Le festival BD de Contern

Festival BD de Contern

Festival BD de Contern

L’été dernier, je suis allée chez mes voisins les Luxembourgeois pour assister au 24e Festival de la Bande Dessinée de Contern. Il s’agit d’un assez grand festival, qui se déroule toujours mi-juillet et qui accueille près d’une soixantaine d’auteurs. Le centre du village est fermé à la population pour que les badauds puissent s’y promener tranquillement. Alors certes, il y a une entrée de 3€ à payer, mais en échange,  on vous donne quelques goodies et notamment un sac assez solide aux couleurs du festival pour faire votre shopping.

Festival BD de Contern

Les fanatiques de BD peuvent faire le plein. Il y a des dizaines et des dizaines de stands de BD d’occasion. On y trouve aussi bien les BD classiques que les dernières nouveautés à des prix cassés. Personnellement, j’en ai profité pour compléter ma série de Schtroumpfs, grande fan que je suis.

Le festival BD de Contern, c’est aussi l’occasion de voir des expositions, à l’instar en 2017 des Chiens dans la Bande Dessinée, et d’aller à la rencontre des auteurs. C’est ainsi que j’ai pu apercevoir Turf ou encore Mike Perkins, parrain de cette nouvelle édition.

Festival BD de Contern

Outre les stands de bandes dessinées, on peut y trouver énormément de produits dérivés. Tintin, Spirou, Star Wars, Astérix, Batman, les héros se déclinent en t-shirts, mugs, posters, casquettes, porte-clés et autres objets phares. Dur dur de résister à tous ces beaux objets de collection…

Les enfants ne sont pas en reste, puisqu’un tas d’animations leur sont proposées. Structures gonflables, concours de dessin, maquillage, défilé de clowns, impossible de s’ennuyer !

Festival BD de Contern

On peut aisément passer la journée sur place. Gaufres, grillades, hamburger d’autruche (la spécialité de Contern), pasta bar, boissons, de nombreux mets sont préparés en direct pour déjeuner à l’extérieur et faire une pause entre deux achats.

Je recommande chaudement ce festival à tous les amateurs de BD qui, je suis sûre, sauront y trouver leur bonheur !

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Click & Love

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Click & Love

Julie a 30 ans. Elle vit à Paris et fait des ménages pour gagner sa vie. Paul quant à lui, a 40 ans, il est chirurgien et squatte chez son meilleur pote à Londres, depuis la mort de sa femme. Si les deux personnes gravitent dans des univers diamétralement opposés, le destin, et plus particulièrement les nouvelles technologies vont les réunir. C’est en effet via l’application « Click & Love » que les deux personnages vont se rapprocher. De message en message, des sentiments vont naître et l’envie de se rencontrer deviendra plus forte que tout.

Merci à XO Editions pour m’avoir fait parvenir le dernier ouvrage de Cyril Massarotto, un auteur que j’apprécie énormément. Je me suis d’ailleurs rendu compte qu’il y a encore deux ouvrages que je n’ai pas lus. Que dire de « Click & Love » ? Vous pensez sans doute qu’il s’agit d’une énième romance qui démarre sur un site de rencontres. Ce n’est pas faux. Mais à la différence de bien d’autres romans, ce dernier est surprenant. En effet, si le début de cette histoire d’amour semble ordinaire (un homme veuf et une femme de ménage qui veulent croire au coup de foudre), les événements vont prendre une drôle de tournure. Pour tout vous dire, durant les ¾ de ma lecture, je ne savais pas comment le récit allait se terminer. J’avais du mal à émettre des hypothèses et quand bien même j’en avais, elles ne tenaient pas la route. Donc, chapeau à l’écrivain pour le suspense et l’originalité de « Click & Love » ! Qui plus est, le sujet est hautement d’actualité. Les sites de rencontres et les applications ont le vent en poupe et « Click & Love » pourraient bien donner des idées à certains créateurs ou convaincre des célibataires de tester les rencontres 2.0…

Une carte postale du bonheur

Une carte postale du bonheur

Juliette est mariée et maman d’un petit garçon de 5 ans. Mais l’amour n’est plus au beau fixe depuis bien longtemps. A l’aube de ses 30 ans, la jeune femme décide d’arrêter de faire semblant et demande le divorce. Peu de temps après la séparation, Juliette fait la connaissance de Thomas, un homme apparemment bon sous tout rapport, mais qui devient vite omniprésent. La jeune maman est couverte de petits cadeaux, d’attentions et de messages, qui la laissent parfois pantoise. Finalement, Juliette succombe au charme de Thomas. Mais en l’espace de quelques mois, elle devient une femme soumise, dépendante et solitaire, sous l’emprise d’un pervers narcissique.

« Une carte postale du bonheur » est le premier roman de Cristina De Amorim et vous savez quoi ? C’est une réussite. Au début de l’histoire, Juliette est une femme forte, indépendante, qui sait ce qu’elle veut et qui ne se laisse surtout pas marcher sur les pieds. Mais dès qu’elle rencontre Thomas, tout bascule. Elle perd le contact avec ses amis les plus proches, s’éloigne de sa famille, enchaîne les crises de larmes et se soumet à son conjoint. L’arrivée d’un second enfant ne va en rien arranger les choses et Juliette devra puiser au plus profond d’elle pour remonter la pente et se séparer de celui qui l’a complètement changée.

