Perles de libraires

Perles de libraires

Les « Perles de libraires » est un livre qui recense, comme son titre l’indique, le pire et le meilleur entendu en librairie. Il a été rédigé par Jen Campbell, une libraire anglaise. Celle-ci a notamment œuvré à Londres, dans une boutique de livres anciens, « Ripping Yarns ». Après avoir eu droit à bon nombre de questions hilarantes, parfois stupéfiantes, Jen Campbell a commencé à rassembler sur un blog ses plus belles perles. Sur Twitter,  d’autres libraires et amoureux des livre se sont mis à lui envoyer des anecdotes. Après avoir été remarquée par l’écrivain Neil Gaiman, la libraire a été contactée par une maison d’édition anglaise qui lui a proposé de rassembler toutes ses histoires dans un livre. Voilà comment est né « Perles de libraires ».

A l’intérieur de l’ouvrage, les perles ont été recensées sous plusieurs chapitres :

  • « L’essence des choses »
  • « Parents et enfants »,
  • « Vous voulez quoi ? »
  • « A vos risques et périls »
  • « Clair comme de l’eau de roche »
  • « Des livres à brûler »
  • « Des livres pour adultes »
  • « Grâce au ciel »
  • « Epuisés »
  • « A la recherche du livre perdu ».

Les anecdotes de Jen Campbell ont parfois fait écho à mon métier de bibliothécaire. J’ai moi aussi eu droit déjà en l’espace de sept ans à des questions tantôt drôles, tantôt absurdes. Aussi, j’ai sélectionné pour vous quelques perles qui m’ont mis le sourire aux lèvres ou qui m’ont énormément étonnée.

Cliente : Est-ce que vous auriez un exemplaire de Jane Eyre ?

Libraire : Désolée, j’ai vendu celui que j’avais ce matin !

Cliente : Oh. Vous l’avez lu ?

Libraire : Oui, c’est un de mes livres préférés.

Cliente : Ah, parfait. (Elle s’assoit à côté de la libraire.)Est-ce que vous pourriez me raconter l’histoire ? J’ai un devoir à écrire dessus pour demain.

 

Cliente : Vous avez des histoires de Robin des Bois dans lesquelles il ne vole pas les riches ? Mon mari s’appelle Robin et j’aimerais lui offrir le livre pour son anniversaire, mais il est banquier donc…

Cliente : Quels livres pourrais-je acheter pour que mes invités regardent ma bibliothèque et se disent : « Waouh ! Ce type est drôlement intelligent ! »

Dans tous les cas, si vous avez envie de vous plonger un peu dans la vie d’un libraire, de rire, de lire un livre court, je vous conseille vivement de vous jeter sur ce petit ouvrage jaune, qui peut se lire d’une traite.

Sale gosse

Sale gosse

Louise est loin d’être la mère idéale pour son enfant, aussi, on lui retire la garde de son bébé. Dans un premier temps, Wilfried est placé dans une famille d’accueil. Si durant les premiers mois, Louise vient lui le voir, les visites s’espacent rapidement avant de ne plus avoir lieu du tout. Fan de football, Wilfried s’épanouit dans ce sport via un centre de formation. Mais son comportement finit par l’exclure de son club. L’adolescent est alors recueilli par le service de protection judiciaire. Avec d’autres « sales gosses », Wilfried apprend à devenir exemplaire et à imaginer ce que pourrait être son avenir.

« Sale gosse » est un roman de Mathieu Palain que j’ai lu dans le cadre de ma participation au jury de Sarreguemines pour « Le livre à Metz ». La manifestation, qui a lieu chaque année, récompense un auteur et son ouvrage à travers le Prix Marguerite Puhl-Demange.

« Sale gosse » est un roman que j’ai beaucoup apprécié pour de nombreux points : c’est un roman tout d’abord criant de vérité. Ici, le lecteur ne suit pas la jeunesse dorée mais des enfants qui ont été abîmés par la vie, qui n’ont plus de repères. Et même s’ils sont recueillis dans de bonnes familles, cela ne leur donne pas pour autant un avenir brillant. Nous sommes par ailleurs immergés au sein de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, un univers qui m’était totalement inconnu et que j’ai aimé découvrir. C’est parfois cru, violent, effrayant, mais ça se lit vite, et point positif : il y en a qui s’n sortent. Comme quoi le destin n’est pas forcément tout tracé…

Tu sais pas quoi ?!

Tu sais pas quoi ?!

Avant d’être un livre, « Tu sais pas quoi ?! » est un fil Twitter, suivi par 269 000 abonnés. A l’origine de compte, on retrouve Chris Pavone, auteur et animateur. Dans son ouvrage qui prend la forme d’une encyclopédie illustrée, il dévoile 500 anecdotes inédites couvrant tous les domaines possibles : histoire, animaux, sciences, énigmes, littérature et j’en passe…

Dans la lignée des fameux savoirs inutiles du magazine Néon, le lecteur apprendra donc plein de choses (utiles) ou pas pour étaler sa culture, mener une discussion avec des inconnus et balayer d’un revers de langue les trop longs silences.

