Quand la nuit devient jour

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Quand la nuit devient jour

Camille a 29 ans. Elle est franco-belge. Elle va mourir dans 3 mois, le 6 avril 2016 très exactement. Par euthanasie volontaire assistée. C’est elle qui a choisi la date. Camille n’a pas de cancer, de tumeur, de maladie neuro-dégénérative. Elle n’est pas en fin de vie. Elle est dépressive. Cela dure depuis des années, depuis l’adolescence. Elle s’est toujours sentie mal dans sa peau. Elle souffre quotidiennement. Sensation de brûlure, de nœuds dans l’estomac, vomissements, migraines. Ce mal intérieur la ronge petit à petit. Elle a des parents aimants, elle a fait de nombreuses thérapies, sans succès. Aussi, elle a décidé d’en finir et d’être enfin libre.

Quelle claque ce roman ! On m’avait prévenue mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi prenant ! « Quand la nuit devient jour » m’a été offert par les éditions J’ai Lu. Le livre est écrit par Sophie Jomain et ce fut une très très belle découverte (même si le roman, lui, est très très triste).

Le premier préjugé qu’on peut avoir dès les premières pages est le suivant : « Quoi ? Se faire euthanasier alors qu’on n’est pas condamné mais seulement dépressif ?! Mais ça se soigne ! » Et encore, c’est le préjugé « light » car tout dépend si le lecteur est pour ou contre l’euthanasie en général… Bref, je passe. Camille est un personnage auquel on s’attache aisément. On se prend d’affection tout d’abord pour cette adolescente mal dans sa peau, trop maigre d’abord, qui décide de se réfugier dans la nourriture et qui, au final, joue au yoyo avec son poids. On imagine sa peine à se regarder dans le miroir. On comprend les interrogations de l’entourage mais aussi et surtout la détresse de Camille. Oui, son mal est invisible mais ce n’est pas parce qu’il ne se voit pas, qu’il n’existe pas. Au fond d’elle, Camille souffre H24. Elle a tout essayé et rien n’y fait, le mal persiste, d’où le recours à l’euthanasie. Mais comment faire comprendre à ses parents, dont Camille est la seule enfant, cette décision ?

« Quand la nuit devient jour » est un roman bouleversant, qui peut vous faire changer d’avis sur l’histoire de Camille entre le début et la fin de votre lecture. Voici là un roman d’exception. Il pourra en déranger certains, en choquer d’autres, mais une chose est sûre : il vous fera réfléchir. Parole de lectrice aguerrie !

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Sous l’entonnoir

Sous l’entonnoir

Derrière le titre « Sous l’entonnoir », se cache une bande dessinée autobiographique, signée Natacha Sicaud et Sibylline. C’est cette dernière qui a décidé de remonter le temps pour raconter son séjour à l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne. Dans le récit, Aline a 7 ans lorsque sa maman décide de mettre fin à ses jours à l’aide d’une carabine. Lorsqu’elle devient adolescente, Aline veut elle aussi en finir une bonne fois pour toutes avec le chagrin qui la ronge. C’est ainsi qu’elle se réveille dans l’établissement parisien, et découvre un nouveau rapport au temps, un autre système de soin que celui auquel on a le droit habituellement. Et puis elle y rencontre des gens, toutes sortes de gens.

Véritable roman graphique, « Sous l’entonnoir » nous permet de découvrir l’intérieur d’un hôpital psychiatrique, du point de vue d’une patiente, qui vient de faire une tentative de suicide. Lorsque l’on n’est pas abruti de cachets, le temps s’écoule différemment et il faut apprendre à s’occuper, entre jeux de société et télévision. Car, l’envie de sortir est plus forte que tout. Aline doit également côtoyer des personnes atteintes de pathologies assez lourdes, ce qui donne en tout et pour tout un univers peu propice à la guérison, tellement il est déprimant. Déprimant mais très intéressant à découvrir.

