Mille baisers pour un garçon

coeurs en bocal

Mille baisers pour un garçon

Poopy et Rune sont tombés amoureux alors qu’ils n’étaient encore que des enfants. Et puis à l’adolescence, ce fut le drame : Rune a dû déménager en Norvège pour le travail de son père. Le retour n’était prévu que deux ans plus tard. Les deux protagonistes promettent alors de s’appeler, de s’écrire et de rester ensemble. Et puis un jour, Poopy ne donne plus signe de vie. Lorsqu’il revient aux Etats-Unis, Rune n’est plus le même et compte bien savoir pourquoi l’amour de sa vie a décidé brusquement de couper les ponts.

Quelle histoire mes enfants ! Tillie Cole m’a fait énormément pleurer ! Ce roman est d’une tristesse… D’une beauté certes, mais d’une tristesse. « Mille baisers pour un garçon » est une romance parfaite, qui vous fait vider votre paquet de kleenex. Le début de l’histoire est déjà très prenant. Poopy raconte en effet à Rune l’histoire d’amour entre son grand-père et sa grand-mère. Cette dernière a tenu tout au long de sa vie un bocal, celui des « 1000 baisers », qui contenait comme son nom l’indique 1000 petits cœurs découpés, sur lesquels la grand-mère inscrivait la date et le lieu d’un baiser important. Poopy a voulu perpétuer cette tradition en créant à son tour son bocal avec les bisous de Rune. Vous vous en doutez sûrement si vous me connaissez, cela m’a donné envie de faire de même ! Vient ensuite le déménagement de Rune en Norvège, la séparation, puis le retour de l’adolescent en Amérique. Et c’est là que ça se corse ! Car, si Poopy n’a pas donné de nouvelles en l’espace de deux ans, c’est qu’elle avait une bonne raison, une triste raison même. Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher l’histoire, mais sachez que c’est émouvant et romantique à souhait.
« Mille baisers pour un garçon » est à classer parmi les romans Young Adult qu’il faut avoir selon moi dans sa bibliothèque. Certains lui trouveront sans doute un côté mièvre, mais tant pis, pour moi, il vaut la peine d’être lu.

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225 incipit de romans célèbres

225 incipits de romans célèbres

Chez First Editions, il y a un petit livre qui a attiré toute mon attention dernièrement en librairie : un ouvrage jaune écrit par Hélène Drouard sur 225 incipit de romans célèbres. La première de couverture annonce d’ores et déjà la couleur avec une première phrase plus que célèbre : « Longtemps je me suis couché de bonne heure », dont l’auteur n’est autre que Marcel Proust.

Grâce à ce recueil, j’ai redécouvert le début de certains livres que j’avais déjà lus, mais également des ouvrages dont j’ignorais l’existence et des incipit qui m’ont donné envie d’approfondir quelques œuvres.

L’auteure, Hélène Drouard, qui a été enseignante durant de nombreuses années, a décidé de mélanger les genres et les siècles. C’est ainsi qu’on passe de Jules Verne à Marc Levy, de Maupassant à Emmanuel Carrère, ou encore de Boris Vian à Michel Houellebecq.

Ces 225 incipit, c’est un peu comme une gourmandise qui croque sous la dent. Certains nous laissent de marbre, d’autres nous donnent envie de plonger la main en entier dans le bocal de bonbons !

Chaussette

vieille dame

Chaussette

« Chaussette », c’est ainsi que Merlin, un petit garçon, surnomme sa voisine, car il n’arrive pas à prononcer le prénom Josette. Chaussette est une mamie inséparable de son chien Dagobert. Chaque jour, Merlin les observe de son jardin, puis du coin de la rue. Le trajet est le même chaque jour. Mais un matin, Merlin se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Chaussette est seule en ville et se comporte d’une manière bien étrange. Dans chaque magasin où elle se rend, elle vole quelque chose…

« Chaussette » est une jolie bande dessinée jeunesse aux couleurs pastel. Signée Loïc Clément et Anne Montel, elle raconte l’histoire d’une vieille dame qui perd son plus fidèle compagnon. Son voisin, Merlin, la suit dans son étape de deuil et va devenir son nouvel ami. La BD est toute mignonne, les dessins sont très détaillés et très agréables à regarder. Et puis le personnage de Chaussette est tout bonnement attachant. Il n’y a pas beaucoup de texte ; l’accent est davantage mis sur l’illustration. Je la conseille vivement aux plus jeunes (et aux plus grands qui voudront s’attendrir un peu !)

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En voiture, Simone !

En voiture, Simone !

Comédie familiale dont l’action se situe en Bretagne, « En voiture, Simone ! » raconte les péripéties de toute une petite famille. Il y a Jacques, le père égocentrique ; Martine, la mère qui fait sa crise de la quarantaine ; Mathieu, Nicolas et Alexandre, leurs fils ; Antoinette, la grand-mère et bien entendu les trois belles-filles : Stéphanie, la mère poule ; Laura, la végétarienne et Jeanne, la féministe, nouvellement arrivée dans la famille. C’est d’ailleurs cette dernière qui va un peu bousculer l’équilibre de la tribu, qui n’était d’ailleurs pas très stable soit dit en passant.

C’est la seconde comédie d’Aurélie Valognes que je lis, après « Mémé dans les orties », et c’est toujours aussi rafraîchissant ! Cette petite famille haute en couleurs m’a beaucoup fait penser au film « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ». Qui plus est, l’action se déroulait en Bretagne, à Cancale et dans les environs, ce qui donnait vraiment à ma lecture un côté estival. J’imagine très bien le roman d’Aurélie Valognes en film, avec ses disputes, ses blagues et sa tendresse. Je pense que si vous cherchez un livre court, léger et amusant, vous devez arrêter votre choix sur ce dernier !

Chronique du 115, une histoire du SAMU social

sans-abri

Chronique du 115, une histoire du SAMU social

Aude Massot a décidé de raconter une histoire mais pas n’importe laquelle : celle du Samu social. Sous forme de roman graphique, elle évoque une réalité qui reste encore taboue, voire gênante. Pour mener à bien son travail, la dessinatrice a pris contact avec le SAMU, afin de pouvoir discuter avec son créateur, Xavier Emmanuelli. C’est d’ailleurs leur conversation qui va servir de fil rouge à la bande dessinée.

De par « Chronique du 115, une histoire du SAMU social », on découvre toute une équipe, toute une organisation derrière ce numéro à trois chiffres. Et puis il y a toutes ces personnes, tous ces gens exclus du système. Dans la BD, on apprend d’ailleurs que le SAMU social distingue quatre grandes catégories que sont les sans-abris, les sans domicile fixe, les sans toit stables et les migrants. Vous allez me dire : quelle est la différence ? Eh bien, tout dépend de la situation de la personne. Il y en a qui sont toxicomanes, en situation d’extrême abandon, d’autres sont des marginaux ou des gens du voyage, et tout cela fait qu’elles sont classées dans diverses catégories.

Aude Massot a eu la chance de pouvoir partir en tournée et d’aller au plus près des personnes qui sont dans le besoin. Elle a pu constater que si certaines refusent de l’aide, d’autres sont éternellement reconnaissantes. La preuve, la ligne du 115 est tout bonnement saturée et les lits disponibles se comptent parfois sur les doigts de la main.

J’ai beaucoup apprécié le trait d’Aude Massot et toute la bande dessinée en général, car le récit m’en a appris un peu plus sur le fonctionnement du SAMU social et sur les personnes qui en ont besoin. C’est un service qui a le mérite et qui se doit d’exister !

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