J’ai beaucoup aimé la couverture et malgré le fait que la taille des caractères soit assez petite pour un grand format, on tourne assez rapidement les pages, tant l’histoire est passionnante. A première vue, on ne comprend guère le comportement de Juliette : comment cette battante peut-elle ainsi se faire avoir et devenir complètement dépendante d’un tel homme ? Le pervers narcissique n’est pas n’importe quel homme. C’est quelqu’un qui a très peu d’empathie, qui se focalise sur lui-même, et dont le comportement peut avoir des conséquences psychologiques dévastatrices sur autrui, ce qui est le cas ici, et qui explique du coup le changement chez Juliette.

Pour imaginer « Une carte postale du bonheur », Cristina De Amorim s’est inspirée de sa propre histoire. Si vous souhaitez découvrir mon interview, rendez-vous sur le site Roster Con.

Un rayon de soleil entre nos vies

Un rayon de soleil entre nos vies

Entre Ariane et Camille, c’est un peu « Je t’aime, moi non plus ». Les deux sœurs qui ont à peine quelques années de différence possèdent des tempéraments diamétralement opposés. D’un côté il y a Ariane, qui a presque toujours été casée, et qui profite de chaque jour intensément. De l’autre, Camille, plus terre-à-terre, plus romantique mais, malheureusement, toujours célibataire. Voilà pour le contexte. Passons maintenant à l’histoire : Ariane apprend du jour au lendemain qu’elle est enceinte de 6 mois. Elle a fait ce que l’on appelle un déni de grossesse. Il lui reste 3 mois pour se préparer psychologiquement à devenir maman pour la première fois. Une nouvelle qu’elle n’accueille pas avec un grand enthousiasme, contrairement à Camille, qui a hâte d’être tata. Quelques semaines plus tard, Ariane accouche d’une petite prématurée, du nom d’Amarilla. Un prénom que Pablo, son amoureux, voulait absolument lui donner. Mais ce dernier est un peu en retard à l’accouchement, et pour cause, il a eu un grave accident de moto. Et comme si cela ne suffisait pas, Ariane apprend qu’Amarilla est une enfant trisomique.  Un nouveau quotidien bien loin de ses aventures de globe-trotteuse.

Malgré la gravité du sujet, « Un rayon de soleil entre nos vies » fut un véritable régal.  Je remercie d’ailleurs mon partenaire, les éditions Eyrolles, pour m’avoir proposé cette lecture.

Alors qu’Ariane ne rêve que d’aventure, là voilà qui se retrouve maman. Un rôle que Camille, sa sœur, aimerait tellement endosser, mais n’ayant pas encore trouvé chaussure à son pied, cela n’est pas possible. Nous allons suivre les différentes étapes qui attendent Ariane : l’annonce la grossesse, l’accouchement prématuré, l’accident de son compagnon, la découverte du handicap d’Amarilla. En bref, une succession de nouvelles qui ne sont pas au goût de la principale intéressée.

A travers son roman, Corinne Dossa aborde plusieurs choses : le fait de devenir mère, de devoir faire face à un enfant qui a un handicap, mais aussi les relations familiales dans leur ensemble. L’ouvrage cache aussi un sujet un peu plus tabou : les femmes qui ne souhaitent pas avoir d’enfant. Encore aujourd’hui, il est souvent mal vu qu’une femme clame haut et fort qu’elle n’a aucun désir de maternité. J’ai trouvé que le sujet était bien traité et l’histoire bien étalée sur le temps.  Je recommande fortement ce petit feel good book lumineux à tous ceux qui m’entourent !

Trois fois plus de bonheur…et de fatigue !

Trois fois plus de bonheur… et de fatigue !

Dans le premier volume de « Que du bonheur ! (ou presque), l’illustratrice s’était penchée sur le quotidien d’une maman débutante : test de grossesse, accouchement, premières nuits », toutes les mères pouvaient aisément se reconnaître dans l’ouvrage.

Dans ce second tome, Céline Charles est enceinte de son troisième enfant, ce qui n’était pas vraiment prévu. Avec deux aînés en bas âge, autant dire que les neuf mois d’attente et ceux qui suivent ne vont pas être de la tarte ! Avec humour et sincérité, l’auteur partage avec nous  les chroniques d’une famille nombreuse.  Point de repos en attendant bébé, il faut s’occuper des enfants, de leurs envies et de leurs pleurs. Et tant pis si l’on est malade ! Céline Charles nous apprend également qu’il est normal de culpabiliser, de s’énerver parfois pour un rien et d’avoir besoin de moments pour soi et pour son couple.  C’est ça le quotidien des parents…

Merci aux éditions Bamboo de m’avoir permise de lire les nouvelles aventures de Céline Charles. Avec « Trois fois plus de bonheur…et de fatigue », l’auteur démontre bien que la grossesse est loin d’être un fleuve tranquille lorsqu’on est déjà maman. On ne peut pas se reposer quand on le souhaite, ni sortir comme on veut, il faut à chaque fois prendre en compte le reste de la famille. La vie de couple sans enfant n’a plus rien à voir avec le train-train d’une famille nombreuse, et il faut bien finir par faire le deuil de ce temps devenu révolu. Que vous ayez déjà des enfants ou pas, ou que vous comptiez en avoir, cette bande dessinée ne pourra que vous amuser !