L’appel

femme devant la tv

L’appel

Alors que Cécile s’apprête à passer une journée comme les autres, la voilà qui découvre que son fils, Benoît, n’est pas dans sa chambre. Sur son bureau, l’adolescent a laissé un message vidéo dans lequel il annonce être parti en Syrie pour faire le Djihad, et promet de l’appeler. La mère célibataire est sous le choc ; elle n’a rien vu venir. Comment son fils en est venu à aller combattre en Syrie ? Quand s’est-il converti, radicalisé ? A défaut de se rendre dans un premier temps au commissariat, Cécile décide de mener l’enquête en interrogeant les amis de son fils et ses connaissances.

Quelle bande dessinée puissante ! « L’appel » fait référence à un sujet hautement d’actualité : celui d’un jeune homme qui part faire le djihad en Syrie. Un garçon qui, à la base n’était même pas croyant, et ne s’intéressait pas du tout à cette guerre.

Laurent Galandon et Dominique Mermoux, les auteurs, offrent aux lecteurs des planches sombres, tant par les tons choisis que par le récit. La bande dessinée est prenante, tout du long. On apprend comment un adolescent qui n’a jamais rien demandé à personne se retrouve dans les mailles du filet du djihadisme. On constate aussi comment l’endoctrinement est facile. Les djihadistes ont une manière de faire qui peut vous glacer le sang. D’un autre côté, on compatit grandement avec cette mère de famille qui ne se doutait absolument pas que son fils s’était radicalisé, et qui décide de remonter le temps pour trouver les failles. Ne passez pas à côté de ce petit bijou du 9e art qui résume assez bien la propagande djihadiste.

L’écrivain national

regard de femme

L’écrivain national

Serge est un écrivain qui a plusieurs livres à son actif, mais qui ne figure pas dans le top des ventes.  Alors qu’il arrive en résidence d’écriture dans une ville du centre de la France, l’auteur se prend de passion pour un fait divers local. Fasciné par l’une des protagonistes, Serge se rapproche de ceux que tout le monde soupçonne et va enquêter à sa façon.

Après la lecture de « L’amour sans le faire » qui ne s’était pas avérée très concluante, j’ai décidé de donner une seconde chance à Serge Joncour en m’attaquant à « L’écrivain national ». Le pitch semblait plutôt plaisant : un petit écrivain qui débarque en Province et qui s’intéresse d’un peu trop près à un fait divers.  Le roman ne comporte pas beaucoup d’action si vous voulez mon avis, mais il reste intéressant à lire ! L’écrivain est accueilli comme une star dans le village, aussi bien par le Maire que par les libraires et l’événement en question permet de mettre au second plan des questions bien plus importantes pour les habitants. En fouinant un peu trop dans les affaires locales, Serge (le personnage) ne semble plus aussi sympathique qu’il en avait l’air, et l’on aimerait bien finalement que cet écrivain de seconde zone mette les voiles un peu plus vite que prévu. « L’écrivain national » n’est ni un polar, ni un roman noir, mais une histoire contemporaine assez divertissante qui plaira forcément aux amateurs de faits divers, ainsi qu’aux curieux observateurs.

Bridget Jones Baby

femme enceinte

Bridget Jones Baby

La vie de Bridget Jones est bien remplie. Désormais, la fameuse héroïne endosse la casquette de productrice TV. Elle n’a pas changé d’amis, elle s’en est aussi fait d’autres. Ses parents sont en pleine forme. Le seul point noir, c’est que Bridget est célibataire. Et l’horloge interne tourne, chose que ne manque pas de lui rappeler son entourage. Au détour de soirées arrosées, Bridget se retrouve finalement enceinte. Mais une question cruciale se pose : qui est le père du futur bébé ?

De prime abord, je me suis dit qu’Helen Fielding avait fait au plus vite (voire bâclé l’écriture) pour pouvoir sortir son livre peu de temps après la sortie du film au cinéma. Mais non ! Alors bien sûr, ce qui m’a profondément manqué dans ce nouvel opus, ce sont les quelques lignes écrites chaque jour avant les « faits », qui relatent l’état de Bridget, à savoir le nombre de kilos pris/perdus, de cigarettes fumées, de verres, et qui donnent l’aspect d’un journal intime.