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Settembrini

café restaurant

Settembrini

café restaurant

Settembrini

Settembrini est un café-restaurant que j’ai découvert par le plus grand des hasards à Rome, en feuilletant le Guide Michelin. L’endroit est chaleureux et tenez-vous bien… il est aussi rempli de livres ! Des livres en italien, certes, mais des livres quand même et ce, du sol au plafond ! Settembrini se décline en deux adresses distinctes dans la capitale italienne. Pour ma part, je vous invite à découvrir le restaurant qui fait l’angle entre la rue Giuseppe Avezanna et la Via Ciro Menotti.

café restaurant

Settembrini

La cuisine est faite maison. Elle est originale, voire surprenante, et les assiettes sont très bien décorées. Pour vous donner quelques exemples de plats que vous pouvez manger sur place ou emporter : des salades, des huîtres, du risotto, de la truite fumée ou encore du saumon. Le chef vous réserve aussi parfois quelques surprises. Aussi le dessert que vous pouvez apercevoir en photo ci-dessous a été commandé à notre table, sans que nous sachions ce que nous allions recevoir !

dessert

Settembrini

L’intérieur est plutôt convivial, propice aux rencontres, puisqu’on y trouve de grandes tables pour se mélanger les uns aux autres.  Qui plus est, les prix ne sont pas excessifs et les amoureux des livres en prendront plein les mirettes !

En somme, une adresse qui sort de l’ordinaire et qui change un peu des restaurants traditionnels, tant du point de vue du décor que de l’assiette.

30 ans (10 ans de thérapie)

chez le psy

30 ans (10 ans de thérapie)

Nora Hamzawi passe le cap de la trentaine en compagnie de son psy  et de nous, lecteurs. A mi-chemin entre le journal intime et le one-woman show, la jeune femme nous évoque des situations vécues, avec humour et autodérision. Le tutoiement dans les magasins bio, les soirées retrouvailles du lycée, la solitude, les musiques de notre adolescence ou encore les ex, les scènes de la vie quotidienne sont décrites dans les moindres détails.

J’avais découvert Nora Hamzawi à l’époque, dans l’émission de Laurent Ruquier en fin d’après-midi, « On n’demande qu’à en rire ». La chroniqueuse avait fait quelques prestations avant de laisser tomber l’aventure. Elle officie actuellement sur France Inter et on la retrouve également dans l’émission Quotidien de Yann Barthès. Franche, sincère, parfois gonflée, mais toujours drôle, Nora Hamzawi dit parfois tout haut ce qu’on pense tout bas. Si certains chapitres ne nous concernent pas ou peu, d’autres nous rappellent à nos propres souvenirs et on ne peut que s’esclaffer ! « 30 ans (10 ans de thérapie)» est en somme un bon livre pour les trentenaires qui ont envie d’un moment de détente.

 

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire

paire de jambes

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire

Après 8 années d’amour et d’eau fraîche, Ivana se fait larguer par Baptiste. A 30 ans, la voilà désormais sur le marché des célibataires. Malgré son manque de confiance en elle, la jeune femme prend les choses en main et s’inscrit sur le site de rencontres « Be my boy ». Si dessus on y promet le prince charmant, Ivana tombe sur beaucoup de crapauds. Heureusement que les amis sont là pour égayer sa vie !

Merci aux éditions Diva Romance pour m’avoir permis de lire « (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire » de Stéphanie Pèlerin.  J’ai eu affaire à un chouette roman chick lit qui révèle le côté sombre des sites de rencontres et comment les femmes en quête d’amour sur le Web sont perçues par la gent masculine. Si on ne le savait pas encore, l’histoire nous rappelle qu’il ne faut pas se fier à une photo de profil, ni aux mensurations, que derrière le beau gosse sur l’image peut se cacher un véritable abruti et qu’enfin, la définition du grand amour n’est malheureusement pas la même pour tous. Certains y verraient même le synonyme de « coup d’un soir », c’est pour dire…

Quoi qu’il en soit, « (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire » est une comédie légère qui se lit rapidement, et qui nous permet de rire du quotidien. Et si ce récit vous plaît autant qu’à moi, vous serez heureux d’entendre qu’il s’agit là d’un tome 1. Affaire à suivre donc…