Depuis sa publication, Chris Pavone a multiplié les ouvrages. On retrouve ainsi en librairie un tome 2 de « Tu sais pas quoi ?! », mais aussi « Star Wars 350 anecdotes » et « Le Chat-viez-vous ? » qui contient 253 infos cette fois-ci sur les chats.

Sans trop spoiler, je vous délivre ici cinq anecdotes qui vous mettront peut-être l’eau à la bouche…

  • Pour gagner du temps, les bernard-l’ermite, qui doivent changer régulièrement de coquille en grandissant, organisent de petites réunions où ils se rassemblent en file indienne, du plus grand au plus petit, et font passer chacun leur coquille au plus petit qui est derrière eux.
  • Le personnage sur les boîtes de Monopoly est inspiré de John Pierpont Morgan, un banquier américain très riche. C’est lui qui était propriétaire du Titanic lorsqu’il a coulé.
  • En septembre 1914, le soldat britannique Thomas Hughes jette à la mer une bouteille avec une lettre pour sa femme. Deux jours après, il est tué au combat. En mars 1999, un pêcheur trouve la bouteille et remet la lettre à la fille du soldat, émue, qui avait 2 ans à la mort de son père.
  • Le célèbre tableau « La nuit étoilée » de Vincent Van Gogh représenta la vue qu’il avait du ciel depuis sa chambre dans l’asile psychiatrique de Saint-Paul de Mausole, à Saint-Rémy-de-Provence, où il avait été admis. Il mourut deux mois après, le 29 juillet 1890.
  • Claude François est mort en mars 1978, la veille des élections législatives en France. Le lendemain, le journal Libération publie en Une : « Claude François : a volté ».

#Trahie

#Trahie

A 14 ans, Apolline n’imaginait pas un seul instant qu’Aurian la remarquerait dans les couloirs de l’école. Et pourtant, c’est bel et bien ce qui va arriver. Avec lui, l’adolescente tombe amoureuse pour la première fois, et si certaines voix s’élèvent pour lui dire de se méfier de ce lycéen qui court les filles, Apolline fait la sourde oreille. Jusqu’à cette soirée, où Aurian est allé trop loin. Il ne l’a pas forcée, il ne l’a pas violée mais il a brisé son intimité. Se sentant trahie et seule au monde, Apolline vit une véritable descente aux enfers.

« #Trahie » est le nouveau roman de Louison Nielman. Cet ouvrage appartient à la collection « Scrineo Engagé » de la maison d’édition Scrinéo, qui regroupe de nombreux sujets de société, comme le danger des écrans ou la laïcité. Avec « #Trahie », c’est le harcèlement qui est abordé. Harcèlement psychologique, harcèlement scolaire, cyberharcèlement, diverses formes émergent dans ce roman pour adolescents. Avec un ton juste et une histoire plus que plausible, Louison Nielman déculpabilise les victimes du harcèlement. Point non négligeable : le lecteur trouvera des numéros utiles à contacter si lui ou l’un de ses proches en est victime, en fin d’ouvrage.

Un mariage sous la neige

Un mariage sous la neige

Au fin fond de l’Alaska, Josie Avery termine son petit séjour avant de faire ses valises pour Seattle, où un job de rêves l’attend, aux côtés d’un chef cuisinier de renom. Palmer Saxon, lui, est désespéré. Amoureux de Josie, il fait tout pour que cette dernière ne quitte pas le village, mais rien n’y fait. Le jour J du départ, le destin semble être pourtant de son côté : Josie rate le réveil et par conséquent le dernier ferry qui reliait l’île au continent jusqu’à la prochaine saison.

« Un mariage sous la neige » écrit par Debbie Macomber est la dernière romance de Noël que j’ai lue cette année. Je remercie encore une fois les éditions Charleston pour cette découverte, même si j’avais déjà eu l’occasion de lire d’autres ouvrages plaisants de cette auteure. Le récit relate une histoire d’amour dans une contrée froide et lointaine : l’Alaska. On y découvre un tout petit village, où tous les habitants se connaissent et se rendent service. Des gens sincères, qui ont le cœur sur la main, aident le lecteur à planter le décor. La romance est quelque peu facile, dans la mesure où la trame est prévisible, mais peu importe, on se plait dans cet endroit loin de tout et envahi par la neige. A travers son roman, Debbie Macomber nous questionne sur les limites de l’amour : peut-on tout quitter pour l’être aimé ? Est-on prêt à faire des concessions, au point de se retrouver dans un village où l’on ne connait quasiment personne et qui est coupé du monde la moitié de l’année ? Une histoire bien douillette, à lire cet hiver pour rentrer parfaitement dedans !