Addict

portrait d'adolescente

Addict

Depuis le dernier « accident », Vee, 17 ans, est sous l’étroite surveillance de ses parents. Il n’y a que son rôle de maquilleuse dans la troupe de théâtre du lycée qui lui permet de s’aérer un peu l’esprit. Un soir, en se connectant sur Internet, l’adolescente découvre un drôle de réseau social baptisé « Addict ».  Derrière le nom se cache un jeu trash, dans lequel la réalisation de défis permet de gagner de superbes cadeaux. Vee accepte la première action qui lui est proposée et tombe alors dans un cercle vicieux, où l’adrénaline laisse peu à peu place au danger.

« Addict » de Jeanne Ryan a été mis sous le feu des projecteurs récemment grâce à l’adaptation cinématographique qui en a découlé. Cette adaptation, connue sous le nom de « Nerve » est sortie l’an dernier sur grand écran. On retrouve notamment au casting la sublissime Emma Roberts. Pour ma part, c’est après avoir regardé le film – que j’ai trouvé génial – que j’ai décidé de lire le roman de Jeanne Ryan.

Si « Addict » et « Nerve » ont une histoire et des personnages en commun, il y a des différences à noter. Le personnage de Vee par exemple, n’a pas du tout le même caractère dans l’ouvrage et au cinéma. Quant aux défis, je les ai trouvés beaucoup plus malsains dans le livre que dans le film. Après, tout reste affaire de point de vue.

« Addict » porte bien son nom. Les joueurs sont accros, au même titre que les voyeurs…et le lecteur ! Tout comme les personnages, on a hâte de connaître les prochains défis, et tout comme eux, on reçoit une bonne dose d’adrénaline. Addict est un jeu dangereux, pervers, qui reflète bien la société actuelle. Il suffit de se connecter à Facebook pour trouver quelques points communs.

Irena

Irena

1940 : L’Allemagne a envahi la Pologne. A Varsovie, les nazis ont délogé les juifs pour les parquer dans un ghetto. Ceux qui tentent de s’en échapper seront fusillés. Seuls les membres du département d’aide sociale sont autorisés à y rentrer. Parmi eux, il y a Irena, qui vient tous les jours apporter un peu de nourriture et de soutien aux plus démunis. Elle est un peu leur héroïne, car elle sait tenir tête aux gardiens. Et puis un jour sur son lit de mort, une jeune mère veut lui confier la vie de son fils. En compagnie de son acolyte, Irena se met en tête de sortir clandestinement des enfants du ghetto, quitte à y perdre la vie.

Le tome 1 intitulé « Le ghetto » issu de la série « Irena » est tiré d’une histoire vraie, et s’avère une véritable claque ! Irena Sendlerowa fait partie des héros de la seconde Guerre Mondiale et est décédée en 2008. Résistante et militante, elle a sauvé au total plus de 2500 enfants. Celle que l’on surnomme la « mère des enfants de l’Holocauste » a risqué sa peau et celle de ses collègues pour venir en aide à ces juifs désœuvrés. On oscille entre la bande dessinée jeunesse, à cause du trait notamment, et adulte, de par ce qui est raconté.

C’est au détour d’un article que Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël et David Evrard ont décidé de retracer sa vie en bande dessinée. Personnellement, je n’avais moi non plus jamais entendu de cette dame et l’histoire m’a donné envie de m’intéresser de plus près à ce personnage. Les critiques sur Internet concernant la BD sont pour la plupart élogieuses, et il va s’en dire que je lirai les tomes suivants avec un grand enthousiasme.

La Belle et la Bête – histoire éternelle

Disney

La Belle et la Bête

La jolie Belle est depuis quelque temps maintenant chez la Bête, en compagnie de Lumière, Big Ben, Mme Samovar et Zip. Un jour, la Bête décide de lui faire découvrir son immense bibliothèque remplie de milliers de livres. Afin de la divertir et de lui faire un cadeau, la Bête lui offre la salle. Jour après jour, Belle passe de plus en plus de temps dans la bibliothèque. Elle y découvre un ouvrage mystérieux, du nom de « Nevermore ». En le lisant, la jeune femme arrive à pénétrer dans un univers fascinant où les personnages prennent vie et l’incitent à y rester. Le livre enchanté lui permet de mener des conversations passionnantes et d’avoir tout ce qu’elle a toujours désiré. Mais ce monde est-il bien réel ?