Au début, j’ai cru que j’allais m’ennuyer, et puis au final j’ai été agréablement surprise. Helen Fielding reste assez fidèle au film (film qui m’a beaucoup plu et que je me permets de souligner au passage). Bridget n’est effectivement plus avec Mark Darcy, elle est bel et bien productrice TV, et…enceinte. Ce qui change (et attention c’est un sacré changement), c’est que Daniel Cleaver n’est pas mort. Je ne vous spoile pas l’histoire, rassurez-vous, mais Helen Fielding n’avait aucune raison de faire mourir le personnage. Les réalisateurs l’ont inclus, eux, dans le scénario car Hugh Grant ne voulait pas participer au film. Cela fait que dans le livre, les protagonistes ne sont pas les mêmes. Pour le reste de l’histoire, je vous laisse les points en suspension !

Autre changement : la taille du livre. Contrairement aux précédents, « Bridget Jones Baby » n’est pas très épais ; en deux bonnes heures, c’est lu ! Enfin, il reste à noter que si on veut suivre l’histoire dans son ordre chronologique, « Bridget Jones Baby » se situerait entre « L’âge de raison » et « Folle de lui ». En somme, malgré les introductions manquantes, ce nouvel épisode des aventures de Bridget s’avère aussi divertissant que les précédents !

Comme un garçon

fille garçon

Comme un garçon

A l’adolescence, Charlotte voit sa mère fréquenter un nouvel homme, qui ne tarde pas à s’installer avec son fils Xavier à la maison. Entre les deux ados, c’est un peu « je t’aime, moi non plus ». Et puis, ils apprennent à cohabiter, se chamaillent, se défient. D’ailleurs, les provocations, c’est un peu devenu leur quotidien. Jusqu’au jour où Charlotte s’apprête à relever l’ultime défi : celui de passer une année déguisée en garçon, dans un collège entièrement masculin, sans se faire prendre.

« Comme un garçon » est une bande dessinée-manga dans le sens où le format est celui d’une BD et le dessin s’apparente à celui du manga. Signé Jenny et Pop, le premier tome intitulé « Le défi » est savoureux. On y fait la connaissance de deux adolescents qui apprennent à s’entendre, et plus particulièrement de Charlotte, un personnage haut en couleurs. Cette jeune fille, qui menait jusque là une vie de princesse, va voir sa vie bouleversée. Adieu le shopping, les heures passées dans la salle de bain à se pomponner, les valises qui débordent « parce qu’on est une fille et qu’on prend toujours plein de choses au cas où ».  Charlotte va se faire passer pour un garçon durant les 365 prochains jours, et elle tient bien à gagner ce dernier pari. Mais entourée de mecs, la jeune fille a du mal à perdre ses habitudes.

« Comme un garçon » est une BD très légère et je pense qu’elle vise avant tout un public préado voir ado. Mais je dois dire que ça reste très divertissant à lire (même si pour certains ça peut paraître niais) et que j’ai plutôt hâte de connaître la suite de l’histoire !

Songe à la douceur

Songe à la douceur

Tatiana a 14 ans, Eugène, 17 ans. C’est l’été et les deux adolescents se rencontrent au détour d’une amitié commune. Il est sûr de lui et charmant. Elle est timide et romantique. Pour n’avoir aucun regret, Tatiana décide de lui écrire une lettre pour lui déclarer sa flamme, mais cela n’aura aucun impact. Et puis un drame les sépare. Dix ans plus tard, Tatiana et Eugène se retrouvent par hasard dans les transports en commun.

« Songe à la douceur » est un roman d’amour pas comme les autres.  C’est un roman qui contient plusieurs histoires d’amour. C’est un roman inspiré de deux personnages de Pouchkine et Tchaïkovski. Enfin c’est un roman d’amour écrit en vers. Oui, vous avez bien lu, en vers ! Alors, l’écriture pourrait rebuter à première vue, on se dit « Oh Oh, un livre écrit en vers, ça va être barbant, non ? » Eh bien, pas du tout ! Je tire vraiment mon chapeau à Clémentine Beauvais ! Écrire un roman déjà en soi n’est pas chose aisée mais le faire en vers en plus, il fallait oser (et y penser) ! J’ai vraiment adoré l’écriture qui donne toute son originalité à l’histoire, et qui la rend bien évidemment plus poétique que jamais.  Qui plus est, cela m’a vraiment donné envie de lire d’autres ouvrages de cette jeune auteure. Je vous recommande donc chaudement cette romance qui sort totalement du lot !