Ne te sens pas obligé de me lire simplement parce que je suis morte

Ne te sens pas obligé de me lire simplement parce que je suis morte

Iris a un cancer et il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Plutôt que de se confier à ses proches, la jeune femme décide de créer un blog sur une plateforme spéciale pour évoquer sa maladie. A sa mort, son patron et ami Smith découvre sa dernière requête : faire publier ses écrits. Une dernière volonté qui n’est pas du goût de Jade, la sœur d’Iris. Smith va devoir s’armer de patience pour la convaincre et l’aider à faire son deuil.

« Ne te sens pas obligé de me lire simplement parce que je suis morte » est un roman feel good écrit par Mary Adkins. Cette dernière, formatrice en communication narrative, est aussi connue pour son podcast, « I’m still here », qui donne la parole aux artistes.

Dans cet ouvrage de 460 et quelques pages qui se dévore en quelques heures à peine, l’auteure nous embarque dans un roman épistolaire 2.0. Échange de SMS, billets de blog, mails, tous les éléments sont là pour rendre les dialogues des personnages plus modernes. L’histoire d’Iris et de son blog est très rapidement relayée au second plan pour se concentrer sur les échanges entre Smith et Jade. Des personnages attachants qui doivent tous deux faire le deuil d’une personne qui leur était chère. S’ils sont en désaccord sur la publication du blog, ils vont pourtant se trouver des points communs et aller de confidence en confidence. En parallèle, le lecteur a droit à une quantité de mails farfelus en rapport avec l’entreprise de Smith. Des mails présents pour adoucir un sujet assez dur qu’est celui du deuil et permettre au lecteur d’osciller entre l’humour, le drame et la romance.

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S’il fallait se dire Adieu

S’il fallait se dire adieu

Scott souffre d’une insuffisance cardiaque. A 19 ans, il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Mais il ne veut pas laisser sa mère seule. Aussi, pour elle, il se met en quête de l’homme idéal sur les réseaux sociaux, en postant une vidéo. Ignorant tout de son projet, cette dernière va accepter les divers rendez-vous, allant pourtant de déconvenue en déconvenue. Sauf que Scott n’avait pas compté sur l’imprévisible quand il a démarré ses recherches.

« S’il fallait se dire adieu » est le premier roman de l’auteure grecque Madeleine Reiss. Paru aux éditions Milady, cet ouvrage, qui s’inscrit dans la ligne des feel good books, est rempli d’émotions. Impossible de ne pas être attendri par la dernière volonté de Scott, à savoir, donner une seconde chance en amour à sa mère. Si l’humour est régulièrement au rendez-vous avec les nombreux prétendants qui se bousculent à leur porte, la tristesse est également palpable tout du long. Profondément attendrissant,  le récit nous marque de par une relation mère-fils sublime et le tragique destin de l’adolescent. Si vous aimez les romans de Jojo Moyes, vous ne pourrez qu’apprécier l’écriture de Madeleine Reiss !

Le jour de ma mort

Le jour de ma mort

Et si vous connaissiez le jour de votre mort, que feriez-vous ? C’est en tout cas ce qui arrive à Charlotte, une jeune femme sans histoire. Il y a trois ans, cette dernière est partie en voyage à Marrakech avec ses meilleures copines. Sur place, elles ont consulté un voyant. Jusqu’à présent, toutes ses prédictions se sont avérées exactes. A Charlotte, il avait annoncé une mort violente le 28 octobre. Et voici que nous y sommes. Réveillée en sueur, la demoiselle attend minuit avec impatience. Va-t-elle survivre à cette journée ?

Jacques Expert nous embarque dans un suspense insoutenable. Avec « Le jour de ma mort » paru chez Sonatine Editions, l’ancien grand reporter nous livre un récit implacable, où nous suivons une héroïne effrayée par ses souvenirs. Est-elle simplement paranoïaque ou vraiment en danger ? Pour ne rien arranger, un tueur en série rôde actuellement en ville. Il s’attaque aux jolies blondes qui possèdent un chat. Tout le profil de Charlotte en plus. Difficile pour moi de lâcher le livre, d’autant que toutes mes hypothèses tombaient à l’eau les unes après les autres. J’ai été agréablement surprise par le final, auquel je ne m’attendais absolument pas, ce qui signifie pour moi qu’une oeuvre est vraiment réussie. Voici donc le troisième roman que je lis de Jacques Expert et il se pourrait bien que je poursuivre sur ma lancée…

Mamma mia !

Mamma mia !

Ne vous fiez pas au titre de cette bande dessinée. « Mamma mia ! » n’a rien à voir avec le groupe Abba, ni avec le film où figure Amanda Seyfried. Il s’agit d’une série imaginée par Obion et Lewis Trondheim, dont le premier tome s’intitule « La famille à dames ». En voici un résumé : Aurélie débarque un beau matin avec sa fille Emma chez sa grand-mère. Elle lui demande de l’héberger le temps de retrouver un travail stable, ce que la mamie accepte avec grand plaisir. Et puis, c’est au tour de Sophie de débarquer, la mère d’Aurélie. Après des années d’absence (29 ans pour être exacte), celle-ci revient du Brésil, bronzée comme jamais. Les quatre femmes vont donc apprendre à se (re)découvrir et à cohabiter ensemble, chose qui ne semble loin d’être aisée.

Ce premier tome de « Mamma mia ! » m’a beaucoup plu. A la fois humoristique et attendrissant, il m’a beaucoup fait penser à la série jeunesse « Dad » de Nob, dans laquelle un papa élève seul ses quatre filles.

Dans ce premier volume, les tensions sont palpables entre Aurélie et sa mère qui revient de 29 ans de vacances. Elle n’assume ni son rôle de maman, ni de grand-mère et ne cherche qu’une chose : un homme ! La petite Emma de son côté, cherche un prétendant à sa maman dans la cour de l’école. Quant à la mamie, elle se sent parfois un peu dépassée par les événements et les nouvelles technologies. Le tout rend la lecture très sympathique et j’ai hâte de découvrir la suite des histoires de cette famille sur quatre générations.

Alors voilà : Les 1001 vies aux Urgences

Alors voilà : Les 1001 vies aux Urgences

Baptiste Beaulieu est apprenti médecin et jongle entre les différents services, allant de celui des Urgences aux soins palliatifs du cinquième étage. Durant sept jours, il décrit son quotidien dans cette véritable fourmilière : les patients au stade terminal, ceux qui attendent leur tour, ce qui se passe dans les couloirs et aussi parfois sous les blouses. Situations cocasses ou émouvantes, de nombreuses anecdotes sont passées au scanner pour le plus grand bonheur du lecteur.

Pour écrire « Alors voilà : Les 1001 vies des Urgences », Baptiste Beaulieu s’est inspiré de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues. Le médecin a pris le soin de modifier les noms et les descriptifs pour ne pas que d’éventuels patients se reconnaissent. Tantôt drôles, tantôt tristes, les souvenirs de l’urgentiste ne manquent pas de pep’s. Dans tous les cas, il use d’un ton léger, tendre et humoristique pour rendre le récit moins dur. Du simple bobo au cancer incurable, l’hôpital regorge d’histoires, d’humanité. C’est un récit qui fait du bien, même s’il ne se termine pas toujours de la façon que l’on voudrait. Si vous souhaitez prolonger le plaisir de cette lecture, sachez que Baptiste Beaulieu officie également sur RTL le lundi, dans l’émission « Alors voilà », titre qui fait référence aussi bien à son ouvrage qu’à son blog.