Publié chez Disney, « La Belle et la Bête – histoire éternelle » surfe sur le succès du dessin animé adapté récemment au cinéma, avec Emma Watson. Écrite par Jennifer Donnelly, cette fiction dans la fiction raconte le quotidien de la Belle et la Bête. La majeure partie de l’histoire se déroule dans la bibliothèque, un endroit que les passionnés de lecture ont toujours rêvé un jour d’avoir chez eux, tellement le lieu est grandiose. Parmi les milliers de manuscrits possédés par la Bête, « Nevermore » retient l’attention de la villageoise. Un livre a priori sans grande prétention qui a pourtant des pouvoirs magiques et qui va révolutionner le quotidien de Belle. Mais derrière la perfection se cache un monde tout sauf idyllique.

J’ai beaucoup aimé cette histoire parce qu’elle nous permet de découvrir un nouveau pan du conte de Disney. En plus, rendez-vous compte, tout ou presque se passe dans la bibliothèque ! Le rêve ! Ce qui est plutôt pas mal aussi, c’est que les personnages secondaires tels que Zip ou Mme Samovar sont davantage mis en avant. Tout ça pour vous dire que si vous appréciez l’univers Disney, vous pouvez vous jeter sur ce livre les yeux fermés !

Je sais pas

petite fille qui ne dit rien

Je sais pas

A l’école maternelle des Pinsons, la journée qui s’annonce sort un peu de l’ordinaire. Les instituteurs profitent en effet d’une belle météo pour organiser une sortie avec les élèves. Sur place, les enfants doivent entre autres construire des cabanes. Mais le courant entre Emma, 5 ans, et la jeune institutrice Mylène ne passe pas.  Lorsque vient l’heure de rentrer, la petite fille est introuvable. Les éducateurs se mettent alors à sa recherche, pensant que cette dernière s’est perdue en forêt. Les forces de l’ordre sont également déployées. Et puis Emma réapparaît, comme si de rien n’était, incapable de raconter ce qu’il s’est passé. Le hic, c’est que Mylène manque désormais à l’appel.

Je ne lis pas souvent des thrillers mais quand cela arrive, je suis rarement déçue par mes choix ! « Je sais pas » c’est le dernier roman écrit par Barbara Abel. J’aime bien quand il y a beaucoup de suspense et quand on s’interroge sur le personnage principal. En l’occurrence ici, il y en a deux. D’une part, Emma, une adorable petite peste peu appréciée par les autres enfants, et Mylène, une instit mal dans sa peau, qui a parfois des difficultés à maîtriser ses émotions.

La 4e de couverture du roman « Je sais pas » en dévoile en fait très peu sur le récit. Le lecteur sait juste qu’une fillette disparaît dans les bois, or ce n’est que le tout début de l’aventure. L’éducatrice va être en effet une victime collatérale de ladite disparation et les heures seront comptées. Je ne vous spoile pas davantage, cela risquerait de gâcher un peu votre lecture. Sachez juste, comme le souligne le résumé, que derrière un visage d’ange peut parfois se cacher un démon…

Ecumes

bateau femme

Ecumes

« Écumes », c’est l’histoire de deux femmes qui s’aiment. Leur souhait ? Avoir un enfant. Les jours passent, puis les mois, et le bébé se fait désirer. Puis la nouvelle finit par tomber : la vie s’est nichée au creux du ventre. Le ventre s’arrondit, la joie est partout. La femme consigne chaque jour dans un carnet l’histoire qui se crée. Et puis c’est le drame, le sang, les nuits d’hôpital. Le rêve s’écroule et la mécanique du deuil se met en marche.

Je connaissais déjà Carole Maurel grâce à sa BD « L’apocalypse selon Magda » que j’avais beaucoup aimée. Je découvre ici sa binômette, Ingrid Chabbert, et avec elle, un récit bien émouvant. L’histoire est douloureuse, prend aux tripes. L’enfant qui était tant voulu s’évapore du jour au lendemain et le couple est mis à mal. L’amour se mêle à la tristesse et à la douleur. Heureusement, l’écriture aide un petit peu à guérir et à prendre un nouveau départ.

« Écumes » est une bande dessinée intime, tout en sobriété, qui nous dévoile une histoire touchante face à laquelle on ne peut rester de marbre.