Le livre que je ne voulais pas écrire

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Le livre que je ne voulais pas écrire

Erwan Larher adore le rock, et surtout les Eagles of Death Metal. L’écrivain a appris que le groupe passerait prochainement au Bataclan, alors forcément, il s’est offert sa place. Mais le 13 novembre 2015, ce concert qui devait s’avérer un pur plaisir s’est transformé en cauchemar, lorsque des terroristes ont pénétré dans la salle. Cette nuit-là, les attentats font 130 morts et 413 blessés. Erwan fait partie des vivants. Il s’est pris une balle dans les fesses et s’en est miraculeusement sorti. Au fil des mois, ses proches l’ont poussé à témoigner, à écrire un ouvrage pour raconter ce qu’il a vu, ce qu’il a vécu. Alors, l’auteur s’est attelé à la tâche et cela a donné « Le livre que je ne voulais pas écrire ».

Merci aux éditions J’ai Lu de m’avoir proposé à la lecture « Le livre que je ne voulais pas écrire » d’Erwan Larher et de me l’avoir fait dédicacer par l’auteur. Ce fut une lecture assez particulière. Lorsque l’on démarre le livre, on se rend compte véritablement que l’auteur n’a pas envie de l’écrire, qu’il est soumis à la pression de son entourage. Il raconte ce qu’il a vécu, mais aussi la façon dont ses proches ont passé la soirée. Le fait de ne pas avoir de nouvelles d’Erwan, de ne pas savoir s’il est en vie car il n’a pas son téléphone portable, la manière dont ses amis et sa famille ont appris que des attentats se déroulaient à Paris, sans compter le tourbillon de sentiments par lequel chacun passe au cours de la soirée. C’est un peu comme un roman choral. Le récit est aussi un peu décousu. J’ai d’abord trouvé ça dérangeant dans ma lecture et puis je me suis dit que c’était normal qu’il le soit, qu’il était normal au vu des événements racontés par l’auteur.

Je sais bien que ça ne se fait pas de comparer ce genre de livres car chacun a son histoire, chacun a vécu la tragédie à sa manière. Cependant, si vous avez envie de lire un témoignage sur les attentats de novembre 2015, je vous conseillerai davantage « Nos 14 novembre » d’Aurélie Silvestre et « Vous n’aurez pas ma haine » d’Antoine Leiris, qui m’ont beaucoup plus bouleversée.

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