Un été en enfer

prisonnier dans un camp de concentration derrière les barbelés

Un été en enfer

Juillet 1942 : Nous sommes en pleine Seconde Guerre mondiale. La France est partiellement occupée par l’Allemagne. Bien qu’un système de tickets de rationnement ait été mis en place, la nourriture se fait rare. Raymond, un jeune garçon, est envoyé par sa famille en vacances chez sa tante pour quelques jours. C’est dans la ferme Idoux que Raymond va passer un peu de temps. Cette dernière se trouve sur le lieu-dit du Struthof, en Alsace. Sur place, l’ado va pourtant vite déchanter. Le village si paisible dans ses souvenirs, s’est transformé en une zone militaire interdite aux civils. Pis, un camp de concentration y a été construit…

C’est en fouinant un peu dans le fonds lorrain de ma Médiathèque, que je suis tombée sur la bande dessinée de Roger Seiter et Vincent Wagner, intitulée « Un été en enfer – Camp de Natzweiler-Struthof 1942 ». Ayant visité ce camp il y a un peu plus de dix ans maintenant, il tombait sous le sens que je lise cette BD.

L’histoire n’est absolument pas fictive, elle relève du vécu. Le jeune Raymond a en effet passé quelques jours dans sa famille, laquelle tenait une ferme au Struthof. A l’époque, la famille en question n’a plus le droit d’aller au-delà de son terrain. Quant aux habitants du lieu-dit, ils sont dans l’obligation de rester chez eux et de fermer les volets à chaque fois qu’un convoi de prisonniers passe. Bien qu’une zone militaire ait été délimitée, peu de gens savent ce qui se passe réellement au Struthof. Pourtant, l’horreur est là. Servant à la base de camp de travail pour exploiter le grès, le Struthof est devenu finalement un camp de concentration comme un autre, où des détenus innocents crevaient de faim et de froid. Le camp était par ailleurs doté d’un four crématoire et d’une chambre à gaz. Comme l’indique la bande dessinée « Un été en enfer », seuls quelques prisonniers ont réussi à s’en échapper, chose que j’ignorais complètement.

Côté critique, je dirai seulement que le récit était trop court à mon goût. J’aurai bien aimé que les auteurs approfondissent davantage ce témoignage, mais si ça se trouve, cela n’était tout simplement pas possible. Enfin, ceux qui s’intéressent à ce pan de la guerre apprécieront le carnet explicatif sur le camp à la fin de la BD.

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2 réflexions sur “Un été en enfer

  1. le struthof n’est pas très loin de chez moi(éxilée mosellanne) et à chaque je ressent la même tristesse;on dirait que même les oiseaux ne chantent plus.

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