariés et à ceux qui manquent de confiance en eux ; aux droitiers pour qu’ils puissent se rendre compte qu’au quotidien, être gaucher n’est pas évident et que cela reste encore une tare dans de nombreux pays malheureusement.

Paris est tout petit

tour eiffel

Paris est tout petit

Inès n’a qu’un objectif en tête : être admise à Sciences-Pô. En parallèle à ses cours, elle vient de dénicher un job de femme de ménage chez la famille Brissac, dans le 7e arrondissement de Paris. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était de tomber amoureuse de Gabin, le fils aîné des employeurs. Malgré leurs différences, les deux adolescents ne peuvent plus se passer l’un de l’autre. Jusqu’au jour où ils deviennent des victimes collatérales des attentats du 13 novembre.

Le titre « Paris est tout petit » fait référence à une citation de Prévert qui dit : « Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment, comme nous, d’un aussi grand amour ». Dans le cas présent, elle symbolise l’histoire naissante entre Inès et Gabin, une histoire qui va devoir traverser une grosse épreuve : l’attentat au Bataclan.

Le roman de Maïté Bernard est hautement d’actualité : on y évoque les attentats en France bien entendu, mais aussi le fait que les Musulmans soient directement pris pour cibles suite à ces derniers, sans oublier les différences sociales en règle générale. Si l’intrigue peut paraître très clichée au départ (une jeune fille modeste qui tombe amoureuse d’un riche adolescent), on s’en éloigne très vite pour se concentrer sur les sentiments, les espoirs et les rêves de chacun. Avec les attentats qui se multiplient aux quatre coins du monde, la question de profiter de l’instant présent est également sur toutes les lèvres. Et même si l’ouvrage reste profondément dramatique, il est aussi un hymne à la ville de Paris.

Jules

chien

Malgré ses nombreux diplômes scientifiques, Zibal se retrouve vendeur de macarons à Orly, pour le compte de Ladurée. Alors qu’une nouvelle journée somme toute ordinaire commence, Alice débarque sur son stand. Elle est jeune, belle et aveugle. Elle est accompagnée par son labrador, Jules, qui ne la quitte pas d’une semelle. Alice doit prendre l’avion jusqu’à Nice pour se faire opérer. Objectif : recouvrir la vue. L’intervention est un succès mais pour le chien, c’est la catastrophe. Le voilà devenu inutile. Affecté à un autre aveugle, aux opposés d’Alice, Jules déprime, puis fugue afin de retrouver Zibal. Mais l’arrivée du toutou dans sa vie va être tout sauf un cadeau. Zibal décide alors de rechercher Alice.

« Jules » est un roman signé Didier van Cauwelaert, qui a fait beaucoup de bruit lors de sa sortie en librairie. C’était la comédie du moment à lire, mais j’étais à l’époque refroidie par une autre lecture de l’auteur, « L’évangile de Jimmy ». Au fur et à mesure des mois, j’en ai finalement entendu beaucoup de bien, et c’est devenu l’une des lectures du Book Club créé sur Facebook.

La première partie du roman, qui se déroule à l’aéroport m’a beaucoup amusée. Et puis s’il s’agit à la base d’une comédie, Didier van Cauwelaert évoque des sujets beaucoup plus lourds : l’homosexualité, puisqu’Alice est alors en couple avec Fred (une femme, oui), la maltraitance animale, et les pouvoirs extra-sensoriels des chiens. Ici, Jules est un chien guide d’aveugle, mais saviez-vous que certains chiens avaient la capacité de prévenir les crises d’épilepsie ? Sachez d’ailleurs que l’auteur a écrit une suite, baptisée sobrement « Le retour de Jules ». Peut-être la lirai-je à l’occasion…